Mortalité massive de poissons dans la rivière Yamaska

La rivière Yamaska
Photo: Gilles Douaire / Flickr / CC La rivière Yamaska

Des experts en environnement sont à pied d’oeuvre aux abords de la rivière Yamaska depuis jeudi soir afin de comprendre ce qui a pu causer la mort de milliers de poissons dans l’affluent, non loin de Saint-Hyacinthe.

Des citoyens ont alerté les autorités vers 21 h, jeudi, quand ils ont remarqué des centaines de poissons qui flottaient à la surface. Après avoir soupçonné le déversement d’eaux usées provenant des entreprises du parc industriel de Saint-Hyacinthe, Urgence-Environnement a dû se raviser.

L’arrêt des travaux d’une entreprise du coin n’a rien changé à la situation. Même que la découverte de milliers de poissons, de différentes sortes et dont la longueur va de quelques centimètres à une vingtaine de centimètres, a amené les autorités à envisager de nouvelles causes pouvant expliquer la situation.

« Certains poissons sont décolorés et en état de putréfaction, a rapporté Christian Blanchette, coordonnateur régional d’Urgence-Environnement pour l’Estrie et la Montérégie. Ils sont donc morts depuis quelques jours. »

Causes naturelles ?

Des agents de la faune ont prélevé des échantillons de poissons vendredi matin afin d’en savoir davantage sur la cause de ces morts, qualifiées de « massives » par le ministère de l’Environnement du Québec.

En attente de réponse, le porte-parole a avancé que les milliers de poissons morts, dont certains ont coulé au fond de la rivière, auraient pu souffrir du temps sec qui prévaut au Québec depuis plusieurs jours.

« On commence à regarder vers les causes plus naturelles », a expliqué M. Blanchette, dont les collègues ont pour ainsi dire écarté la possibilité que les poissons aient été contaminés par des produits chimiques. « Il manque d’eau, l’eau est chaude, il manque d’oxygène, a-t-il observé. Il est possible que la dégradation de la matière organique de la rivière ait été accélérée et que ça ait pris l’oxygène des poissons. »

Entre-temps, l’employé du ministère de l’Environnement se fait rassurant : les mesures d’échantillonnage ont été augmentées dans les systèmes d’aqueduc des villes environnantes et la qualité de l’eau potable n’est pas touchée.

2 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 2 juillet 2016 10 h 11

    les septiques les vrais prédateurs

    Pour les poissons la chaleur de l'eau est importante car elle régularise, la quantité d'oxigêne je suis surpris, que ce n'est pas arrivé avant et sur une multitude de rivières, la meilleur facon c'est d'identifier les especes car certaines sont plus fragile que d'autres, pour les poissons la température de l'eau est tres importante, je ne comprends pas que nous n'avons pas des moyens de le savoir au jour le jour, ce qui s'y passe, peut etre que ca confrondrait les septiques qui dans le fond sont les vrais prédateurs

  • Tim Yeatman - Abonné 3 juillet 2016 13 h 41

    Eutrophisation!

    Çà vous dit quelque chose?

    Johanne Dion
    Richelieu, Qc