Québec favorable au pompage dans le lac Michigan

Contrairement au maire Denis Coderre qui craint les précédents, le gouvernement Couillard est favorable au pompage massif de l’eau des Grands Lacs par une ville du Wisconsin.

Waukesha a obtenu le feu vert pour puiser son eau dans le lac Michigan, en raison de la contamination au radium de sa source d’eau potable.

Le Québec est membre d’une organisation régionale qui a approuvé cette décision, mais le maire de Montréal, Denis Coderre, qui est également président du conseil d’administration de l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent, l’a dénoncée. À ses yeux, cette décision est « inacceptable » et crée un précédent, mais de l’avis du ministre de l’Environnement, David Heurtel, c’est de l’exagération.

Conditions strictes

« Il faut faire attention à la notion de précédent : on fait jaillir le spectre [du détournement de] l’eau des Grands Lacs pour alimenter le Texas ou vendre de l’eau, ce n’est pas le cas ici, a-t-il déclaré avant d’entrer à la séance du Conseil des ministres à Québec, mercredi. C’est un cas bien précis, très exceptionnel, il y a des conditions très importantes qui ont été imposées. »

Avant que l’autorisation soit accordée, un « travail important » a été effectué par le Québec, l’Ontario et les huit États américains partenaires qui composent le Compact — l’instance qui surveille les Grands Lacs —, dans le but de s’assurer que c’était « la meilleure solution dans les circonstances », a précisé M. Heurtel. « Imaginez si c’était une ville du Québec, dont la source d’eau principale est contaminée, on dirait non, on ne peut plus avoir d’eau ? » a-t-il demandé.

La proposition initiale de Waukesha a été rejetée, des consultations et des analyses ont été menées, la zone de pompage a été réduite, des conditions de suivi et de surveillance ont été fixées, les rejets seront traités et les eaux usées seront à leur tour rejetées dans le lac Michigan, a fait valoir M. Heurtel.

L’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent interdit les dérivations d’eau au-delà des limites du bassin hydrographique.

8 commentaires
  • Johanne Archambault - Abonnée 23 juin 2016 07 h 15

    Ministre de quoi ?

    Quelqu'un est-il surpris de cette réaction? Je suggère de l'envoyer habiter avec les rainettes.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 23 juin 2016 16 h 51

      Très bonne idée, mais je crois que même les rainettes vont se méfier et ne lui feront pas confiance!

    • Raymond Labelle - Abonné 24 juin 2016 22 h 44

      S'il est ministre de l'environnement trop longtemps on ne pourra pas l'envoyer habiter avec les rainettes parce que, à cause de lui, elles auront disparu.

  • François Dugal - Inscrit 23 juin 2016 07 h 37

    Enrichissons notre vocabulaire

    Carpette :
    Petit tapis placé sur lequel on s'essuie les pieds en entrant dans une maison.

  • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 23 juin 2016 10 h 25

    Peut-on faire confiance à Waukesha?

    Si cette ville étatsunienne, Waukesha, respecte cette entente exactement comme Washington respecte le contrat de libre-échange sur le bois-d'oeuvre, on ne sera jamais sorti du bois. Et le Saint-Laurent pourra se vider peu à peu.

    Quel inconscient que ce ministre Heurtel.

  • Brigitte Garneau - Abonnée 23 juin 2016 14 h 48

    Coderre: C'est inacceptable! Heurtel: Aucun problème!

    Cherchez l'erreur...Je lance la serviette, j'abandonne! Ce ministre de l'ENVIRONNEMENT fait absolument TOUT pour NUIRE à L'environnement! Bon Dieu, mais pour quelle cause travaille-t-il?

  • Louise Nepveu - Abonnée 25 juin 2016 11 h 36

    Risible

    La médiocrité étant la marque de commerce de ce gouvernement composé d'illettrés, incapables de surcroît de parler une langue correcte, on ne s'étonne pas de voir un bouffon à l'Environnement. Il s'ajoute seulement à la longue liste des clowns, que ce soit Hamad, Daoust, Barrette ou Couillard, ce dernier n'étant même pas gêné de dire qu'il ne lit jamais les journaux. Mais les sondages montrent que bien des Québécois sont à l'aise avec cette médiocrité.