Junex s’apprête à faire de nouveaux forages en Gaspésie

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L’entreprise Junex a annoncé mercredi avoir fait l’acquisition de nouveaux équipements en prévision de forages exploratoires pétroliers prévus cet automne en Gaspésie, une région qui lui apparaît très prometteuse.

Une nouvelle foreuse permettra à l’entreprise de réaliser des forages horizontaux pouvant atteindre une profondeur de plus de 3000 mètres, dans un secteur nommé Galt, situé à l’ouest de Gaspé, dont Junex contrôle les permis d’exploration.

Selon ce qu’a fait valoir la société, pas moins de quatre forages sont prévus au cours des prochains mois dans cette seule région. Le gouvernement du Québec — troisième actionnaire de l’entreprise par l’entremise d’Investissement Québec — a d’ailleurs déjà accordé à Junex le permis nécessaire pour réaliser son projet de forage Galt #4.

« La plupart des équipements de forage sont déjà en attente près de notre site de forage tandis que certains autres équipements et fournitures sont présentement en cours de mobilisation », a précisé mercredi son président, Peter Dorrins, par voie de communiqué.

L’entreprise entend utiliser un puits foré en 2012 à plus de 2000 mètres de profondeur. Mais, cette fois, le forage sera dévié à l’horizontale, en direction d’un autre puits foré en 2003. Réalisé à l’époque en partenariat avec la filiale Hydro-Québec Pétrole et gaz, ce dernier avait permis de détecter la présence de pétrole et de gaz naturel.

M. Dorrins a aussi rappelé qu’un récent « essai de production » sur un puits voisin « a permis de produire un débit initial de 180 barils de pétrole par jour ». Ce secteur de la Gaspésie a d’ailleurs été ciblé à plusieurs reprises par des travaux d’exploration au cours des dernières décennies. Les premiers essais remontent aux années 1940. Quelques milliers de barils d’or noir ont même déjà été pompés par Junex dans le cadre de ses recherches.

Selon une évaluation de la firme texane Netherland, Sewell and Associates, le sous-sol du secteur pourrait contenir 330 millions de barils d’or noir. Environ 15 % de la ressource pourrait être extraite, a déjà expliqué au Devoir M. Dorrins. Cela représente un potentiel de « 31 millions de barils » pour Junex, qui détient un intérêt de 70 % dans le projet Galt.

À la lumière des résultats obtenus jusqu’ici par les pétrolières à la recherche de sources d’énergie fossiles, la Gaspésie semble d’ailleurs présenter le potentiel le plus prometteur au Québec. Elle est tapissée entièrement de permis d’exploration, contrôlés essentiellement par Junex ou Pétrolia. Les deux entreprises ont déjà pompé du pétrole dans la région, ce qui n’est pas le cas dans l’île d’Anticosti.

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