Politique énergétique: première table d’experts en février

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, a finalement annoncé lundi la tenue de la première table d’experts devant mener à l’élaboration de la future politique énergétique du Québec. Celle-ci aura lieu à Montréal le vendredi 13 février. Au bureau du ministre, on a toutefois refusé lundi de préciser au Devoir le nom des experts qui siégeront à cette table portant sur l’efficacité énergétique. La table d’experts sera suivie d’une consultation publique en soirée. Les citoyens qui souhaitent y prendre part doivent toutefois s’inscrire à l’avance. Deux autres tables d’experts doivent suivre d’ici au printemps.

7 commentaires
  • Danielle Houle - Abonnée 20 janvier 2015 08 h 36

    il aime qu'on lui mente, le peuple

    Si on se base sur la composition du comité de L'ÉES des gaz des schiste, on peut parier que les "experts" seront majoritairement des libéraux ayant de bonnes formations en économie, et proviendront des compagnies gazières et pétrolières. Ne cherchez pas de représentants des citoyens ou bien des représentants des énergies vertes. Comme l'ÉES, ce nouveau comité aura la têche facile puisque les conclusions sont déjà formulées par le gouvernement Couillard. Sa tâche sera de faire avaler la couleuvre au peuple en lui faisant miroiter des bénifices économiques et la peur de manquer de pétrole. Pour reprendre les propos de Louis De FUnes dans le film "Les aventures de Rabbi Jacob" : "Mais il aime qu'on lui mente, le peuple !"

  • Pierre Vincent - Inscrit 20 janvier 2015 08 h 50

    Il faut boycotter un tel exercice aussi opaque...

    On ne connait pas encore les noms des experts ? Pas grave, eux non plus ne savent pas encore qu'ils participeront à cette table... Cela me rappelle la dernière consultation sur l'énergie, menée par le gouvernement Charest, à laquelle les citoyens étaient invités à participer, mais en ligne seulement. Il y avait des documents de consultation préparés par des experts, justement. Je me souviens du document sur l'efficacité énergétique, préparé par un journaliste scientifique spécialisé en énergie, qui affirmait qu'il n'y avait qu'un potentiel d'économies d'énergie de 2 % au Québec. Vraiment très édifiant comme exercice...

    • Jacques Patenaude - Abonné 20 janvier 2015 11 h 00

      On commence à mieux voir où s'en vont les libéraux: un gouvernement de technocrates qui décident pour le bon peuple. Ça me rappelle l'époque du BAEQ (Bureau d'aménagement de l'est du Québec) dirigé par un groupe d'imminents sociologues, économistes géographes et tout autre universitaires connexes. Ils avaient trouvés la solution pour la Gaspésie: fermer les villages jugés trop petits et trop couteux et concentrer la population dans les villes plus importantes comme Rimouski. Résultats une catastrophe dont on parle encore en Gaspésie.

      Le gouvernement des docteurs retraités veut administrer une médecine du passé: Un remède de cheval administré de force peu importe ce qu'en pense le patient.

  • Pascal Barrette - Abonné 20 janvier 2015 12 h 21

    Silo et pot

    En 2012 lors d'une conférence à Gatineau, Louis-Gilles Francoeur qui a consacré sa vie à la question environnementale, notamment au Devoir et au BAPE, implorait les politiciens de sortir de leur mentalité «silo». Chaque secteur, v.g. gaz, hydro, transport, ressources naturelles, maritime, prêche pour son clocher, ce qui donne lieu à une disparité des politiques, chaque filière ou secteur pratiquant le quant-à-soi. Il a donné comme exemple d'harmonisation possible des filières énergétiques une étude de la NASA qui démontre que le Québec a le potentiel d'alimenter toute l'Amérique du Nord en énergie par la seule filière éolienne en utilisant l'hydro-électrique comme régulatrice de l'inconstance éolienne.

    Dans la chute actuelle du prix du pétrole, le Canada «pétrophile» est en train de démontrer l'échec de ne pas se doter d'une solide politique multi-filières de l'énergie qui les optimiserait en harmonisant leurs multiples sources et usages. Il est vrai, comme le soulignent à propos certains commentateurs, que cette politique énergétique ne doit pas être entreprise ou laissée aux seules mains d'experts qui, elles aussi, plongent chacune dans leur «silo», parfois dans leur «pot» aux roses ou de vin.

    Pascal Barrette, Ottawa

  • Jean Bédard - Inscrit 20 janvier 2015 12 h 39

    Des experts... intéressés

    Selon ce qui a déjà été publié il y a quelques mois, les experts étaient principalement composés d'acteurs intéressés des dossiers énergétiques, comme des représentants de l'éolien en particulier. Pour des projets clé en main qui rapportent gros aux promoteurs, qu'il vente ou non. C'est Ti-cul Lachance qui paye.

    Si on était fier de cette "brochette" d'experts, elle serait divulguée depuis longtemps.

  • Emmanuel Denis - Inscrit 21 janvier 2015 16 h 57

    La politique énergétique doit s'articuler autour du marché des voitures électriques


    En pleine crise économique, le Québec qui est un leader mondial pour la production d'électricité doit miser sur le marché des voitures électriques pour enrichir son économie et dépolluer la province.

    Québec se doit d'installer des milliers de bornes électriques supplémentaires dans les centres urbains d'ici les 5 prochaines années et d'offrir des rabais aux acheteurs de voitures électriques pour stimuler l'achat de voitures électriques.

    Le gouvernement québécois doit être visionnaire avec le marché des voitures électriques comme l'ancien gouvernement Bourassa l'avait été avec la construction des barrages hydroélectriques à la Baie James au début des années 1970.

    Le gouvernement doit trouver un gros constructeur automobile comme Toyota, Mazda, Honda ou Nissan qui investirait dans la province pour construire une usine qui fabriquerait juste des voitures électriques. Une usine de voitures électriques au Québec stimulerait l'économie québécoise en créant des emplois, en vendant davantage d'électricité aux consommateurs de voitures électriques, en rentabilisant les bornes électriques déjà installées, en dépolluant la province et en réduisant énormément les coûts de santé reliés aux effets de la pollution sur la santé des Québécois et Québécoises !


    Le gouvernement québécois doit être à nouveau visionnaire cette fois-ci avec le marché des voitures électriques.

    • Denis Carrier - Abonné 22 janvier 2015 09 h 21

      Tout à fait d'accord avec vous. Je souhaite simplement que d'autres lecteurs prennent le temps de bien lire votre commentaire.
      En ce qui regarde «un gros constructeur automobile» je pense cependant qu'il faudrait plutôt s'associer à la petite entreprise norvégienne Think. La Norvège a les mêmes particularités que nous (hydroélectricité en abondance et petit pays) et c'est le choix qu'elle a fait (en plus de l'indépendance évidemment).
      Petit rappel: nous importons toujours pour environ 16 milliards par année de produits pétroliers, surtout destiné à nos voitures alors que nous avons des surplus d'électricité propre et renouvelable. Nous parler d'équilibre budgetaire sans considérer ce volet, c'est par fort.