Des groupes de femmes craignent les conséquences environnementales du projet

Des dizaines de femmes ont manifesté dimanche devant les installations pétrolières Kildair, à Sorel-Tracy, à la veille du début des audiences du BAPE sur le projet d’oléoduc Énergie Est.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Des dizaines de femmes ont manifesté dimanche devant les installations pétrolières Kildair, à Sorel-Tracy, à la veille du début des audiences du BAPE sur le projet d’oléoduc Énergie Est.

Sorel-Tracy — À la veille du début des audiences du BAPE sur le projet d’oléoduc Énergie Est, des groupes de la société civile, surtout composés de femmes, ont manifesté dimanche à Sorel-Tracy, en Montérégie, contre ce projet controversé de TransCanada.

Le rassemblement, qui visait à dénoncer les conséquences environnementales du projet, s’est déroulé devant les réservoirs de pétrole de l’entreprise Kildair.

Le Réseau québécois des femmes en environnement estime qu’il est impératif d’aborder les questions d’environnement et de la lutte contre les changements climatiques dans une perspective d’égalité entre les hommes et les femmes.

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Le rassemblement s’est déroulé devant les réservoirs de pétrole de l’entreprise Kildair, à Sorel-Tracy, en Montérégie.

La députée de Québec solidaire Manon Massé rappelle que ce sont souvent les femmes qui portent les responsabilités liées à la santé et aux besoins de base de leurs proches et de leur famille. Lorsque des communautés font face à des catastrophes naturelles causées par les changements climatiques, ce sont les femmes qui se retrouvent à porter la plus grande part du fardeau, affirme-t-elle.

Québec solidaire avait demandé au gouvernement Couillard de faire preuve de pragmatisme et de ne pas tenir les audiences du BAPE sur le projet Énergie Est.

Audiences « bidon »

Le parti politique qualifie ces audiences de « bidon » parce que, selon lui, elles « ne respectent pas les lois du Québec et n’ont aucune force de loi ». Manon Massé souligne que ces audiences ont été amputées d’éléments fondamentaux, comme l’étude d’impact.

La Cour supérieure a rejeté vendredi la demande d’injonction de groupes environnementaux qui souhaitaient suspendre la tenue de ces audiences. Elles débuteront comme prévu lundi.

Le gouvernement québécois a cependant déposé une requête en injonction pour forcer TransCanada à se conformer à la Loi sur la qualité de l’environnement, ce qui déclencherait un processus complet d’évaluation et d’examen des impacts environnementaux.

1 commentaire
  • Marc-André Demers - Inscrit 7 mars 2016 16 h 36

    Féminisme

    Il est de bon ton ces derniers temps de ramener tout les enjeux de société au féminisme et à «l'égalité entre les hommes et les femmes». Certes, nous sommes dirigés par un gouvernement sans ministres féministes qui coupe dans des domaines qui affectent plus particulièrement les femmes. Par contre, ramener les enjeux environnementaux et plus spécifiquement des catastrophes naturelles (provoqués par l'espèce humaine ou pas) à une forme d'inégalité entre la binarité homme/femme m'apparait totalement contre-productif, autant pour la sauvegarde notre planète que pour la diminution du sexisme dans notre société.

    Premièrement, lors de bouleversement tel une inondation ou une tempête, la majorité des personnes qui metteront leur vie en danger pour sauver biens et personnes seront des hommes: pompiers, militaires et volontaires s'attèlent dans ces situations à diminuer l'impact sur leurs concitoyens et leur famille de la situation d'urgence qui se déclare. Il y a bien-sûr des femmes dans le lot, mais force est d'admettre que les premières vies sacrifiés à la guerre comme devant un désastre naturel sont les masculines.

    On pourrait également ajouté qu'à force de tout interpertré à travers le prisme de l'(in)égalité entre hommes et femmes, on oublie une panoplie de revendications des personnes queer et LGBT qui ne s'associent pas aux catégories binanires et en font les frais et ce peut importe le sexe qu'on leur a attribuer à la naissance et la forme de leur système reproducteur. Le genre est une construction sociale tout comme les inégalités qui en découlent et ces dernières vont au-delà du premier lorsqu'il est question de justice sociale.