L’ONE à Montréal en août pour le début des audiences sur Énergie Est

L’Office national de l’énergie (ONE) tiendra ses premières audiences sur le projet Énergie Est au Québec à partir de la fin du mois d’août, a annoncé mercredi l’organisme. Une partie de celles-ci se déroulera donc en même temps que le processus d’évaluation québécois.

L’ONE a ainsi fait savoir que le comité d’audience sera de passage à Montréal du 29 août au 2 septembre. Il sera ensuite à Québec du 3 au 7 octobre.

Ces audiences, a fait savoir l’ONE, permettront aux personnes qui le souhaitent de venir poser des questions à TransCanada sur son projet de pipeline d’exportation de pétrole des sables bitumineux. « Ces séances visent à recueillir les principaux sujets d’intérêt pour les intervenants et à aider à bien préparer la preuve écrite et les demandes de renseignements qui suivront au cours du processus », a précisé l’organisme.

Le hic, c’est que ces audiences se tiendront en partie à la même période que celles prévues pour le BAPE sur Énergie Est, qui doit débuter en octobre. L’étude demandée par Québec à TransCanada ne sera par ailleurs pas complétée avant le mois de septembre, soit après les audiences prévues par l’ONE à Montréal.

L’ONE a également annoncé que l’aide offerte aux participants qui ont obtenu le statut d’« intervenant » dans le cadre des audiences a été bonifiée par rapport à ce qui avait été annoncé en 2015 en raison du nombre important de demandes de participation.

Selon les modalités fédérales, les groupes ou personnes qui prennent part aux audiences peuvent réclamer un certain montant. Les éléments admissibles incluent notamment les frais d’expertise, les frais juridiques, ou encore la collecte et l’achat d’information.

Dans le cadre des audiences sur Énergie Est, l’ONE dispose d’un budget de 10 millions de dollars pour l’ensemble des intervenants. L’organisme a d’ailleurs annoncé mercredi avoir accepté en tout 337 intervenants, sur un total de 2652 demandes

3 commentaires
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 22 juin 2016 20 h 34

    J espere

    que ce ne sera pas 337 Chambres de Commerce.

  • François Beaulne - Abonné 22 juin 2016 22 h 19

    Consultation bidon

    Comme il a été dit et répété a maintes reprises dans les pages du Devoir dans des lettres ouvertes, des commentaires des lecteurs, d'éditoriaux et de chroniques, ce processus de consultation, tel qu'amorcé n'est qu'une mascarade et un pasage obligé de Trans Canada pour satisfaire aux exigences réglementaires. D'ailleurs, récemment, l'ONE affirmait qu'il fallait trouver de nouveaux débouchés pour le pétrole bitumineux de l'Alberta. Comment peut-on être juge et partie à la fois. En somme, pour fermer ce dossier une fois pour toutes il suffirait que le gouvernement Couillard mette ses culottes et dise NON, comme l'ont fait les maires de la Communauté Métropolitaine de Montréal et, il y a quelques jours les Premières Nations. Toute cette valse-hésitation du gouvernement du Québec cache quelque chose de malsain et de louche. Plutôt que de perdre du temps à cautionner ce processus bidon concentrons nous sur l'organisation d'une opposition efficace au projet. Ce sera plus rentable.

    • Brigitte Garneau - Abonnée 23 juin 2016 14 h 50

      EXACTEMENT!