Pipeline 9B: la CMM exige des réponses de l’ONE

«Le Devoir» révélait lundi que la pétrolière Enbridge avait mené des travaux sur son pipeline à 63 reprises depuis décembre 2015, soit depuis qu’il sert à acheminer du brut vers Montréal.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir «Le Devoir» révélait lundi que la pétrolière Enbridge avait mené des travaux sur son pipeline à 63 reprises depuis décembre 2015, soit depuis qu’il sert à acheminer du brut vers Montréal.

La multiplication de travaux de réparations sur le pipeline 9B d’Enbridge a incité la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) à écrire à l’Office national de l’énergie afin d’avoir l’heure juste sur l’état de cette canalisation, qui transporte chaque jour plus de 270 000 barils de brut en sol québécois.

Le Devoir révélait lundi que la pétrolière Enbridge avait mené des travaux sur son pipeline à 63 reprises depuis décembre 2015, soit depuis qu’il sert à acheminer du brut vers Montréal. Un total de 22 réparations ont été effectuées sur la seule portion québécoise. Une situation qui démontre que l’entreprise connaît des problèmes de dégradation de son pipeline, a d’ailleurs conclu un expert de ce type d’infrastructures.

Dans la foulée des informations dévoilées lundi, la CMM a fait parvenir une lettre à l’Office national de l’énergie (ONE) afin d’obtenir un « état de situation », a confirmé un porte-parole de l’organisation, François Desrochers.

« On demande la liste des interventions en cours et prévues au cours des prochains mois en fonction des problèmes qui ont été détectés lors des inspections internes », a-t-il précisé.

Lorsque Le Devoir lui a demandé si d’autres travaux étaient prévus au cours des prochains mois, Enbridge a répondu la semaine dernière que des « travaux d’entretien préventif » sont prévus « pendant la durée du cycle de vie opérationnel du pipeline ».

Au cabinet du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, on a indiqué qu’il appartient à l’ONE de faire respecter les conditions d’exploitation sécuritaire du pipeline 9B. Québec a toutefois dit effectuer un suivi par l’entremise de l’Unité de vigilance permanente sur les hydrocarbures.

3 commentaires
  • Jean Santerre - Abonné 22 novembre 2016 08 h 39

    Transparence?

    Il est remarquable qu'une entreprise qui cultive le secret sur ses activités, demande la population de lui faire confiance sans qu'elle ne puisse vérifier si cette confiance est pertinente.
    Ceci pour des opérations de routine.
    Qu'est-ce que cela sera pour des opérations spéciales?
    Il ne faut pas donner aveuglément sa confiance sans retour et jamais à quelqu’un qui refuse la réciprocité.
    Qu’est-ce que cette entreprise à tant à cacher, sinon que ce qui pourrait lui nuire par la nature d’un risque qu’elle nous fasse tous porter.
    C’est pratiquement une évidence.

    • Marc Lacroix - Abonné 22 novembre 2016 11 h 06

      Remarque judicieuse, M. Santerre !

  • Denis Paquette - Abonné 22 novembre 2016 15 h 20

    quels malotrus

    et le pire ce sont des compagnies qui croient avoir raison, enfin c'est la salade qu'ils essaient de nous vendre, va-t-il falloir un jour les trainer dans le prétoire pour abus de confiance ou permettre aux indiens de les lyncher, faut il absolument vouloir etre riche pour se comporter ainsi, enfin, espérons que la vie va se charger de ces malotrus