L’environnement écope une fois de plus

Depuis une décennie, le budget de dépenses octroyé au ministère de l'Environnement a connu un recul net, alors que plusieurs ministères ont vu leurs budgets croître.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Depuis une décennie, le budget de dépenses octroyé au ministère de l'Environnement a connu un recul net, alors que plusieurs ministères ont vu leurs budgets croître.

Le plan d’austérité libéral n’épargne pas le ministère de l’Environnement, qui voit de nouveau son budget de dépenses être réduit.

L’enveloppe passe ainsi de quelque 153,5 millions à 148,5 millions de dollars, soit une baisse de 5 millions de dollars. Le volet « protection de l’environnement » encaisse notamment un recul de 3,1 millions. Une autre somme de 1,8 million est retranchée au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

 
Cette réduction s'explique par le fait que le BAPE avait obtenu des «crédits additionnels» pour l'enquête sur le gaz de schiste et celle sur les enjeux de la filière uranifère au Québec. Le budget de fonctionnement régulier du BAPE a aussi été amputé, mais d'une somme d'environ 243 000 $. Son budget se chiffre à 5 millions pour 2015-2016.
 

Depuis une décennie, le budget de dépenses octroyé au ministère de l'Environnement a connu un recul net, alors que plusieurs ministères ont vu leurs budgets croître. Ainsi, pour l’année 2004-2005, le budget se chiffrait à 166 millions.

Québec annonce en outre un investissement de 3,4 millions de dollars sur cinq ans pour la recherche en vue de l’élaboration de plans d’urgence en cas de déversement pétrolier en milieu marin.

Le gouvernement Couillard fait également part de son intention d’« évaluer » le potentiel d’exploitation gazière en Gaspésie, où des travaux d’exploration ont déjà été menés par l’entreprise Pétrolia. Québec compte aussi étendre le réseau québécois de distribution de gaz naturel.

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