Lessard défend les permis tarifés

Le ministre Laurent Lessard a défendu, jeudi, le principe de l’« utilisateur-payeur » que le gouvernement Couillard a décidé d’imposer aux biologistes, universitaires et organismes à but non lucratif qui demandent des permis fauniques à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune et de ses habitats.

Interpellé par le Parti québécois lors de la période des questions, mais aussi par les journalistes de l’Assemblée nationale, le ministre a insisté sur l’importance d’exiger des frais à ceux qui font appel aux services du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

« Quand une pétrolière demande des avis fauniques, il n’est pas normal que ce soient les pêcheurs et les chasseurs qui paient pour cela. Les entreprises seront facturées pour demander ce genre d’autorisation », a répété Laurent Lessard. TransCanada n’a jamais eu à payer pour les permis fauniques octroyés par Québec pour le projet Énergie Est.

Le ministre a aussi dit que le projet de règlement est actuellement en période de « consultations », donc le gouvernement recevra des « commentaires ». L’Association des biologistes du Québec a d’ailleurs écrit au MFFP pour lui faire part de ses vives inquiétudes par rapport à la tarification des permis demandés à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune.

Ces permis, qui étaient jusqu’à présent gratuits, pourraient coûter à l’avenir plusieurs centaines de dollars. Des provinces comme l’Ontario et le Nouveau-Brunswick ne facturent pas les demandeurs de ces permis.

6 commentaires
  • André Chevalier - Abonné 13 mai 2016 05 h 45

    Confusion chez le ministre?

    Il y a une différence entre demander au ministère la permission d'effectuer un travail de recherche scientifique sur la faune et de demander au ministère des informations sur l'état de la faune.
    Le ministre Lessard semble confondre les deux.

    • Gilles Théberge - Abonné 13 mai 2016 13 h 25

      Ça fait trop longtemps qu'il est dans le bois...

      ll délire manifestement. Il ne comprend pas la différence entre un campeur et un scientifique...

      Et il est responsable du secteur de la faune. Là où l'on sait que les «faiseux» entrepreneurs ont tous quelque marais à remplir, quelque zone humide à combler. Quels que soient les dommages à la faune...

      Bref, il est la plupart du temps en conflit d'intérêt, et parfaitement incompétent ne connaissant rien à ce secteur d'activité.

      La preuve en est sa nouvelle décision, et la façon malhabile avec laquelle il la défend. Ce qui la rend incompréhensible.

      Libérons nous des libéraux...!

  • François Dugal - Inscrit 13 mai 2016 08 h 11

    Slogan gouvernemental

    "La biologie, qu'ossa donne?"

  • Isabelle Picard - Abonnée 13 mai 2016 08 h 59

    Grande confusion en effet

    Non seulement il confond les avis fauniques et les permis de capture, mais il affirme faussement que ce sont les pêcheurs et chasseurs qui payent pour les avis fauniques. Ironiquement, la tarification des permis SEG en elle-même va être refilé à la Fondation de la faune lors des demandes de subventions pour les OBNL qui veulent réaliser des aménagements fauniques ou effectuer des inventaires d,espèces fauniques rares. La source de financement majeure de la Fondation de la Faune est justement les permis de chasse et de pêche... Bref dans ce cas il est certains que ce sont les chasseurs et pêcheurs qui vont payer. Sans compter le fait que la majorité des aménagements dans l'habitat du poissons sont effectuées par des pourvoiries, des ZECS et des associations de pêcheurs..

  • Pierre Fortin - Abonné 13 mai 2016 09 h 14

    Que de discernement!


    Le ministre se justifie en mettant dans le même panier TransCanada, les pêcheurs et chasseurs et les organismes à buts non lucratifs qui œuvrent à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune.

    Si les premiers tirent profit des services du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, les organismes à buts non lucratifs contribuent au contraire à bonifier le territoire, devenant ainsi des partenaires du ministère.

    Laurent Lessard est-il vraiment incapable de plus de discernement et de bien apprécier des choses aussi disparates?

  • Daniel Grant - Abonné 13 mai 2016 22 h 48

    Obscurantisme

    Les apôtres de Harper n’aiment pas qu’on observe et surtout pas que des rapports soient écrit sur le territoire.

    Ça pourrait mettre en lumière et sensibiliser les citoyens sur les dangers de l’invasion des pétrolières sur nos territoires. L'obscurantisme fait parti des armes du capitalisme intégriste.