Le monde plongé dans le noir pendant une heure

Au Sri Lanka, une femme allume une lampe à huile pour marquer l'événement « Une heure pour la planète ». 
Photo: Lakruwan Wanniarachchi Agence France-Presse Au Sri Lanka, une femme allume une lampe à huile pour marquer l'événement « Une heure pour la planète ». 
Paris — La tour Eiffel, le Vatican, Big Ben ou encore l’Acropole ont éteint leurs lumières samedi à l’occasion de l’opération « Une heure pour la planète », aussi nommée «Earth Hour», une vaste mobilisation aux quatre coins du monde contre le réchauffement climatique.

Villes et monuments du monde entier ont éteint leurs lumières à 20 h 30 heure locale dans le cadre de cette opération lancée en 2007. 

Parmi eux, les pyramides égyptiennes, le Kremlin, la Mosquée bleue à Istanbul, la basilique Saint-Pierre, l’Alhambra de Grenade et bien d'autres... 

Tout un chacun est en outre invité à éteindre la lumière pendant un heure et à allumer une bougie pour rappeler la nécessité d’agir contre le réchauffement climatique. 

Mouvement mondial 
À Paris, la Tour Eiffel s’est éteinte pendant 5 minutes à 19 h 30 GMT, en présence de champions sportifs ambassadeurs de la candidature de la capitale française aux JO de 2024, dont la navigatrice Isabelle Autissier. 

« La Tour Eiffel s’est rallumée mais l’action pour la planète continue », a indiqué WWF, l’ONG organisatrice de l’événement.

En Allemagne, quelque 300 villes ont participé à l’événement. À Berlin, c’est la célèbre Porte de Brandebourg, au cœur de la capitale, qui a éteint ses lumières, ainsi que l’Hôtel de ville.

Big Ben et le Parlement britannique ont ensuite suivi le mouvement à Londres.  

La cause du climat a avancé, concède le WWF, mais l’urgence est toujours plus grande, tandis que les records de chaleur continuent de tomber.

« Nous avons lancé Earth Hour en 2007 pour montrer aux dirigeants que les citoyens se préoccupaient du changement climatique. Ce moment symbolique est aujourd’hui un mouvement mondial, rappelant combien le poids des citoyens compte, » souligne Siddarth Das, directeur d’Earth Hour.

C’est à Sydney qu’a eu lieu le premier « Earth Hour », devenu aujourd’hui un phénomène mondial.

L’événement, qui fait le tour de la planète en 24 heures, a été lancé samedi en Australie, avec l’Opéra de Sydney plongé dans le noir ainsi que le pont enjambant le port de la ville. 

Ce fut ensuite le tour des grandes métropoles asiatiques, de Singapour à Tokyo en passant par Hong Kong, avec des gratte-ciel plongés dans le noir, puis les pays du Golfe.

Toutes sortes d’initiatives étaient prévues : concert aux chandelles à Lisbonne, course « durable » de 5 km à Singapour, plantation d’arbres en Tanzanie... En Birmanie, ce sont 10 000 lampes à huile qui ont été allumées à la pagode de Shwedagon, le plus important lieu sacré du pays.

Réchauffement climatique 
Le réchauffement mondial connaît un rythme inédit, sous l’impact des gaz à effet de serre, largement générés par la combustion d’énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole).

2016 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée sur la planète, marquant le troisième record annuel consécutif de chaleur. Un fait sans précédent depuis que les relevés de température ont commencé en 1880.