Les pétrolières s’activent en Gaspésie

Le puits de forage Galt #4, près de Gaspé
Photo: Thierry Haroun Le puits de forage Galt #4, près de Gaspé

Les pétrolières s’activent de nouveau en Gaspésie. Alors que Québec commence à peine une évaluation environnementale de la filière des hydrocarbures, l’entreprise Junex entend mener au moins quatre forages au cours des prochains mois à l’ouest de Gaspé. Pétrolia pourrait aussi commencer bientôt un forage sur le territoire de la municipalité, malgré la controverse.

 

Selon ce qu’a expliqué lundi au Devoir le président et chef de la direction de Junex, Peter Dorrins, l’entreprise fonde beaucoup d’espoir sur son projet nommé Galt. « Nous croyons qu’il s’agit du projet pétrolier le plus avancé au Québec en matière de connaissances géologiques et d’ingénierie, ainsi qu’en matière de délimitation de la structure, de puits forés et de potentiel de ressource », a-t-il souligné.

 

Ce secteur a d’ailleurs été ciblé à plusieurs reprises par des travaux d’exploration au cours des dernières décennies. Les premiers essais remontent aux années 1940. Quelques milliers de barils d’or noir ont même déjà été pompés par Junex dans le cadre de ses recherches.

 

Quatre millions par puits

 

Le gouvernement du Québec — troisième actionnaire de l’entreprise par l’entremise d’Investissement Québec — vient d’accorder à Junex le permis nécessaire pour réaliser son projet de forage Galt #4. Celui-ci sera mené dans un secteur situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gaspé. L’entreprise entend utiliser un puits foré en 2012 à plus de 2000 mètres de profondeur. Mais cette fois, le forage sera dévié à l’horizontale, en direction d’un autre puits foré en 2003. Réalisé à l’époque en partenariat avec la filiale Hydro-Québec Pétrole et gaz, ce dernier avait permis de détecter la présence de pétrole et de gaz naturel.

 

Peter Dorrins, qui a été chef Exploration chez Hydro-Québec Pétrole et gaz de 2003 à 2006, a souligné lundi que l’objectif est maintenant de traverser des « fractures » géologiques naturelles afin de « préciser le potentiel » pétrolier du secteur. Cela pourrait permettre de s’approcher d’une « production commerciale ».

 

Même s’il s’agit de forages horizontaux, M. Dorrins a dit qu’il n’est pas question de mener des opérations de fracturation ou des « tests d’injectivité ». Pétrolia a déjà réalisé de tels tests dans la région. Ceux-ci consistent en l’injection de liquides sous haute pression dans le sous-sol, afin de fracturer la roche.

 

Junex prévoit commencer les opérations de forage « à la fin de l’été ou au début de l’automne », a par ailleurs indiqué le président et chef de la direction. Et ce n’est que le début d’une nouvelle phase de forages. Après Galt #4, d’autres puits sont déjà prévus. L’entreprise a d’ailleurs déposé une demande afin de forer un autre puits à l’horizontale. Deux autres pourraient suivre, en fonction des résultats de l’exploration et de la capacité à financer le tout. Pour le seul puits Galt #4, Peter Dorrins évalue les coûts à quatre millions de dollars. La facture pourrait grimper à sept millions pour chacun des puits suivants.

 

Mais Junex estime que les données sur le potentiel pétrolier justifient les investissements projetés. Selon une évaluation de la firme texane Netherland, Sewell and Associates, le sous-sol du secteur pourrait contenir 330 millions de barils d’or noir. Environ 15 % de la ressource pourrait être extraite, a expliqué M. Dorrins. Cela représente un potentiel de « 31 millions de barils » pour Junex, qui détient un intérêt de 70 % dans le projet Galt.

 

À la lumière des résultats obtenus jusqu’ici par les pétrolières à la recherche d’énergie fossile, la Gaspésie semble d’ailleurs présenter le potentiel le plus prometteur au Québec. Elle est tapissée entièrement de permis d’exploration, contrôlés essentiellement par Junex ou Pétrolia. Les deux entreprises ont déjà pompé du pétrole dans la région, ce qui n’est pas le cas sur l’île d’Anticosti.

 

Travaux à Gaspé

 

Pétrolia, justement, pourrait finalement forer sous peu un nouveau puits sur le territoire de la municipalité de Gaspé. Son maire Daniel Côté vient tout juste d’ouvrir la porte au retour des foreuses en soulignant que la pétrolière pourrait se conformer à la réglementation en place. Inquiets de la reprise des forages, des citoyens de Gaspé devaient d’ailleurs interpeller leurs élus lundi soir, dans le cadre du conseil municipal.

 

Selon les informations disponibles lundi, le nouveau forage horizontal situé à deux kilomètres du centre-ville pourrait être lancé d’ici l’automne. Pétrolia n’a toutefois pas répondu aux questions du Devoir.

 

Ce forage nommé Haldimand #4 est bloqué depuis un an et demi en raison de l’adoption par la Ville d’un règlement sur la protection de l’eau potable. Pétrolia a contesté ce règlement devant la Cour supérieure, qui lui a donné raison en février dernier. Mais Gaspé a porté la cause en appel et le litige n’est toujours pas réglé.

 

La municipalité estime en outre que Québec doit présenter son propre règlement afin de fixer des règles pour les communautés qui doivent vivre avec les projets d’exploration pétrolière ou gazière. Mais au cabinet du ministre de l’Environnement David Heurtel, on n’a donné aucune précision lundi au sujet de la présentation éventuelle de ce règlement attendu depuis des mois.

