Énergie Est: les audiences de l’ONE prévues mardi sont annulées

Des manifestants opposés au projet de TransCanada ont tenté de bloquer le début des consultations publiques, lundi matin.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Des manifestants opposés au projet de TransCanada ont tenté de bloquer le début des consultations publiques, lundi matin.

L’Office national de l’énergie a annoncé lundi en début de soirée que les audiences sur le controversé pipeline Énergie Est prévues mardi à Montréal sont annulées, en raison des « perturbations » survenues lundi matin et qui ont forcé l’annulation de la première journée d’audiences.

« L’Office national de l’énergie reporte la séance du comité d’audience pour le projet Énergie Est prévue pour demain à Montréal. Cette décision a été prise à la lumière de perturbations dans la salle d’audience ce matin, dont la violence menaçait la sécurité de toutes les personnes présentes à la séance », a fait valoir l’Office national de l’énergie (ONE) dans un bref communiqué.

« Ces séances visent à donner une première occasion aux intervenants, dans un cadre moins formel, de poser des questions au sujet du projet Énergie Est et de faire part de ce qui leur importe le plus. L’Office continue de chercher à atteindre pleinement ces objectifs », peut-on également lire dans le communiqué.

Quant à la suite des audiences, qui devaient également se poursuivre vendredi de cette semaine, on ne précise pas ce qu’il pourrait en advenir. « L’Office fournira de l’information supplémentaire demain quant à la façon qu’il entendra les intervenants de Montréal. Sa priorité absolue est d’assurer la sécurité de toutes les personnes sur place », mentionne simplement l’organisme fédéral.

Coderre se retire
Il faut dire qu’avant même qu’elles ne débutent, l’ONE avait dû suspendre les audiences sur le projet Énergie Est qui devaient se tenir lundi à Montréal, quelques minutes après que le maire Denis Coderre a annoncé qu’il se retirait temporairement du processus.

La journée avait débuté par une manifestation opposant des travailleurs de l’industrie des pipelines et des détracteurs du projet de TransCanada, parmi lesquels on retrouvait des groupes environnementaux, mais aussi des représentants du Parti québécois et de Québec solidaire.

Des manifestants opposés au projet de la pétrolière ont ensuite pénétré dans la salle du Centre Mont-Royal prévue pour accueillir les audiences de l’ONE et se sont placés à l’avant de celle-ci en dénonçant le processus d’évaluation de l’ONE, qu’ils jugent biaisé.

Après plusieurs minutes, le maire Denis Coderre, qui devait présenter la position de la Ville de Montréal, a décidé de quitter la salle. Il a alors annoncé qu’il annulait sa participation aux audiences pour la journée. La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et l’Union des municipalités du Québec ont décidé de faire la même chose.

Montréal s'oppose
Le maire Coderre a également souligné qu’il évaluerait la possibilité de participer aux audiences ce mardi. « Je ne suis pas un partisan de la chaise vide », a-t-il dit, mais « le processus est entaché » à l’ONE. Est-ce que vous demandez la démission des deux commissaires qui ont rencontré Jean Charest, alors qu’il était consultant pour TransCanada ? « On devrait prendre un break et réaliser que ce n’est pas possible », a répondu M. Coderre.

Denis Coderre a par ailleurs rappelé l’opposition de la Ville et de la CMM au projet de pipeline Énergie Est. « Nous avons plusieurs questions sans réponse, donc nous nous opposons toujours à ce projet », a-t-il fait valoir au cours d’un point de presse. La vaste majorité des groupes et des citoyens consultés par la Ville et la Communauté métropolitaine de Montréal « se sont opposés au projet », a-t-il ajouté. « Il n’y a pas d’acceptabilité sociale. »

Le maire a également insisté sur les « risques » pour les sources d’eau potable de la région, mais aussi sur les « faibles » retombées en matière d’emplois, une fois que le pipeline sera en exploitation, dès 2021. « Selon les chiffres de l’entreprise, c’est 33 emplois permanents au Québec », a-t-il fait valoir, citant les chiffres officiels de TransCanada. Selon lui, il serait possible de créer davantage d’emplois en investissant « dans les énergies propres ».

