Des écologistes bloquent une valve du pipeline Trans-Nord à Oka

<p>Les militantes exigent la fermeture <em>« immédiate » </em>du pipeline, jugeant qu’il pose des risques pour la protection de l’eau potable dans la région de Montréal.</p>
Photo: Marie-Josée Béliveau

Les militantes exigent la fermeture « immédiate » du pipeline, jugeant qu’il pose des risques pour la protection de l’eau potable dans la région de Montréal.

Des militantes écologistes se sont enchaînées vendredi matin à une valve du pipeline Trans-Nord, sur le territoire du parc national d’Oka. Elles exigent la fermeture « immédiate » de ce pipeline, jugeant qu’il pose des risques pour la protection de l’eau potable dans la région de Montréal.

« Nous exigeons des actions de la part de nos gouvernements et de l’entreprise pour fermer cet oléoduc qui traverse plusieurs plans d’eau cruciaux, dont la rivière des Outaouais, et dont l’état met en danger la sécurité de plus de trois millions de personnes dans la grande région de Montréal », a fait valoir Jeanne Beauchamp, co-porte-parole du « groupe de citoyennes », dans un communiqué diffusé vendredi matin.

Le pipeline Trans-Nord, construit en 1952, transporte quotidiennement jusqu’à 27,5 millions de litres de produits pétroliers raffinés de l’Ontario vers Montréal. Mais il a connu plusieurs incidents au cours des dernières années. En fait, il est responsable de six des 13 incidents liés aux pipelines au Québec répertoriés par l’Office national de l’énergie (ONE) depuis 2008.

En septembre dernier, deux commissaires de l’ONE ont d’ailleurs déposé un rapport dissident dans le cadre de la demande de renouvellement du permis pour l’exploitation du pipeline Trans-Nord. Selon eux, l’exploitation devrait cesser, puisque « les contrôles opérationnels actuels » de l’entreprise Pipeline Trans-Nord « ne respectent pas » la réglementation et les normes.

Ce n’est pas la première fois que des militants s’enchaînent à une valve d’un pipeline au Québec. Au début du mois de décembre 2015, trois personnes avaient posé un geste similaire, mais cette fois sur le pipeline 9B d’Enbridge, à Sainte-Justine-de-Newton.

5 commentaires
  • Pierre Schneider - Abonné 18 novembre 2016 08 h 31

    Combat pour la vie

    Si deux des commissaires de l'Office de l'Énergie ont jugé qu'il y avait danger, qu'attend le gouvernement québécois et son impuissant ministre de l'Environnement pour faire cesser cette activité dangereuse pour les citoyens ?

    Des actes de désobéissance civile sont appelés à se multiplier - je l'espère bien- pour que l'on reprenne le contrôle de notre territoire dans des conditions écologiques saines. Jeunes et aînés puissent-ils en faire un combat intergénérationnel.

    Pour un Québec indépendant du gaz et du pétrole de schiste.

  • Hélène Bruderlein - Abonnée 18 novembre 2016 09 h 19

    Hélène Bruderlein

    Bravo les filles! Vos gestes sont importants, ils reflètent l'opinion de la majorité des citoyens.

  • Jean-Laurent Auger - Abonné 18 novembre 2016 11 h 04

    Ce n'est qu'un début

    Bravo! J'appuie votre geste de bravoure inspiré d'une cause juste; le droit à un environnement sain pour les générations montantes.

  • Maxime Parisotto - Inscrit 18 novembre 2016 11 h 08

    Non, mais non, c'est n'importe quoi!

    Faut bloquer une ligne de train de banlieue!
    Ils comprennent rien!

  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 18 novembre 2016 14 h 32

    Toujours et encore

    l'.impuissance congénitale de Couillard et Heurtel de regler quoique ce soit et de défendre la santé des citoyens québécois.Plus incapable que ca tu meurs ou tu fait mourir ton monde.
    Chaque jour de nouvelles horreurs nous apporte la preuve de leur incapacité,ignorance et jemenfoutisme.Ou allons-nous?
    Bravo les filles.Il faut mettre des femmes avec du guts en charge.