La tempête Hermine prend des forces et pourrait redevenir un ouragan

Dimanche matin, ses vents étaient de 100 km/h. Hermine se trouvait à 250 kilomètres au sud-est de Ocean City, au Maryland.
Photo: L. Todd Spencer/The Virginian-Pilot Associated Press Dimanche matin, ses vents étaient de 100 km/h. Hermine se trouvait à 250 kilomètres au sud-est de Ocean City, au Maryland.
La tempête tropicale Hermine a repris des forces, dimanche, et menace toujours la côte est américaine.

Hermine est déjà responsable de la mort de deux personnes en plus d’avoir endommagé plusieurs résidences et causé des pannes de courant de la Floride à la Virginie.

La tempête a balayé le golfe du Mexique et la Floride, vendredi, en tant qu’ouragan de catégorie 1, avant de s’affaiblir en tempête tropicale lorsqu’elle a touché terre en Géorgie.

Dimanche matin, les vents soutenus atteignaient les 100 kilomètres à l’heure alors que la tempête se déplaçait vers le nord-est à une vitesse de 19 kilomètres à l’heure. Hermine se trouvait alors à environ 360 kilomètres au sud-est d’Ocean City, au Maryland.

Les météorologues s’attendaient à ce que la tempête redevienne un ouragan, dimanche, mais elle devrait retomber au stade de tempête tropicale d’ici mardi.

Les gouverneurs des côtes américaines ont tous annoncé des mesures d’urgence en prévision du passage d’Hermine. Des avertissements de tempête tropicale étaient en vigueur jusqu’au Connecticut.

Le moment de la tempête n’aurait pas pu être plus mal choisi pour l’industrie touristique de la côte est, qui engrange des revenus importants lors de la fête du Travail.

Puisque les niveaux de la mer ont grimpé d’environ 30 centimètres en raison des changements climatiques, la tempête pourrait s’avérer beaucoup plus dommageable que par le passé, selon les experts.

Michael Mann, de l’université d’État de la Pennsylvanie, a souligné que ce phénomène avait contribué à causer des dégâts importants dans la ville de New York lors de l’imposante tempête Sandy.

«Nous expérimentons déjà de plus en plus d’inondations en raison des changements climatiques à chaque tempête. Et c’est seulement le début», a indiqué Michael Oppenheimer, professeur à l’Université Princeton.