Arrestations
Les services policiers ont en outre arrêté au moins trois manifestants qui étaient présents dans la salle des audiences, tandis que l’ONE décidait finalement d’annuler les audiences pour toute la journée.

Pour les groupes environnementaux, c’est tout le processus de l’ONE sur Énergie Est devrait être stoppé. « L’évaluation du projet Énergie Est est une mascarade, a laissé tomber Patrick Bonin, de Greenpeace Canada. Le processus doit être suspendu et les commissaires qui sont au centre de la controverse doivent être exclus du dossier le temps qu’une enquête soit menée pour faire la lumière sur ces rencontres. La population n’a plus confiance en l’ONÉ et le gouvernement Trudeau doit maintenant agir, lui qui s’est fait élire en promettant de moderniser l’ONÉ et de la rendre crédible. »

Quelque 300 municipalités, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, l’Union des producteurs agricoles, mais aussi la CSN et la FTQ s’opposent au projet Énergie Est. « Nous nous opposons à l’idée que le territoire québécois devienne une voie de passage pour le pétrole albertain. Il est plus que temps que les gouvernements et TransCanada entendent ce que la population québécoise leur dit : nous ne voulons pas de ce projet », a d’ailleurs fait valoir le trésorier de la CSN, Pierre Patry.
 
Impartialité
Les audiences de l’Office national de l’énergie devaient en théorie se tenir lundi, mardi et vendredi à Montréal. Quelque 25 intervenants avaient reçu le feu vert de l’ONE pour venir y prendre la parole, dont des groupes écologistes comme Équiterre, mais aussi la Fédération des chambres de commerce du Québec et des représentants autochtones.

Certains ont cependant formulé des doutes sur l’impartialité du processus de l’Office au cours des dernières semaines. Deux des trois commissaires qui mènent cette audience ont déjà rencontré Jean Charest pour discuter du projet, alors que ce dernier était consultant pour TransCanada dans le dossier Énergie Est. L’ONE n’avait jamais fait mention de ces rencontres avant que le National Observer révèle cette histoire au début du mois d’août.

TransCanada espère commencer la construction de son pipeline d’ici environ deux ans, afin qu’il soit en exploitation en 2020 ou 2021, et ce, pour au moins 40 ans. Il transportera chaque année plus de 400 millions de barils de pétrole.

Le pipeline Énergie Est franchira, au Québec, plus de 860 cours d’eau, dont plusieurs rivières qui servent de source d’eau potable. Il traversera aussi plusieurs terrains privés, puisque plus de 2000 propriétaires terriens sont concernés par le tracé de la pétrolière.

Il s’agit du plus important projet de pipeline en Amérique du Nord. Selon les données actuellement disponibles, quelque 80 % du pétrole des sables bitumineux et du Dakota du Nord qui circulera chaque jour dans le pipeline sera directement exporté, notamment vers les États-Unis et l’Europe.





Consultez notre page sur le projet d'Énergie Est​

42 commentaires
  • Maryse Veilleux - Abonnée 29 août 2016 09 h 19

    Bravo à la CSN!

    Merci à la CSN pour sa prise de position et de sa présence à la manifestation ce matin. Non au pipeline!

    • Francois Cossette - Inscrit 29 août 2016 13 h 35

      On ne peut pas en dire autant de la ftq construction, centrale qui est pret a se vendre et a vendre la province, son eau et sa sallubrité, pour une poignée de job.

      C'est la qu'on voit que pour du cash (Cotisation syndicale) les syndicats sont capables d'aller aussi bas sinon encore plus bas, que certains patrons.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 30 août 2016 13 h 48

      ...on lit dans le texte de A. Shields "..Quelques 300 municipalités, etc. etc....mais aussi la CSN et la FTQ s'opposent au projet."

