Le port pétrolier de Cacouna rejeté par une majorité de Québécois

Plus de 70 % des Québécois seraient en désaccord avec la construction d’un port pétrolier à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent.

C’est du moins ce qu’indique un sondage SOM effectué pour plusieurs groupes écologistes, dont Nature Québec, la Fondation David Suzuki, Greenpeace et le Fonds mondial pour la nature.

Ainsi, sept Québécois sur dix s’opposeraient au projet de TransCanada dans le fleuve Saint-Laurent au large de Cacouna, reconnu comme un lieu de reproduction des bélugas, une espèce menacée.

D’autre part, une écrasante majorité des répondants, 87 %, estiment que le gouvernement du Québec devrait avoir le droit d’approuver ou de refuser le projet Énergie Est, et non seulement le gouvernement fédéral.

 

«Le test de la transparence»

Pour Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki, ce sondage montre que plus les Québécois sont informés sur le projet, plus ils le remettent en question. Il répète qu’Énergie Est ne réussit pas le « test de la transparence ».

Selon Christian Simard, directeur général de Nature Québec, le fait que 80 000 personnes aient signé la pétition « Sauvons nos bélugas », demandant l’arrêt définitif des travaux à Cacouna, vient prouver la véracité du sondage.

M. Simard estime par ailleurs que le gouvernement du Québec ne doit pas se contenter d’un simple mémoire à l’Office national de l’énergie en fin de processus. Il doit faire l’examen public approfondi du projet et se doter d’un droit de veto.

Quant à Marie-Claude Lemieux, directrice pour le Québec du WWF-Canada, ce sondage révèle qu’il n’y a pas « d’acceptabilité sociale » sur le projet et elle demande aux décideurs d’en prendre acte.

Le sondage a été réalisé entre le 5 et le 11 novembre, auprès de 1006 personnes.

11 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 24 novembre 2014 10 h 48

    Pour le bélugas ?

    Si c'est vraiment pour protéger les bélugas il faudra ausi interdire la chasse aux bélugas des Inuits? Car ces décès de bélugas ne sont pas hypothétique, mais bien réels et chaque année.

    • Benoît Gagnon - Inscrit 24 novembre 2014 12 h 34

      Qui vousa dit que c'était seulement une question faunique?

      Il existe en développement durable un principe qui s'appelle le principe de précaution. En d'autres termes, cela veut dire qu'on ne doit pas attendre une catastrophe pour tenter de l'éviter. Tout comme on ne saute pas en bas d'un gratte-ciel juste pour être sûr que c'est bien la mort qui nous attend au sol (même s'il s'agit d'une évidence statistique et scientifique)... On utilise alors notre principe de précaution et on ne saute pas.

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 24 novembre 2014 13 h 05

      Vous méconnaissez mal la culture des Inuits pour dire cela, monsieur Michaud.

    • Sylvain Auclair - Abonné 24 novembre 2014 13 h 06

      Les Inuit ne chassent pas les bélugas du Saint-Laurent. Pas plus qu'ils ne chassent les caribous de Gaspésie.

    • André Leblanc - Inscrit 25 novembre 2014 00 h 15

      Les Inuits y sont depuis des milliers d'années et pas un ne fut assez malin pour aller voir si il faisait plus chaud ailleurs.

    • Francois Parent - Inscrit 25 novembre 2014 06 h 24

      Vous mêler les affaires et ne considérer pas les risques. Un déversement de pétrole dans le St Laurent va non seulement tuer les bélugas mais la chaîne alimentaire. Les inuits ne sont pas assé nombreux pour compromettent l'existance de ceux-ci.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 25 novembre 2014 07 h 06

      Pour chasser les bélugas encore faut-il qu'il y en ait. S'ils disparaissent, la chasse sera terminée. La chasse jusqu'à l'extinction n'est pas le genre de chasse que les Inuits semblent pratiquer vue qu'il y en a encore. Ce qui n'est pas, semble-t'il, l'avenir prévisible ni pour les bélugas ni pour les Inuits si les travaux reprennent à Cacuna. Alors, devient évident que pas seulement une espèce sera mis en danger par cette folie, mais deux. Mais, quelle valeur devons-nous mettre à ces deux victimes devant la possibilité de faire de l'argent ?

      Bonne journée.

      PL

    • Jean-Pierre Lusignan - Abonné 25 novembre 2014 20 h 09

      Sauf erreur, les bélugas de la baie d'Hudson et de l'océan artique ne sont pas aussi menacés que les bélugas du fleuve St-Laurent. Les premiers seulement ne sont pas juridiquement considérés comme une espèce menacée.

  • André Leblanc - Inscrit 25 novembre 2014 00 h 25

    Les groupes écologisres.

    Qui les financent? Ils servent qui? David Suzuki 350K par année des maisons style manoir dont une sur une ile accessible par bateau seulement, naturellement. Il prétend qu'il y a trop de monde sur la planete et lui avec ses 5 enfants. M. Suzuki deviens tres vite vulgaire et arrogant si vous ne partagez pas son opinion.
    A quoi vous attendez vous comme résultat.
    Des recherches s'imposent sur ces groupes.

    70% 87% J'ai manqué les élections. J'aurais été incapable de repondre aux questions pcq je ne suis pas qualifié et ne mange pas de bélugas.

    • Sylvain Auclair - Abonné 25 novembre 2014 13 h 20

      Monsieu Suzuki a été animateur vedette de la télé pendant des décennies. J'imagine qu'il donne aussi des conférences. Je parierais qu'il ne reçoit pas un sou de sa fondation.

  • Sébastien Hains - Abonné 25 novembre 2014 10 h 06

    On en veut pas de l'oléoduc!!!

    Pas besoin d'être militant écologiste pour comprendre que le projet n'a pas de sens. C'est un projet qui n'a aucune logique autre que pécunière pour une minorité. Aucune logique! À part pour ceux qui vont faire de l'argent.
    700 km d'oléoduc à proximité et au travers du fleuve et des rivières? NON, NON et NON!!!