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Une marche pour demander aux premiers ministres de changer de cap

Steven Guilbeault (Équiterre), Dominic Champagne (cinéaste) et Gabriel Nadeau-Dubois (essayiste et ex-leader étudiant) seront de la partie.
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Steven Guilbeault (Équiterre), Dominic Champagne (cinéaste) et Gabriel Nadeau-Dubois (essayiste et ex-leader étudiant) seront de la partie.

Les groupes environnementaux du Québec et leurs collègues d’ailleurs au pays organisent une manifestation en faveur de la lutte contre les changements climatiques le 11 avril prochain à Québec. Ils comptent surtout y dénoncer l’exploitation des sables bitumineux, mais aussi les projets de pipelines en développement au Canada.

Appuyés par des syndicats, des associations étudiantes, des groupes citoyens et les Premières Nations, les écologistes veulent profiter de cette « Marche action climat » pour faire pression sur les premiers ministres provinciaux, qui se réuniront dans la Capitale nationale le 14 avril pour discuter de lutte contre les bouleversements du climat.

Soulignant que les impacts de ces changements planétaires provoqués par les émissions de gaz à effet de serre se manifestent déjà, la directrice de Greenpeace Canada, Joanna Kerr, a soutenu dimanche qu’« il est grand temps que les dirigeants politiques prennent leurs responsabilités et mettent en place des mesures ambitieuses » pour faire face à cette crise environnementale.

« Le gouvernement en poste à Ottawa nous fait honte sur la scène internationale », a d’ailleurs laissé tomber Louise Lévesque, de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique. Selon elle, il importe donc plus que jamais d’interpeller les gouvernements des provinces pour les inciter à agir, mais aussi à faire pression sur le fédéral.

Pour les groupes organisateurs de cette manifestation, refuser le projet de pipeline Énergie Est de TransCanada serait justement une façon pour les provinces de manifester leurs ambitions en matière de protection du climat. « Si nous avons un geste concret à poser, c’est bien de nous opposer à ce projet de pipeline, qui servira à accroître l’exploitation du pétrole extrême, a martelé le metteur en scène et militant Dominic Champagne. La raison scientifique nous dit qu’il faut nous éloigner des énergies fossiles, qui sont devenues un grave problème, mais des gouvernements comme celui du Québec semblent séduits par cette illusion de prospérité. »

Pour l’ancien leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois, la lutte contre les changements climatiques serait aussi une façon d’agir en faveur des générations montantes et à venir. « Il est ironique de voir les gouvernements justifier leurs mesures d’austérité en parlant d’équité intergénérationnelle, alors qu’ils semblent prêts à donner leur feu vert à l’expansion des sables bitumineux albertains en soutenant le projet Énergie Est. S’ils se soucient réellement de l’avenir, ils doivent changer de cap. Et nous serons des milliers à l’exiger à Québec, le 11 avril. »