Des investissements pour la faune, l’eau et le climat

Le budget provincial prévoit des investissements de plus de 50 millions de dollars dans les parcs nationaux de la province, comme celui de l'île Bonaventure, au large de Percé.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir Le budget provincial prévoit des investissements de plus de 50 millions de dollars dans les parcs nationaux de la province, comme celui de l'île Bonaventure, au large de Percé.

Les mesures environnementales inscrites dans le budget présenté ce mardi se déclinent en une série d’investissements qui touchent aux enjeux climatiques, mais aussi à la faune et à la qualité de l’eau. Survol des principaux éléments.


Encourager la « mobilité durable ». En matière de transports, le Québec est toujours très loin de son objectif de voir un total de 100 000 véhicules électriques rouler sur les routes de la province d’ici 2020. Ce nombre dépasse actuellement à peine les 12 000 véhicules. Le gouvernement injecte 85 millions supplémentaires sur cinq ans pour « encourager la mobilité durable », dont 68,8 millions dans le programme « Roulez vert », qui soutient l’achat de véhicules électriques.

Promotion des comportements « écoresponsables ». Le plan économique du gouvernement Couillard prévoit une enveloppe de 70 millions de dollars sur cinq ans afin d’« encourager la population à adopter des comportements écoresponsables ». La majeure partie de ce montant, soit 65,5 millions, sera accordée sous la forme d’un crédit d’impôt remboursable pour les particuliers qui voudront mettre aux normes leurs installations sanitaires qui ne sont pas raccordées à un réseau d’égouts.


Protection de l’eau potable. Le document budgétaire réaffirme l’intention du gouvernement de présenter cette année sa « nouvelle Stratégie québécoise de l’eau », une politique qui doit permettre de « renforcer la gestion de l’eau et la protection des sources d’eau potable ». Le budget prévoit donc des investissements de 37 millions sur cinq ans, dans le but de mieux protéger les sources d’eau du Québec, qui possède 3 % de l’ensemble des réserves de la planète. Ces fonds iront aux municipalités.

Financement de la recherche. Le budget a bien été accueilli par le milieu de la recherche. En effet, Québec bonifie de 180 millions sur cinq ans l’enveloppe des Fonds de recherche du Québec. Cela représente une hausse de 20 % par rapport au budget actuel de 174,5 millions de dollars par an. Dans son plan budgétaire, le conseil du Trésor précise que ces sommes doivent soutenir la relève scientifique, la recherche fondamentale, mais aussi celle avec un « potentiel de commercialisation ». Le gouvernement souhaite aussi consacrer une partie de ces fonds à des activités destinées aux jeunes pour « éveiller leur intérêt pour les sciences et les technologies ». Le développement durable, la lutte contre les changements climatiques et les changements démographiques, mais aussi la recherche en science sociale figurent également à la liste des priorités du gouvernement en matière de recherche.

Contrer l’érosion des côtes. Dans un contexte de réchauffement climatique, Québec reconnaît par ailleurs le problème grandissant que constitue l’érosion des côtes, une situation qui frappe les 3250 kilomètres de côtes de la Côte-Nord, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Le budget débloque donc 45 millions de dollars supplémentaires, sur cinq ans, pour « l’évaluation et de la mise en oeuvre de mesures d’adaptation et d’atténuation, dont la construction d’ouvrages de protection ». Des études pilotées l’an dernier par le consortium Ouranos concluaient que l’érosion pourrait entraîner au Québec des pertes de plus d’un milliard de dollars au cours des prochaines décennies.

Développement d’infrastructures pour les parcs. Le gouvernement accorde un financement de 100 millions sur cinq ans à la Société des établissements de plein air du Québec, qui gère notamment les parcs nationaux et les réserves fauniques de la province. De ce montant, 51,1 millions sont prévus pour l’entretien des infrastructures. La majorité des fonds restants serviront pour bonifier « l’offre d’activités touristiques ».

2 commentaires
  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 29 mars 2017 07 h 47

    Faune, eau et climat 50 millions, pufff!

    50,000,000 M, comparativement aux milliards de Bombardier c'est une peanut.
    Le meilleur investissement serait de ne pas investir dans l'oléoduc.

  • Jean-Christophe Leblond - Abonné 29 mars 2017 08 h 30

    Les 50 millions ne sont pas pour l'environnement.

    Bonifier «l'offre d'activités touristiques» semble être à l'antithèse d'une démarche de protection de l'environnement. Pourquoi ce budget est-il présenté comme étant un investissement pour la protection de l'environnement, plutôt que le tourisme ou l'économie, par exemple?