Québec intimé de poursuivre TransCanada

Les environnementalistes reprochent à TransCanada d'avoir effectué des travaux sans autorisation dans le secteur de Cacouna.
Photo: Lawrence Côté-Collins Les environnementalistes reprochent à TransCanada d'avoir effectué des travaux sans autorisation dans le secteur de Cacouna.

Québec doit intenter une poursuite contre la pétrolière TransCanada en raison de travaux effectués sans autorisation dans le secteur de Cacouna, affirment des groupes environnementaux.

L’entreprise a effectué au printemps dernier des levés sismiques à la hauteur de Cacouna, dans l’habitat du béluga du Saint-Laurent. Ces levés géophysiques comportent l’émission de bruit à un niveau pouvant atteindre 215 décibels, selon le collectif environnementaliste, qui a déposé une plainte formelle en ce sens auprès du ministre de l’Environnement David Heurtel.

« On espérait que Québec poursuive l’entreprise [car] ces travaux ont un impact direct sur les bélugas. Il est extrêmement important que Québec applique ses lois. Il ne peut abdiquer, il ne peut pas donner de passe-droit », a affirmé le directeur général de Nature Québec, Christian Simard, en entrevue. Il n’a pas été possible de joindre le ministre Heurtel mercredi soir.

En outre, l’entreprise albertaine a indiqué mercredi qu’elle déposerait jeudi le dossier de demande d’autorisation du projet Oléoduc Énergie Est auprès de l’Office national de l’énergie du Canada. Si le projet est approuvé par l’Office, les travaux de construction pourraient commencer en 2016, pour une entrée en service prévue en 2018.

6 commentaires
  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 30 octobre 2014 02 h 11

    Corrélation ?

    Est-ce que ces tests ont contribué à la mort des jeunes bélugas découverts ces dernières semaines ?

    Parce que leur mort n'a pas encore été élucidée par les autorités compétentes.

  • Marie-Claude Delisle - Inscrit 30 octobre 2014 04 h 27

    Continuons!

    Il faut tout faire pour bloquer les projets de Transcanada et d'Energie est. Ce pétrole ne représente que des risques puisqu'il est de plus en plus évident qu'il n'améne aucune retombée positive pour le Québec.

    Puisque ni l'ouest ni le sud n'en veulent et que nous ne sommes pas plus idiots à l'est, Harper n'aura plus le choix : le Nord... et la négociation avec les Russes...

  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 30 octobre 2014 11 h 22

    Je propose

    que les citoyens envoient une lettre ou courriel à leur député ** avec copie conforme à David Heurtel et au premier ministre Couillard.

    ** facile...allez sur le site de l'Assemblée nationale pour trouver leurs adresses.

    • Gilles Théberge - Abonné 30 octobre 2014 17 h 28

      Je n'écrirai pas à David Heurtel. Je ne suis pas certain qu'il comprendrait.

  • Hélène Paulette - Abonnée 30 octobre 2014 13 h 15

    La voie à suivre...

    Il faut intenter des poursuites pour obliger les gouvernements à respecter l'environnement.

  • Damien Tremblay - Inscrit 30 octobre 2014 14 h 05

    Qui ne dit mot consent!

    C'est le seul commentaire possible devant le silence du ministre Heurtel. Le gouvernement Couillard a de toute évidence un préjugé EXTRÊMEMENT favorable à l'industrie pétrolière.

    De la même façon que le gouvernement Charest avait un préjugé EXTRÊMEMENT favorable et une complicité coupable envers l'invasion barbare du gaz de schiste.

    Les Libéraux restent parfaitement fidèles pour maintenir le cap servile envers le néolibéralisme carnassier.