Arcand rassure l’industrie

Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a minimisé mercredi l’impact des propos de Philippe Couillard sur le développement des hydrocarbures au Québec.

M. Arcand a affirmé que la portée des déclarations de M. Couillard, alors qu’il participait au sommet international sur les changements climatiques, a été exagérée. « Les propos ont été un peu exagérés dans plusieurs des cas », a-t-il dit en sortant du Conseil des ministres.

Selon M. Arcand, la teneur des propos de M. Couillard doit être attribuée à sa participation à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21). « Le premier ministre n’était pas à Paris pour faire la promotion des hydrocarbures, a-t-il dit. Il était clair que le premier ministre était là pour faire la promotion de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques, c’était la raison pour laquelle il était là. »

À Paris cette semaine, M. Couillard s’est dissocié du projet de développement d’hydrocarbures sur l’île d’Anticosti, en plus d’entrevoir la fin de l’utilisation du gaz naturel au Québec.

Aux journalistes, mercredi, M. Arcand a tenu des propos rassurants, notamment envers un projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel à Bécancour.

Un contexte

« Les déclarations du premier ministre ont été faites dans un contexte, a-t-il dit aux journalistes. Moi je dis à tout le monde : jugez nos actions depuis que nous sommes là. Le premier ministre était présent lorsqu’il y a eu entre autres l’annonce de Stolt, qui est un projet de gaz naturel. »

Concernant le projet d’exploration sur l’île d’Anticosti, où se trouvent des gisements de pétrole et de gaz de schiste, M. Arcand a affirmé que la participation du gouvernement, qui pourrait atteindre jusqu’à 115 millions, servira à prendre une décision éclairée. « Nous, on a un contrat avec les entreprises, jusqu’ici nous respectons ce contrat », a-t-il dit.

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