      Il faut donc comprendre que la FTQ et la FTQ-Construction sont deux entités différentes...et... diffèrent sur le sujet.

      Yves Ouellet,DG de la FTQ-Construcion a ainsi annoncé... sa position!
      voir article A. Shields dans Le Devoir du 12 août 2016.

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 29 août 2016 09 h 25

    C'est à la nation de se prononcer.

    Énergie-Est constitue un enjeu aussi important que le fut la construction du chemin de fer à la fin du XIXe siècle au profit de l’oligarchie britannique et contre laquelle se levèrent les Métis de l’Ouest.

    Ce projet directement connecté aux puissants intérêts de la ploutocratie de Bay Street et provenant d’une industrie délétère à plus d’un égard est vital pour les pétrolières des sables bitumineux. Parcourant le Québec habité le long du Saint-Laurent de Rigaud jusqu’à Saint-Augustin-de-Desmaures, puis coupant le fleuve pour se poursuivre dans les Appalaches pour ensuite foncer vers le Nouveau-Brunswick, ce pipeline de grande capacité traversera plus de 860 cours d’eau, dont certains parmi les plus importants affluents du fleuve Saint-Laurent. Ne créant qu’une poignée d’emplois, le pétrole qui coulera dans ce tuyau en plus d’être l’un des plus nocifs pour l’environnement est strictement destiné à l’exportation.

    Ce projet constitue, par ses expropriations, une atteinte à notre intégrité territoriale, sur le plan identitaire, il s’attaque au cœur même de notre nation menaçant la vallée du Saint-Laurent.

    Ironie supplémentaire, pour le rejet du projet Northern Gateway vers l’Ouest, le refus des nations autochtones de Colombie britannique lors de référendum a servi de motif à l’abandon de ce projet. Qu’en serait-il pour la principale nation minoritaire au sein de la fédération canadienne, la nation québécoise? Sa voix n’aurait donc aucune importance ? Il serait donc éminemment souhaitable que notre nation puisse se prononcer par voie référendaire sur ce projet ?

  • Gilles Théberge - Abonné 29 août 2016 09 h 36

    Le pipeline on ne veut pas me semble que c'est clair!

    Je trouve regrettable que certains syndicats appuient le projet. Cela montre une vision à court terme que seule une absence de réflexion permet.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 août 2016 13 h 38

      Précision que votre PQ n'est pas contre le pipeline Énergie Est alors que Pierre Karl Péladeau salivait devant les 3 milliards de redevances qu'il voulait exiger sous les applaudissements générales de ses partisans.

      Référence à 37 minutes :

      " Pierre Karl Péladeau à l'Université de Montréal" :

      https://www.youtube.com/watch?v=8YmmVrNp-uc

    • Raymond Labelle - Abonné 29 août 2016 16 h 02

      Rappelons également que le gouvernement Marois avait entrouvert la porte au pipeline:

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/364742/ma

      Et qu'à la dernière campagne électorale fédérale, PKP avait refusé se se prononcer contre le projet, en pleine conférence de presse conjointe avec M. Duceppe:

      http://www.ledevoir.com/politique/canada/447611/ne

      Et qu'il y a aussi des gens ailleurs qu'au Québec qui sont contre ce pipeline. Entre autres, c'est la position officielle du PVC et de Greenpeace Canada.

    • Maryse Veilleux - Abonnée 29 août 2016 17 h 23

      Vous avez raison, mais si ce projet se concrétise, ce ne sera pas à cause des syndicats. Et ils (les syndicats) ne sont qu'une infime minorité à l'appuyer.

    • Gilbert Turp - Abonné 30 août 2016 08 h 14

      Et si au lieu de dépenser son énergie à se rappeller les errements de gens qui ne sont même plus là, on s'unissait pour contrer ce projet absolument catastrophique ?

