La FCCQ demande la poursuite de l’exploration des hydrocarbures sur Anticosti

La Fédération s’est déjà prononcée en faveur de l’exploitation des hydrocarbures sur l’île.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir La Fédération s’est déjà prononcée en faveur de l’exploitation des hydrocarbures sur l’île.
La Fédération des chambres de commerce du Québec demande au gouvernement Couillard de laisser Pétrolia terminer son travail d’exploration du potentiel d’hydrocarbures sur l’île d’Anticosti.

La Fédération, qui s’est déjà prononcée en faveur de l’exploitation des hydrocarbures sur l’île, estime que le rapport de la Commission géologique du Canada rendu public vendredi, qui vient contredire celui du gouvernement du Québec, impose une démarche pour avoir l’heure juste sur ce potentiel.

La Commission en est venue à la conclusion que près de 80 % des hydrocarbures sur l’île sont du pétrole, le reste étant du gaz naturel, alors que l’évaluation stratégique environnementale du Québec en venait à la conclusion inverse, c’est-à-dire près de 80 pour cent de gaz naturel et le reste étant du pétrole.

La présidente de la Fédération, Françoise Bertrand, fait valoir qu’on ne peut prendre de décision dans ce dossier sans connaître les faits. Elle presse le gouvernement Couillard de permettre à Pétrolia, qui a déjà amorcé des travaux d’exploration à Anticosti, de l’autoriser à mener ces travaux à terme.

Bien que le premier ministre Couillard ait répété à plusieurs reprises qu’il s’oppose à l’exploitation des hydrocarbures sur Anticosti, Mme Bertrand rappelle que le gouvernement précédent de Pauline Marois n’était pas de cet avis et que, selon son expression, «la vie est longue».

Par ailleurs, elle fait valoir que le Québec importe de 11 à 15 milliards de dollars de pétrole par année et que cette situation n’est pas près de changer.

Selon elle, la conjoncture pourrait justifier une exploitation du pétrole en sol québécois, pourvu que ce soit dans les meilleures pratiques de développement durable et que ce soit économiquement rentable, surtout que la consommation de pétrole sera nécessaire encore pour plusieurs décennies.