Les travaux de forage vont se poursuivre, annonce Philippe Couillard

Le site du port de Cacouna
Photo: Lawrence Côté-Collins Le site du port de Cacouna

Les forages de l’entreprise TransCanada au large de Cacouna sur le fleuve Saint-Laurent sont nécessaires et se poursuivront, a tranché le premier ministre Philippe Couillard, mercredi.
 

En point de presse à l’Assemblée nationale, le premier ministre a dit prendre acte de la décision de la Cour supérieure qui a ordonné la veille l’arrêt des travaux jusqu’au 15 octobre à la demande de groupes écologistes alarmés par le sort réservé aux bélugas prêtes à mettre bas et leurs petits.

Mais au delà de cette date, les travaux vont reprendre parce qu’ils sont «absolument» requis pour caractériser les sols et faire une évaluation environnementale du projet, a déclaré le premier ministre.

«Il faut les décaler dans le temps compte tenu de l’information nécessaire sur la question des bélugas, mais à ce que je sache, on ne dit pas qu’il ne faut pas les faire», a dit M. Couillard au sujet de l’injonction émise par le tribunal.

«Ce sont des forages, [il] faut le répéter, qui sont nécessaires parce qu’il faut faire une évaluation environnementale», a-t-il ajouté.
 

Des améliorations promises

 

Le premier ministre a promis d’apporter des changements pour améliorer la «fluidité» des échanges entre le ministère québécois de l’Environnement et Pêches et Océans Canada dans la gestion du processus.

Par le biais des forages, une évaluation environnementale du projet sera soumise à l’Office national de l’énergie et une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) sera menée en parallèle.

«Ce ne sont pas des travaux qui visent à faire le projet, c’est bien important de l’expliquer, ça fait partie de l’information nécessaire pour avoir une évaluation environnementale du projet qui elle-même va être déposée à l’Office national de l’énergie du Canada. Pendant ce temps, on va faire, nous, un BAPE qui va être également déposé comme argumentaire québécois devant la même instance», a expliqué le premier ministre.

Dans son jugement, la Cour supérieure écorche le ministre de l’Environnement, David Heurtel, en suggérant qu’il ne s’est pas préoccupé de l’effet des travaux de TransCanada sur les populations de bélugas, une espèce menacée.

À New York pour la semaine du climat, M. Heurtel n’était pas en Chambre mercredi pour défendre ses décisions dans ce dossier.

La société TransCanada souhaite exporter du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta avec son projet d’oléoduc Énergie Est, via un terminal maritime à Cacouna. Le projet a été soumis à l’Office national de l’énergie.