      Il y a urgence ici.

    • Aline Tremblay - Inscrite 30 août 2016 11 h 37

      À monsieur Montmarquette,

      Il faudrait garder vos références à jour et il ne fallait pas aller très loin. Après le texte de monsieur Shields, vous lirez «Prise de position des acteurs clés». La Presse canadienne. BRAVO au Devoir pour cette façon de faire qui facilite la réflexion.

      Parti québécois : CONTRE
      «La position du PQ est claire, on est contre Énergie Est. La position du PQ est claire, elle est définitive. Il coulerait du Quick aux fraises et on serait contre le projet Énergie Est.» - Sylvain Gaudreault, chef par intérim du Parti québécois. L

      Monsieur, je profite de l’occasion pour vous demander de cesser d’utiliser Le Devoir, peu importe le sujet pour exprimer ad nauseam votre haine du PQ. Votre partisanerie névrotique pour QS nuit à QS en plus de nuire à la nécessaire solidarité non partisane dont nous avons besoin pour contrer ce monstre Énergie Est qui pourrait bien exiger que le Québec devienne un pays.

    • Raymond Labelle - Abonné 30 août 2016 11 h 43

      "(...) errements de gens qui ne sont même plus là (...)"

      Les gens du gouvernement Marois ne sont plus là? Les gens qui applaudissaient PKP se sont volatilisés? Disparus? Pouff?

      Oui, tous les appuis sincères sont bons, y compris celui du Parti vert du Canada, de Greenpeace Canada, du courant à l'intérieur du NPD qui fait actuellement circuler un manifeste explicitement contre ce projet et du courant à l'intérieur du PLC qui est contre, comme celui de M. Coderre par exemple. M. Coderre a au moins le mérite de n'avoir jamais été pour ou ambigu.

      Et de certains qui étaient ambigus, comme le PQ - aussi. Mais on peut se méfier. Le gouvernement Marois, avec la ministre Ouellet, n'a pas augmenté la charge globale de redevances minières, proportionnellement la plus basse au Canada, dans un domaine de juridiction exclusivement provincial (on ne peut donc blâmer le méchant fédéral).

      Et le Bloc avait, dans la défense des intérêts du Québec, fait la promotion de l'exploitation de l'amiante au Québec. Le Bloc, par opportunisme, suit tout ce que le gouvernement du Québec fait, quelqu'il soit et peu importe ce qu'il fait - pour dire qu'il "défend les intérêts du Québec". Donc, si le gouvernement du Québec appuie le projet, que fera le Bloc?

      C'est vrai, il y a urgence - il faut avaler quelques couleuvres.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 30 août 2016 18 h 03

      Je suis d'accord avec Mme Aline Tremblay sur tout et surtout le conseil qu'elle donne a M.Montmarquette de cesser d'utiliser Le Devoir pour sa haine du PQ et nuire a la solidarité non-partisane contre l'ONE et le pipeline qui pourrait exiger que le Québec devienne un pays et aussi pour tant d'autres raisons.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 août 2016 19 h 20

      " Votre partisanerie névrotique pour QS nuit à QS" - Aline Tremblay

      Oui, je nuis tellement à QS que le PQ a perdu 320,000 votes en 2014 (son pire score depuis 1970!) et que QS en a gagné 60,000 de plus.

      Et du côté du PQ, il n'a jamais eu besoin de personne pour lui nuire et afficher ses positions pro-pétrole. Il est parfaitement capable de faire ça tout seul. Notamment avec le contrat accordé à Pétrolia pour développer le gaz de schiste à Anticosti et Martine Ouellet qui a aussi affiché son net penchant.

      Et c'est justement ça le problème avec le Parti québécois.. Il n'a aucune cohérence et aucune crédibilité. Que des paroles et de la démagogie pour séduire un électorat encore beaucoup trop crédule et qu'il faut éveiller en remettant constamment les pendules à l'heure.

