Washington s'engage à diminuer ses émissions de 26 % à 28 %

Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir

Washington — Reprenant les chiffres annoncés en novembre à Pékin lors de la conclusion d'un accord inédit avec la Chine, la Maison-Blanche a annoncé avoir officiellement transmis ses engagements au secrétariat général de la Convention climat des Nations unies.

L'objectif affiché de la communauté internationale est de limiter le réchauffement de la planète à 2 °C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Pour l'ONG 350.org, les chiffres transmis à l'ONU représentent un «engagement important» de la part des États-Unis, deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine, mais «en soi, l'offre actuelle est clairement insuffisante pour rester sous la barre des 2 °C».

Et l'organisation environnementale de profiter de l'occasion pour réclamer le rejet du projet de l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les États-Unis. «Le président Obama ne peut prétendre être déterminé à réduire les émissions s'il autorise dans le même temps un projet majeur de développement des énergies fossiles», estime-t-elle.

M. Obama, qui a fait de la lutte contre le changement climatique l'une de ses priorités, a décidé de se passer du Congrès, farouchement opposé à toute loi sur le sujet. Il a choisi la voie réglementaire pour faire bouger les lignes, en s'appuyant en particulier sur l'Agence de protection de l'environnement (EPA).

En juin, il a ainsi annoncé de nouvelles normes pour une réduction draconienne des émissions de CO2 pour les centrales électriques existantes: baisse de 30 % d'ici 2030 par rapport à 2005. Le charbon, qui fournit plus d'un tiers de l'électricité consommée aux États-Unis, reste une composante centrale du paysage énergétique américain.

Selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), les émissions de gaz à effet de serre – qui ne cessent de croître – doivent être réduites de 40 % à 70 % d'ici à 2050 pour espérer tenir le cap des 2 °C.

L'Union européenne a été la première à transmettre, début mars, son plan post-2020 à l'ONU. Les 28 prévoient une baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 1990.

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