Une première canicule se profile au Québec

Deux jeunes baigneuses espiègles se rafraîchissaient dimanche à Montréal.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Deux jeunes baigneuses espiègles se rafraîchissaient dimanche à Montréal.

Le sud du Québec vit vraisemblablement sa première canicule depuis 2013, selon les prévisions d’Environnement Canada. Déjà samedi, le mercure avait atteint 30 °C à Gatineau et Témiscamingue. Dimanche après-midi, des villes du sud-ouest du Québec avaient elles aussi enregistré des températures de 30 °C.

Environnement Canada prévoyait des températures d’une vingtaine de degrés pour la nuit. Puisque la chaleur n’offrira pas de répit, certaines personnes vulnérables, surtout en milieu urbain, pourraient être incommodées.

La véritable canicule ne commencera toutefois que lorsque le mercure aura atteint 30 degrés ou plus le jour et 20 degrés la nuit, pendant au moins trois jours consécutifs.

Il n’y a pas eu de canicule à Montréal depuis celle du 14 au 17 juillet 2013. À l’époque, Montréal avait mis en oeuvre son Plan d’intervention en cas de chaleur extrême, qui prévoit le prolongement des heures d’ouverture des piscines municipales. La Ville avait aussi mis des lieux publics climatisés à la disposition des citoyens.

Attention aux coups de chaleur

La Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a tenu à rappeler aux employeurs et aux travailleurs qu’il est possible de prévenir les coups de chaleur. Ces derniers provoquent des malaises importants, lorsqu’ils ne sont pas mortels. Entre 2010 et 2014, 22 travailleurs par année ont été gravement incommodés par un coup de chaleur.

Les personnes vulnérables, comme les enfants et les personnes âgées, sont plus à risque, mais aussi les personnes travaillant en foresterie, en agriculture, en construction, en aménagement paysager et dans une scierie. Le danger est d’autant plus grand en début de canicule, alors que notre corps n’est pas encore accoutumé, souligne la CSST.

On est victime d’un coup de chaleur lorsqu’on ressent des étourdissements, des vertiges, une fatigue intense, lorsqu’on tient des propos incohérents, qu’on perd l’équilibre ou encore lorsqu’on s’évanouit.

Pour éviter les coups de chaleur, les employeurs devraient demander aux travailleurs de travailler en alternance et de reporter les tâches les plus lourdes. Ils devraient également donner davantage de longues pauses dans des endroits climatisés ou à l’ombre. Les travailleurs devraient avoir accès à de l’eau fraîche en permanence.

Les cadres devraient informer les employés des conséquences pour la santé des coups de chaleur. Ils devraient aussi les sensibiliser aux moyens d’éviter les coups de chaleur, notamment boire un verre d’eau toutes les 20 minutes et porter des vêtements légers et de couleurs claires.