Le complexe écolo de Leonardo DiCaprio

Il y a une dizaine d’années, l’acteur Leonardo DiCaprio est débarqué sur une île inhabitée, au large du Belize ; en 2008, encore chamboulé par la joliesse des lieux, il a sorti son carnet de chèques et… s’est procuré l’île en question, Blackadore Caye.

Quelques années plus tard, le militant écolo Leonardo DiCaprio a annoncé qu’en 2018 il y inaugurera un complexe de villégiature qui sera, assure-t-il, une référence en développement durable : manifestement, l’ambassadeur de la paix de l’ONU n'a pas envie qu’on s’y sente comme dans The Beach ou à Shutter Island.

D’abord, ce complexe sera autosuffisant énergétiquement et visera à terme la carboneutralité. Ce sera aussi le premier établissement de luxe à suivre les préceptes du Living Building Challenge, un programme de certification verte créé par Jason McLennan, un gourou de l’architecture écolo qui a été retenu pour concevoir le complexe.

Celui-ci produira sa propre eau potable et disposera d’un système avancé de filtration de l’eau et de l’air, en plus d’être doté d’éclairages DEL qui faciliteront le rythme circadien des hôtes. Sur place, les bouteilles de plastique seront proscrites et les visiteurs devront prendre part à une formation sur le b. a.-ba de l’écologie.

Les 68 villas sur pilotis (ainsi que 48 résidences privées qui seront mises en vente) seront toutes construites en faisant appel à la main-d’oeuvre locale, qui aura été formée au besoin par l’entrepreneur, et en n’utilisant que des matériaux et des produits non dommageables pour l’environnement.

Là ne s’arrêtent pas les projets liés à ce « complexe régénérateur » (restorative resort) : ravagée par des années de pillage (coupe des mangroves, déforestation, accumulation de détritus par les pêcheurs de passage, etc.), l’île verra son intégrité écologique restaurée et une aire de préservation couvrant 45 % de ses 42 hectares sera créée.

 

En outre, une pouponnière à plantes aquatiques indigènes sera implantée afin d’alimenter la population locale de lamantins, et on prévoit d’aménager des récifs artificiels de corail pour que celui-ci puisse renaître, dans ce pays qui abrite la deuxième plus grande barrière coralienne au monde.

Bref, c’est là une histoire — voire un exemple — à suivre, et qui risque fort de se terminer par un dénouement heureux…