Le pipeline Keystone XL sera approuvé vendredi

TransCanada devrait obtenir le permis qu’elle cherche à obtenir depuis plusieurs années et qui lui avait été refusé par l’ancien président Barack Obama.
Photo: Andrew Caballero-Reynolds Archives Agence France-Presse TransCanada devrait obtenir le permis qu’elle cherche à obtenir depuis plusieurs années et qui lui avait été refusé par l’ancien président Barack Obama.

Le département d’État américain, dirigé par l’ancien patron de la pétrolière ExxonMobil, doit approuver ce vendredi la construction du pipeline Keystone XL. Le projet, appuyé par le gouvernement de Justin Trudeau, permettra d’exporter près de 300 millions de barils de pétrole des sables bitumineux chaque année.

Selon les informations diffusées jeudi par des responsables américains, le département d’État recommandera au président Donald Trump d’autoriser la construction de ce projet majeur de TransCanada.

La pétrolière devrait donc obtenir le permis qu’elle cherche à obtenir depuis plusieurs années et qui lui avait été refusé par l’ancien président Barack Obama. Un refus qui avait d’ailleurs poussé la multinationale des énergies fossiles à poursuivre Washington, poursuite qui a été suspendue récemment.

Une fois construit, le pipeline Keystone XL permettra de transporter quotidiennement 830 000 barils de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’aux raffineries du Texas, soit 292 millions de barils par année.

Un nouveau tronçon de pipeline de près de 2000 km de long devra pour cela être construit entre l’Alberta et le Nebraska, où il sera raccordé à une autre conduite transportant le pétrole vers les raffineries du golfe du Mexique.

Appui de Trudeau

Le premier ministre Justin Trudeau a déjà souligné qu’il approuvait la construction de ce pipeline, dont il a discuté à deux reprises avec le président Trump. « J’ai toujours défendu l’importance de continuer à développer nos ressources de carburants fossiles tout en sachant que notre pays, notre planète, se doit de faire une transition au-delà de cette dépendance [aux énergies fossiles] », a d’ailleurs fait valoir M. Trudeau, en janvier dernier.

Son gouvernement a déjà approuvé deux autres projets majeurs de pipelines depuis son élection en 2015. Il a ainsi donné le feu vert au projet Trans Mountain, de Kinder Morgan, vers la côte ouest. Il a aussi autorisé le remplacement de la Ligne 3, un pipeline d’Enbridge qui permet d’exporter du pétrole des sables bitumineux vers les États-Unis.

La capacité combinée des pipelines Keystone XL, Trans Mountain et de la nouvelle Ligne 3 permettra d’exporter quotidiennement 2,48 millions de barils de pétrole des sables bitumineux. L’approbation de ces projets est donc une bonne nouvelle pour l’industrie pétrolière, qui souhaite accroître sa production au cours des prochaines années.