Forte augmentation du gaz à effet de serre en 2013

Photo: NASA

La teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone a atteint un nouveau sommet en 2013, en raison de l’augmentation de la pollution d’origine humaine, a prévenu mardi l’agence météorologique des Nations unies.

 

Dans son rapport annuel publié mardi, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) indique que la concentration de dioxyde de carbone — le gaz à effet de serre qui est principalement tenu pour responsable du réchauffement de la planète — a atteint 396 parties par million (ppm) l’an dernier, la plus forte augmentation annuelle notée en trois décennies.

 

Cela correspond à une hausse de 2,9 ppm comparativement à l’année précédente et de 42 pour cent par rapport aux niveaux de 280 ppm mesurés avant l’âge industriel. Les concentrations de 2012 étaient elles-mêmes en hausse de 2,2 ppm depuis un an.

 

«Nous savons sans le moindre doute que notre climat change et notre météo devient plus extrême en raison de l’activité humaine comme la consommation de combustibles fossiles, a dit le secrétaire-général de l’OMM, Michel Jarraud. Le temps ne joue certainement pas pour nous.»

 

Le rapport ajoute que l’acidification des océans, qui survient quand les océans absorbent davantage de carbone, «semble sans précédent au moins depuis 300 millions d’années».

 

Les conséquences que l’acidification des océans sont très néfastes pour les organismes calcifiants tels que les coraux, les algues, les mollusques et certains planctons. En général, les organismes marins subissent une réduction de leurs taux de survie et de développement de même que l’altération de leurs fonctions physiologiques.

 

L’acidification provoque aussi une diminution de la biodiversité.

 

L’OMM précise que que le forçage radiatif, qui a pour effet de réchauffer le climat, s’est accru de 34 pour cent entre 1990 et l’an dernier à cause des gaz à effet de serre persistants.

 

Après le dioxyde de carbone, le méthane est le gaz qui a le plus grand impact sur le climat. Les concentrations atmosphériques de méthane ont atteint un sommet de 1824 parties par milliard en 2013, un bond de 153 pour cent par rapport aux niveaux pré-industriels de 700 parties par milliard.

 

Environ 40 pour cent des émissions de méthane sont de source naturelle, tandis le reste provient notamment de l’élevage du bétail, de la culture du riz, de la consommation de combustibles fossiles, des dépotoirs et de l’incinération, dit l’OMM.