La pollution atmosphérique causerait 6,5 millions de décès dans le monde

Les centrales énergétiques, les usines et les voitures sont les principales sources de pollution atmosphérique extérieure.<br />
 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les centrales énergétiques, les usines et les voitures sont les principales sources de pollution atmosphérique extérieure.
 

Stockholm — La pollution atmosphérique serait responsable de 6,5 millions de décès à travers le monde chaque année, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Le premier rapport de l’agence parisienne sur le sujet prévient que le nombre de décès attribuables à la pollution atmosphérique extérieure passera de 3 millions aujourd’hui à 4,5 millions d’ici 2040, tandis que les morts prématurées causées par la pollution de l’air intérieur reculeront de 3,5 millions à 3 millions.

L’agence dit que la pollution atmosphérique est la quatrième menace en importance pour la santé humaine, derrière l’hypertension artérielle, la mauvaise alimentation et le tabagisme.

Le document indique toutefois qu’une hausse de 7 % des investissements d’ici 2040 pourrait engendrer des améliorations importantes au niveau de la santé. Cela impliquerait une réduction des émissions ménagères, des normes de consommation plus strictes pour les voitures et les camions, une amélioration de l’efficacité énergétique et une accélération de la transition vers les énergies renouvelables.

L’Organisation mondiale de la santé estimait le mois dernier que la pollution atmosphérique extérieure avait été responsable de trois millions de décès prématurés en 2012, contre 4,6 millions de décès attribués à la pollution atmosphérique intérieure.

L’AIE prévient toutefois que la démarcation entre les deux types de pollution est parfois difficile à distinguer.

Le rapport affirme que la production d’énergie est la principale source de pollution atmosphérique de source humaine, générant 85 % de la matière particulaire et la quasi-totalité des émissions d’oxyde de soufre et d’oxyde d’azote.

La production d’énergie est également une source importante des émissions de dioxyde de carbone associées au changement climatique.

Les centrales énergétiques, les usines et les voitures sont les principales sources de pollution atmosphérique extérieure. La pollution atmosphérique intérieure est surtout causée par des fours à cuisson polluants, principalement dans les pays en voie de développement.

4 commentaires
  • Florian Péloquin - Abonné 28 juin 2016 11 h 53

    Combustion du bois = pollution atmosphérique

    Au Québec, malgré les normes et les règlements, la combustion du bois pour des fins de chauffage ou de loisir contribue grandement à la présence des particules fines dans l’air. Il faudrait tout simplement envisager d’interdire l’utilisation des appareils de chauffage au bois domestiques, sauf dans les périodes d’urgence telles qu’une panne d’électricité prolongée.

    • Danielle Rochette - Abonnée 29 juin 2016 21 h 51

      Les appareils de chauffage alimentés au gaz (de schiste, qui plus est) ne sont pas inoffensifs non plus. Les populations qui respirent l'air pollué par les techniques de fracturation paient de leur santé l'énergie peu coûteuse que nous substituons souvent à l'électricité par les temps qui courent.

  • Brigitte Garneau - Abonnée 28 juin 2016 17 h 22

    TransCanada veut augmenter de 40% sa production!

    Wow! Quel beau projet d'avenir! C'est certainement ainsi que nous allons diminuer la pollution atmosphérique...C'est à pleurer de rage!

  • Danielle Rochette - Abonnée 29 juin 2016 18 h 21

    Après la rainette et le béluga...

    J'aimerais savoir où on peut inscrire nos enfants comme espèce menacée.
    Si possible avant que soit adoptée la loi québécoise sur les hydrocarbures, si complaisante pour les pétrolières et les gazières.