      Référence :

      " Québec ne tournera pas le dos au pétrole" - Le Devoir

      Oui au pétrole

      Mais la ministre Ouellet est formelle : il n’est pas question de répondre au souhait des organisations qui demandent que Québec tourne le dos à l’exploitation pétrolière. « Nous avons une position claire sur le pétrole. On pense qu’avec 14 milliards de dollars d’importations [chaque année], il y a un avantage économique certain.

      Le gouvernement est aussi ouvert à l’inversion du pipeline 9B d’Enbridge, qui permettra de faire couler du pétrole de l’Alberta jusqu’à Montréal. « Notre positionnement sur le pipeline n’est pas finalisé, a souligné Mme Ouellet. Il y aura des consultations, mais on a déjà indiqué que sur le pipeline, il y a un avantage économique certain pour les deux raffineries du Québec. »

      http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

      "

    • Raymond Labelle - Abonné 31 août 2016 00 h 00

      Soyons quand même bon prince: JFL, dans la campagne au terme de laquelle les membres du PQ ont élu PKP à leur tête, s'était franchement prononcé contre Énergie Est.

      JFL s'y était opposé clairement et formellement: http://jflisee.org/le-quebec-et-le-petrole-pour-un

      - même si le gouvernement dont il était ministre avait entrouvert la porte, mais bon... mieux vaut tard que jamais.

      Et JFL est toujours contre Énergie-Est avec autant de clarté, mais il avait précédé les autres candidats d'une campagne à la chefferie, il est donc plus fiable à ce sujet. JFL donne d'ailleurs plusieurs éléments instructifs du dossier, en plus de sa position – ici, pour sa position et explications dans le cadre de la campagne en cours: http://jflisee.org/le-pipeline-energie-est-pourquo

    • Raymond Labelle - Abonné 31 août 2016 08 h 44

      On peut comprendre l'irritation de CM et de d'autres de voir le PQ qui a initié les forages d'Anticosti, réarrangé les redevances à rabais contre ses promesses, initié la cimenterie de Port-Daniel et entrouvert la porte à Énergie Est jouer aux puristes écolos.

      Pendant un temps, peut-être le PQ (ou un courant important dans celui-ci) a-t-il espéré que le découverte de pétrole au Québec favoriserait son projet fondamental - qui est sa première, peut-être sa seule, préoccupation.

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 août 2016 10 h 04

      Nous devrions pourtant avoir reçu notre leçon depuis longtemps avec le Parti québécois depuis le temps que nous ne connaissons..

      Comme on dit… Le PQ est gauche dans l'opposition et à droite au pouvoir.

      Il n'y a donc aucune cohérence entre ce qu'il dit est ce qu'il fait

      Et nous en avons eu de patents exemples avec ses multiples promesses rompuent lors de son dernier mandat:

      Comme le retrait de la taxe santé qu'il n'a pas retirée malgré son ferme engagement, autant que la hausse des frais de scolarité il avait promis d'abolir alors que les frais ont été indexés.

  • Gilles Gagné - Abonné 29 août 2016 10 h 28

    Nous voyons sur la carte du tracé le crochet que fait l'oléoduc quand arrive les États-Unis, c'est aussi ça la souveraineté et c'est celle-ci qu'on a rejetée à deux reprises.

    VLQL!

    • Louise Nepveu - Abonnée 29 août 2016 11 h 45

      TransCanada a intenté récemment une poursuite de 15 milliards de dollars contre les États-Unis, les accusant d'avoir empêché la construction de l'oléoduc Keystone XL. Les compagnies pétrolières veulent visiblement avoir droit de vie et de mort sur les populations. Ça fait peur.

    • Aline Tremblay - Inscrite 30 août 2016 13 h 58

      Monsieur Gagné,

      Votre suggestion de rergarder le traçé est parlante.

