Maintien du moratoire sur la fracturation hydraulique pour une durée indéterminée

Le ministre de l’Énergie et des Mines, Donald Arseneault
Photo: David Smith La Presse canadienne Le ministre de l’Énergie et des Mines, Donald Arseneault

Fredericton — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé vendredi le maintien pour une période indéterminée du moratoire sur la fracturation hydraulique.

La décision a été prise après le dépôt des conclusions de la Commission sur la fracturation hydraulique.

Le ministre de l’Énergie et des Mines, Donald Arseneault, estime que les cinq conditions émises par le gouvernement pour autoriser une telle activité ne peuvent actuellement être remplies.

Il a aussi observé une chute abrupte des prix du gaz naturel sur le marché mondial, ce qui lui fait croire qu’il est peu probable que l’industrie consacre les efforts nécessaires pour remplir les cinq conditions.

La Commission sur la fracturation hydraulique a recommandé qu’un organisme de réglementation indépendant soit créé. Il aurait le mandat de renforcer la surveillance et l’évaluation par le Nouveau-Brunswick de la mise en valeur du gaz de schiste pour en comprendre les effets cumulatifs sur la santé humaine et l’environnement.

Le ministre Arseneault a par ailleurs ajouté que son gouvernement continuera d’appuyer d’autres projets de mise en valeur des ressources comme l’oléoduc Énergie Est et la mine Sisson.

4 commentaires
  • François Beaulne - Abonné 28 mai 2016 08 h 56

    Double langage

    Cette initiative du gouvernement du Nouveau Brunswick est tout à son honneur. Elle tranche par contre avec l'appui soutenu de ce même gouvernement au projet Energie Est de TransCanada et à l'acheminement par chemin de fer du petrole bitumineux de l'Alberta à travers le Québec, à grands risques écologiques, commerciaux, touristiques et sociaux pour notre population. Si je comprends bien la position de ce gouvernement c'est non aux exploitations de ressources naturelles qui risquent d'endommage leur environnement, mais oui, deux mains en l'air, à l'exploitation de celles qui sont tout aussi menaçantes pour l'environnement, mais chez les autres.

    • - Inscrit 28 mai 2016 13 h 47

      Vous avez tout vu !

    • Claude Smith - Abonné 30 mai 2016 07 h 58


      Quand j'ai lu l'article, j'ai eu exactement la même réflexion.

      Claude Smith

  • Hélèyne D'Aigle - Inscrite 28 mai 2016 09 h 42

    Chapeau à tous les militant ( es ) de première heure !


    Soeurs et frères du Nouveau - Brunswick,

    vous créez un important précédent , merci !