L’agriculture urbaine à l’école

Pierre Vallée Collaboration spéciale
« L’École d’été s’adresse essentiellement à des personnes qui, dans leur milieu respectif, que ce soit celui de leur travail ou de leur communauté, sont porteuses d’un projet d’agriculture urbaine », explique Éric Duchemin, professeur à l’ISE et membre de l’AU/LAB.
Photo: François Pesant « L’École d’été s’adresse essentiellement à des personnes qui, dans leur milieu respectif, que ce soit celui de leur travail ou de leur communauté, sont porteuses d’un projet d’agriculture urbaine », explique Éric Duchemin, professeur à l’ISE et membre de l’AU/LAB.

Ce texte fait partie du cahier spécial Développement durable

La septième édition de l’École d’été en agriculture urbaine se tiendra cette année du 10 au 14 août. Cette activité de formation et de réseautage est une initiative du Collectif en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD) et de son Laboratoire de recherche en agriculture urbaine (AU/LAB), associé à l’Institut des sciences de l’environnement (ISE) de l’UQAM.

À qui s’adresse cette école d’été ? « Elle s’adresse essentiellement à des personnes qui, dans leur milieu respectif, que ce soit celui de leur travail ou de leur communauté, sont porteuses d’un projet d’agriculture urbaine, explique Éric Duchemin, professeur à l’ISE et membre de l’AU/LAB. Elles viennent y chercher une formation plus poussée, ce qui leur permet de faire avancer leur projet, mais aussi, et surtout davantage, de rencontrer d’autres personnes qui s’intéressent, comme elles, à l’agriculture urbaine. L’École d’été offre une unique occasion de réseautage. » En effet, près de 200 participants s’y rendent chaque année, dont une quarantaine en provenance de pays étrangers, principalement les pays de la Francophonie.

Le déroulement de l’événement

Les activités se déroulent sur cinq jours. Les deux premiers jours sont consacrés à la formation plus classique, où l’on trouve conférences et ateliers. « Les conférences sont prononcées souvent par des experts invités. Par exemple, nous avons invité un architecte urbaniste à venir nous parler du concept de quartier nourricier. Parfois, ce sont des personnes qui viennent témoigner des expériences vécues dans leurs propres projets d’agriculture urbaine. Les ateliers sont plus pratiques et peuvent aborder des sujets comme les toits verts ou la culture hydroponique. » Les trois jours restants sont composés de visites. « Nous allons alors sur le terrain pour voir des projets concrets. Les participants peuvent alors poser des questions directement aux responsables des projets. » Les participants doivent aussi fournir un certain effort de réflexion. « On leur pose un problème auquel ils doivent réfléchir, par exemple, comment introduire l’agriculture urbaine dans un quartier donné. La discussion est encadrée par un spécialiste. »

Le but de cette école d’été est évidemment de donner des renseignements pertinents sur l’agriculture urbaine. « Mais nous avons aussi l’objectif de mobiliser les participants, afin qu’ils deviennent ensuite des moteurs de l’agriculture urbaine en lançant des projets concrets dans leur milieu. »

AU/LAB

L’AU/LAB est un laboratoire en agriculture urbaine au service de la collectivité. La recherche qui s’y fait vise à documenter l’agriculture urbaine et, par conséquent, à en favoriser l’adoption. « Parmi les recherches que nous avons faites, il y a la cartographie de l’agriculture urbaine à Montréal. Qui la fait et où ? On s’est aussi intéressé au taux de production en milieu urbain. Combien de kilos de nourriture par mètre carré pouvons-nous produire ? Ces recherches visent à mieux comprendre l’agriculture urbaine et à accompagner ceux qui s’y sont engagés. »