      Si le peuple québécois ne veut pas de ce tuyau sur son territoire, il faudra pour une troisième fois revenir à la nécessité, voire l’urgence, de devenir souverain. Cette fois pourrait être la bonne. Le pipeline constitue un objet rêvé pour s’interroger concrètement sur l’avenir politique du Québec.

      Dans un univers mondialisé, les pays à dimension humaine deviendront de plus en plus essentiels pour que les peuples assurent quotidiennement la vigilance sur les élus dans la gouverne de l’organisation de leur vie en société. La veille citoyenne sur un seul gouvernement de proximité est réaliste sur deux, mon vécu m’amène à conclure : MISSION IMPOSSIBLE. Un gouvernement fédéral n’est pas un gouvernement de proximité et oblige à multiplier par deux les actions de mobilisation à poser. Il faut se donner la possibilité de créer des alliances politiques ponctuelles avec tous les pays avec qui nous partageons les mêmes visées pour l’avenir.

    • Raymond Labelle - Abonné 31 août 2016 15 h 57

      Notre juridiction peut faire beaucoup d'obstruction, voire de l'obstruction fatale, à ce projet. À condition que son gouvernement le veuille.

      Le gouvernement du Québec actuel semble complaisant et complice envers ce projet.

      La notion de "peuple québécois" n'est pas nécessaire à l'opposition au pipeline, pas plus que la notion de "peuple britanno-colombien" ne l'a été à l'opposition au pipeline en Colombie-Britannique.

      C'est en vertu de principes écologiques que le parti vert du Canada, un courant important au NPD qui y fait circuler un manifeste, Greenpeace Canada et d'autres s'opposent à ce projet.

      Voire, cela fait partie de notre devoir de citoyens de la planète.

    • Raymond Labelle - Abonné 31 août 2016 16 h 00

      "Un gouvernement fédéral n’est pas un gouvernement de proximité et oblige à multiplier par deux les actions de mobilisation à poser."

      Par prudence, j'attendrais la suite des événements avant d'écrire ceci. On voit que le gouvernement du Québec est complaisant envers le projet, et si le gouvernement fédéral finit par dire non, c'est grâce à ce dernier que nous n'aurons pas le pipeline...

      Je ne dis pas que c'est ce qui va se passer, mais attendons voir...

  • Louise Nepveu - Abonnée 29 août 2016 10 h 44

    Non!

    Ce n'est ni aux gens d'affaires, ni à la FTQ-Construction, ni à Philippe Couillard de prendre une décision aussi lourde de conséquences. Personne ne viendra nous sauver le jour où Montréal sera privée d'eau à la suite d'une fuite. On n'a qu'à voir l'indifférence des gouvernements face à la détresse des citoyens de Lac-Mégantic qui demande simplement une voie de contournement!
    Rien, absolument rien, ne pourra nous faire accepter que nos terres et notre eau servent d'autoroute à l'exportation du pétrole. Que TransCanada trouve d'autres débouchés. On lui souhaite bonne chance!

    • Lyna Lepage - Abonnée 29 août 2016 15 h 28

      Tout à fait d'accord! Ça me met en colère de constater que la FTQ construction est prête à s'allier avec le patronat et la chambre de commerce pour quelques centaines d'emplois temporaires, alors que c'est toute la vallée du Saint-Laurent qui sera mise en danger!!! Regardez le tracé : C'est incroyable que cela soit même envisagé

    • Sylvie Lapointe - Abonnée 30 août 2016 20 h 16

      Moi aussi, tout à fait d'accord. On n'aurait pas pensé à prime abord que la FTQ-Construction s'abaisse aussi bas pour une couple de jobs temporaires. Et ne sourcille aucunement si pour avoir ces quelques jobs, FTQ-Construction met en danger de très nombreux québécois. Autrement dit, une couple de jobs temporaires c'est bien plus important que l'environnement et la santé des québécois qui habitent le long de la vallée du St-Laurent. On dirait de la trahison de leur part.