Rapport final du GIEC: il faut éliminer complètement les émissions de CO2

Les émissions de gaz à effet de serre devraient être réduites à néant d’ici la fin de ce siècle pour que le monde ait une chance de maintenir la hausse de la température moyenne sous un niveau considéré comme dangereux. 
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Les émissions de gaz à effet de serre devraient être réduites à néant d’ici la fin de ce siècle pour que le monde ait une chance de maintenir la hausse de la température moyenne sous un niveau considéré comme dangereux. 

Les changements climatiques sont presque entièrement le résultat de l’activité humaine et il se peut qu’il faille réduire à zéro les émissions de gaz à effet de serre durant ce siècle pour limiter leurs impacts, conclut le rapport du groupe d’experts en sciences climatiques de l’ONU.

Le quatrième et dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) rassemble les conclusions de trois rapports, publiés au cours des 13 derniers mois.

S’il ne contient donc pas de surprise, il souligne toutefois l’ampleur du défi que posent les changements climatiques en termes clairs.

Les émissions de gaz à effet de serre, qui proviennent principalement de l’utilisation des combustibles fossiles, devraient être réduites à néant d’ici la fin de ce siècle pour que le monde ait une chance de maintenir la hausse de la température moyenne sous un niveau considéré comme dangereux. Si l’on ne parvient pas à limiter ce réchauffement, les impacts sur l’humain et l’environnement pourraient être irréversibles, dit le rapport.

Hausse du niveau des océans, eaux océaniques plus chaudes et acides, fonte des glaciers dans l’Arctique et vagues de chaleur plus fréquentes et intenses: des conséquences sont déjà observables.

Le comité d’experts conseille aux décideurs le déploiement de technologies de récupération des émanations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pour parvenir à limiter le problème.

«La science a parlé, a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, au dévoilement du rapport à Copenhague. Il n’y a aucune ambiguïté dans leur message. Les leaders doivent agir. Le temps n’est pas de notre côté.»

Mais le rapport, déposé en amont de la conférence internationale sur le climat en 2015, donne aussi matière à espoir. Les outils nécessaires pour remettre la planète sur la bonne voie existent, mais il faut se défaire de la dépendance au pétrole et au charbon.

«Nous avons les moyens de limiter les changements climatiques, a assuré le président du comité, Rajendra Pachauri. Tout ce qu’il faut, c’est la volonté de changer, qui sera motivée par le savoir et la compréhension de la science des changements climatiques.»