La responsable du dossier climat à l’ONU met en garde le Québec et le Canada

Les partisans de l’exploitation du pétrole des sables bitumineux comme le Québec et le Canada voguent à contre-courant dans une économie mondiale qui sera de moins en moins dépendante aux énergies fossiles. Tel est l’avertissement qu’a servi vendredi la plus haute responsable du dossier climatique aux Nations Unies, Christiana Figueres, dans une entrevue exclusive accordée au Devoir.

«Qu’il s’agisse du Canada ou de toute autre juridiction, la situation est la même. La tendance lourde à l’échelle de la planète consiste à se diriger vers une économie à faible emprunte carbone. Cette transition est irréversible», a affirmé la secrétaire exécutive de la Convention cadre des nations unies sur les changements climatiques, qui était de passage à Montréal quelques jours après les conclusions du Sommet 2014 sur le climat de New York.

Dans ce contexte, favoriser l’exploitation pétrolière et la construction des pipelines nécessaires pour le transporter revient à se condamner à une «vieille économie» appelée à devenir, à moyen terme, totalement caduque. Encourager un projet de pipeline comme Énergie Est, ainsi que le fait Québec, serait donc incongru? «Il y a assez d’analyses qui démontrent les risques de poursuivre les investissements dans les énergies fossiles, a-t-elle rappelé. Vous devez donc décider si vous voulez vous situer du bon côté de l’Histoire et du bon côté de la logique économie.»

 

L’entrevue complète et un dossier post-Sommet sur le climat à lire samedi sur LeDevoir.com.