TransCanada a commencé ses relevés sismiques dans le Saint-Laurent

La raffinerie Valero, à Lévis, doit être un client du pipeline Énergie Est. On ne sait toutefois pas combien de pétrole serait destiné à cette usine chaque jour.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir La raffinerie Valero, à Lévis, doit être un client du pipeline Énergie Est. On ne sait toutefois pas combien de pétrole serait destiné à cette usine chaque jour.

TransCanada vient d’entamer ses relevés sismiques dans le fleuve Saint-Laurent, dans le but de préciser comment se fera la plus longue traversée de cours d’eau de tout le projet Énergie Est.

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18 commentaires
  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné 21 septembre 2016 05 h 41

    De la double nécessité d'avoir des observateurs indépendants et un BAPE éclairant

    J'espère qu'il y aura beaucoup d'observateurs sur les lieux de façon à ce que nous sachions rapidement et réellement ce qui s'y passe. Je ne comprends pas que le ministère ait autorisé l'utilisation d'explosifs dans une réserve naturelle ou aux abords. Surtout, le BAPE n'a plus besoin d'accélérer la cadence: il doit laisser le temps à la compagnie de bien faire ses travaux et de lui en transmettre les résultats. Il doit également laisser suffisamment de temps aux intervenants pour leur permettre de bien consulter le rapport de la compagnie et éventuellement de le critiquer. Un BAPE sans résultats précis bien faits = une campagne publicitaire de la compagnie. L'ONÉ n'est pas le seul organisme gouvernemental à éprouver de graves problèmes de crédibilité.

  • Robert Lauzon - Abonné 21 septembre 2016 06 h 22

    NON

    Trudeau... allôôô, le pipeline c'est NON!

    Le pipeline menace déjà environnement et Trans-Canada projète même de lui faire traverser la faille de Logan qui est située sous le fleuve et rend cette zone très vulnérable aux secousses sismiques.

    D'après des recherches scientifiques le Québec serait, après la Californie, la zone la plus vulnérable en Amérique du Nord.

    http://www.uqam.ca/entrevues/2007/e2007-170.htm

    • Robert Lauzon - Abonné 21 septembre 2016 12 h 19

      La faille de Logan est trop dangereuse pour qu'on relie Québec à Lévis par un tunnel mais Trans-Canada passerait dessus avec un pipeline à très fort débit (plus de 1,000,000 barils par JOUR)!

      Qui nous prend pour des valises?

    • Raymond Chalifoux - Abonné 22 septembre 2016 07 h 58

      Non, pas pour des valises, pour des Québécois!

  • Robert Morin - Abonné 21 septembre 2016 06 h 33

    Et pendant ce temps...

    ...à l'autre bout du pays, les opposants, et plus particulièrement les Autochtones, ont réussi à forcer Enbridge à abandonner la bataille juridique pour faire passer son oléoduc Northern Gateway en Colombie-Britannique.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 21 septembre 2016 08 h 39

      A ce bout-ci du plus meilleur pays les opposants au pipeline se doivent
      d'inviter les chefs des Premieres Nations a réitérer leur refus de ce serpent venimeux qui siffle sur nos tetes et sous nos pieds.

  • Robert Beaulieu - Abonné 21 septembre 2016 06 h 53

    Le pipeline ne passera pas.

    Historiquement, les industries d'hydrocarbures ont eu recours à la corruption, les complots, l'intimidation, le mensonge et la violence pour se développer, s'enrichir et s'assurer que nos sociétés leurs soient dépendantes.
    Alors que la santé générale du fleuve peine à se maintenir et que plusieurs espèces d'animaux aquatiques sont en déclin, l'annonce d'utilisation d'explosifs au fond du St-Laurent est une triste nouvelle et une honte pour le gouvernement censé protéger ce bien commun avant tout.
    Le ministre de l'environnement est incapable de répondre correctement à une simple question sur la cohérence du processesus d'évaluation des menaces et du potentiel de destruction appréhendé de notre milieu de vie.
    On a l'impression qu'il attend ses instructions venant d'une source obscure.
    Ultimement les citoyens ont le dernier mot pourvu qu'ils soient bien informés des enjeux et demeurent solidaires.

    • Jean-Pierre Martel - Abonné 22 septembre 2016 09 h 37

      Parc de Forillon et aéroport de Mirabel : est-ce que cela vous dit quelque chose ?

      Quand le fédéral et le gouvernement du Québec sont complices, rien ne les arrêtent.

      Toute action de désobéissance civile contre la construction d'Énergie-Est répond à la définition d'un acte terroriste dans la loi à ce sujet votée par Harper. Et la loi 106 du Québec donnera aux pétrolières un droit d'expropriation.

      Bref, M. Beaulieu, votre chien est mort.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 22 septembre 2016 12 h 31

      Lorsque vous parlez de corruption, de mensonges , de complots et d'intimidation...de la part des industries d'hydrocarbures, ne pourrait-on pas ramener sur le tapis l'article du Devoir, fort troublant, du 16 septembre dernier, rapportant:" Du pétrole d'un déversement survenu en 1999 découvert en Montérégie" (St-Césaire) article signé Alexandre Shields.

      Donc récemment: "Mares" de pétrole découvertes "par hasard"..."eaux huileuses" et "sols contaminés" . Tout ça dû à un bris/déversement du Pipe-Lines Montreal-Portland (sic)... remontant à 1999...??? mal colmaté ??? négligence de la part de PLMP?? négligence de la part du "chien de garde" qu'est le ministère de l'environnement???
      ou pire, un bris qui coule encore???

      C'est ce qui nous attend avec Énergie-Est ???mais en plus gros!

      Le Citoyen s'insurge...le Citoyen commente...Mais où diable sont nos élus ...avares de réponses? dans le "bunker" de l'ANQ à discuter du sexe des anges?

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 21 septembre 2016 08 h 40

    La table est mise par le fédéral et le ministre Arcand

    Le transport interprovincial de marchandise est de juridiction exclusive du fédéral. Or le Canada anglais veut absolument que le pipeline Énergie-Est traverse le Québec, ce à quoi l’immense majorité des Québécois s’opposent.

    Le Canada étant une démocratie, c’est le choix de la majorité qui prévaudra.

    Déjà le ministre Arcand se propose, par le projet de loi 106, d’accorder un droit d’expropriation aux pétrolières, permettant à TransCanada de faire main basse sur toutes les terres dont il a besoin à prix dérisoire.

    Si le Québec était indépendant, toute cette controverse n’existerait pas puisque le Canada exporterait son pétrole de la Baie d’Hudson.

    La seule manière d’empêcher la traversée du Québec de ce pipeline serait l’indépendance donc du Québec. En théorie.

    Toutefois, une fois la loi 106 adoptée, même l’indépendance du Québec n’y changera rien puisque TransCanada pourra poursuivre l’État québécois (devenu indépendant) en vertu de l’ALENA s’il abroge la loi 106 puisque cette abrogation réduira la profitabilité de la pétrolière.

    • Claude Bariteau - Abonné 22 septembre 2016 18 h 30

      D'où la nécessité d'empêcher l'adoption du projet de loi 106 par l'opposition, qui a l'appui de 57,5 % des électeurs et des électrices qui ont voté lors de la dernière élection provinciale.

      En gros, que les promoteurs de ce projet soient mis hors de nuire aux intérêts du peuple québécois. C'est élémentaire, mais fondamental puisqu'il s'agit d'être exproprié au Québec après avoir été forcé à vivre dans le Canada en 1867, aussi en 1982, alors que le fleuve Saint-Laurent est devenu un fleuve canadien pour le bénéfice des résidants à l'ouest du Québec.