Un centre de réclamation à Prince Albert

Quelque 250 000 litres de pétrole mélangé à un hydrocarbure plus léger ont été déversés dans le cours d’eau près de la ville de Maidstone en raison d’une fuite dans un oléoduc repérée le 21 juillet.
Photo: La Presse canadienne Quelque 250 000 litres de pétrole mélangé à un hydrocarbure plus léger ont été déversés dans le cours d’eau près de la ville de Maidstone en raison d’une fuite dans un oléoduc repérée le 21 juillet.

Prince Albert — Un centre de réclamation temporaire a ouvert ses portes à Prince Albert, en Saskatchewan, afin d’aider les gens touchés par le déversement de pétrole survenu dans la rivière Saskatchewan Nord, mais les représentants de la province et de Husky Energy, à qui appartient le pipeline à l’origine du désastre, ont prévenu qu’il était encore trop tôt pour établir les coûts liés à cet incident.

Quelque 250 000 litres de pétrole mélangé à un hydrocarbure plus léger ont été déversés dans le cours d’eau près de la ville de Maidstone en raison d’une fuite dans un oléoduc repérée le 21 juillet, obligeant les municipalités situées en aval à cesser de s’approvisionner dans la rivière pour leur eau potable.

Plusieurs entreprises, dont des lave-autos et des buanderies, ont été contraintes de suspendre leurs activités pendant environ deux semaines, le temps que des conduites temporaires vers d’autres sources d’eau soient installées. Les propriétaires de ces compagnies ont exprimé de l’inquiétude concernant la perte de revenus occasionnée par cette fermeture.

Husky Energy a annoncé, vendredi, que les habitants pourraient apporter leurs documents, incluant reçus, factures et relevés de compte bancaire, au centre de réclamation vendredi et samedi.

En entrevue téléphonique avec La Presse canadienne vendredi, le porte-parole de la société, Mel Duvall, a affirmé qu’il n’était pas en mesure de préciser quels dommages seraient couverts et quels dommages ne le seraient pas, mais a répété que Husky Energy assumait pleinement la responsabilité de cette catastrophe.

M. Duvall ne savait pas non plus combien de demandes de règlement avaient été présentées jusqu’à maintenant ni à combien étaient évalués les coûts des dégâts.

Le commissaire de la gestion des urgences de la Saskatchewan, Duane McKay, a pour sa part indiqué que la province et les municipalités tentaient de faire un bilan des coûts, mais qu’il ne pouvait pas fournir de montant pour le moment.

Un autre centre de réclamation temporaire accueillera les demandes des citoyens de North Battleford les 12 et 13 août.

1 commentaire
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 7 août 2016 09 h 06

    Raison limpide,

    pour refuser catégoriquement le terrible oléoduc qui veut siffler sous nos pieds.