La commissaire à l’environnement relève des lacunes dans la gestion des pêches

Pêches et Océans dispose de plans de gestion intégrée des pêches pour 110 des 154 principaux stocks de poissons du Canada, mais plusieurs sont désuets ou comportent des objectifs vagues, note le commissaire.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir Pêches et Océans dispose de plans de gestion intégrée des pêches pour 110 des 154 principaux stocks de poissons du Canada, mais plusieurs sont désuets ou comportent des objectifs vagues, note le commissaire.

Le gouvernement fédéral n’a pas élaboré de plans de rétablissement pour certaines espèces de poissons aujourd’hui menacées, en raison de décennies de surpêche. C’est ce que conclut la commissaire à l’environnement dans son rapport de l’automne déposé mardi à Ottawa.

Le rapport, qui fait le point sur la gestion des pêches au pays, constate que « pour 12 des 15 principaux stocks de poissons dans la zone critique qui nécessitent des plans de rétablissement », Pêches et Océans Canada « ne disposait pas de tels plans ni de calendrier pour les établir ».

« Cette constatation est importante parce que le Ministère a besoin de plans de gestion intégrée des pêches pour tous les principaux stocks de poissons – et de plans de rétablissement pour ceux qui sont dans la zone critique (stocks qui subissent déjà un préjudice) – afin de gérer les pêches de manière durable », souligne d’ailleurs la commissaire Julie Gelfand dans son rapport.

Le document fait état des cas de la morue, du hareng, du maquereau, du thon rouge, du capelan et de certains stocks de flétan du Groënland et de homard.

Information déficiente

Par ailleurs, la commissaire dit avoir constaté que « Pêches et Océans Canada ne disposait pas de certaines données essentielles pour assurer une gestion durable des stocks de poissons du pays ». Par exemple, le ministère fédéral n’a pas effectué tous les relevés scientifiques prévus. « Les difficultés éprouvées par le Ministère pour obtenir des données étaient exacerbées par l’utilisation de systèmes d’information vieillissants et incompatibles qui entravaient le partage de données entre les différentes régions », peut-on lire dans le rapport.

Pêches et Océans dispose de plans de gestion intégrée des pêches pour 110 des 154 principaux stocks de poissons du Canada. Mais, souligne la commissaire Gelfand, « ces plans manquaient ou étaient désuets pour les 44 autres principaux stocks. De plus, certains plans établis comportaient des objectifs vagues pour déterminer dans quelle mesure la gestion des stocks par le Ministère était efficace ».

La commissaire recommande que Pêches et Océans, dont le budget a été réduit sous les conservateurs, définisse « des priorités, des cibles et des échéances pour la mise en place de plans de gestion intégrée des pêches, et ce, pour tous les principaux stocks de poissons ».

1 commentaire
  • Paul Marcoux - Abonné 5 octobre 2016 10 h 52

    Héritage empoisonné.

    Encore un legs toxique du gouvernement de Stephen H.

    Misère! Il va longtemps nous compliquer l'existence celui-là...

    Justin T. n'a même pas à innover sans mesure et à avoir une vision avant-gardiste pour briller, il n'a qu'à réparer les nombreux pots cassés par l'autre avant lui.