 

Quant à l’évaluation environnementale sur les hydrocarbures annoncée ce printemps, les résultats ne sont pas attendus avant l’année prochaine. Pour le moment, il n’existe au Québec aucune loi spécifiquement conçue pour encadrer l’exploration pétrolière et gazière. Le gouvernement de Philippe Couillard prévoit déposer un projet de loi à cet effet à l’automne 2015.

24 commentaires
  • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 8 juillet 2014 02 h 22

    pourquoi forer a l'horizontal

    Je ne sais pas si ma qiestion est bête mais pourquoi au fait on fait des forrages a l'horizontal et non àla verticale? Surtout si le forage se retrouve ainsi prêt des lieux habité.

    Si c est parce que la ressource est sur l'horizontale, on peut pas commencrr de l'autre côté.

    Comme vous le voyez je fivure mal le procédé. Peut-on m'éclairer svp?

    • Yvan Dutil - Inscrit 8 juillet 2014 07 h 31

      Les forage horizonthaux permettent de suivre la strate géologique ou se trouve le pétrole. Cela permet d'extraire plus de pétrole du même gisement et limite le nombre d'instalation de forage.

    • Bernard Duplessis - Inscrit 8 juillet 2014 08 h 58

      Il permet aussi à fracturer la roche pour en extraire le pétrole ou le gaz de schiste. Ce qui vient d'être interdit en Allemagne parce que cela pourrait contaminer la nappe phréatique.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 8 juillet 2014 13 h 07

      «Ce qui vient d'être interdit en Allemagne parce que cela ""pourrait"" contaminer la nappe phréatique»

      Mais attendant la certitude totale on a quoi?

      «l'expropriation d'une douzaine de villages, près de Cologne. Le groupe espère extraire de cette mine à ciel ouvert 1,3 milliard de tonnes de lignite jusqu'en 2045»
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/03/11/2000

      En elle augmente sa pollution par l'augmentation de combustion de charbon et lignite tout en laissant poiroté ses centrales au gaz, pourtant mieux adaptées aux variations de l’énergie solaire et éolienne.
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/08/23

    • Bernard Duplessis - Inscrit 8 juillet 2014 15 h 12

      On fait quoi? Est-ce qu'on est obligé de risquer la contamination de l'eau potable? Non.

      Quand y a eu la dernière guerre mondiale, les alliés se sont virés sur un dix cents.

      Alors on peut faire quoi?

      Si on était sur le bord de la catastrophe (j'veux dire un pied dedans) comme ce fut le cas lors de la guerre 39-45, bien on se grouillerait le popotin. Mais là, y a pas de presse parce que ça paraît pas et que ça rapporte. C'est le propre du néolibéralisme de saccager pour faire du cash. Du cash absolument du cash.

      Investissons aujourd'hui dans les énergies propres et cela va rapporter croyez-moi. Nous avons le potentiel créatif.
      Le problème c'est qu'on a des politiciens mous et achetables, qui gouvernent pour des mandats de 4 ans, alors tout ce qu'ils pensent c'est de tirer profit du système autant qu'ils le peuvent (voir Bolduc et bien d'autres) et de se faire réélire pour avoir leur pension à vie après 6 ans de vie publique (à temps partiel ou à temps plein?).

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 juillet 2014 14 h 16

      M. Duplessis, pour la question climatique il n’y a aucun moyen de se virer sur un dix cennes.

      Et quand on le fait en temps de guerre on ne demande pas l’approbation des groupes d’intérêts…

      Et là vous déviez sur les régimes de retraite des politiciens pour discuter de la mise en valeur de nos propres ressources naturelles. Manifestement l’intérêt personnel vous guide dans l’appréciation de la chose!

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 juillet 2014 14 h 31

      Tout comme la France a son industrie nucléaire qui fait office de mammouth qui ne veut pas se faire bousculer, l’Allemagne a une industrie charbonnière qui à de fortes influences sur les autorités politiques. Et pas de doute que ceux qui manipulent ces influences font tout leur possible pour qu’elles soient le moins visible possible.

      «L'industrie charbonnière pèse encore très lourd du point de vue de l'emploi et de l'influence politique : le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le plus peuplé (23 % de la population allemande) et le plus fort contributeur au PIB (22 %), est le plus charbonnier avec les mines de lignite et de charbon du bassin de la Ruhr. L'Allemagne est le premier producteur mondial de lignite, utilisé pour produire 25,8 % de son électricité en 2013 contre 23 % en 2010 ; cette production d'électricité à base de lignite est passée de 146 TWh en 2010 à 162 TWh en 2013, niveau record depuis 1990, lorsque les centrales de l'ex-RDA tournaient à plein régime. Un signe flagrant de la persistance de cette culture charbonnière est que dans les statistiques allemandes l'unité « TEP » (tonne équivalent pétrole) n'est que rarement utilisée : les allemands lui préfèrent la TEC (tonne équivalent charbon, en allemand : SKE, Steinkohleeinheit). Il est à noter que les émissions de CO2 des centrales au lignite sont très élevées : 980-1 230 g CO2/kWh, contre 410-430 g CO2/kWh pour les centrales à cycle combiné gaz par exemple»

      http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_

    • Jean-Yves Arès - Abonné 9 juillet 2014 14 h 31

      A noter, si la lignite, plus polluante que le charbon, représente 25.8% de production électrique, et le charbon lui en représente un 19.7% supplémentaire. Ce qui donne 45.5% pour la part des plus mauvaises sources de productions possibles.

      Part des ultra-polluants qui est en augmentation de 4% sur trois ans. Croisé avec le recule de 6.8% du nucléaire, mais croisé aussi avec l’augmentation de la part du renouvelable de 6.8%.

      La moins qu’on puisse dire, et ce n’est pas le potentiel créatif des Allemands qui manque, ni de les énergies et de l’énorme effort économique qu’ils y ont mit, les solutions au remplacement des énergies fossile ni simple, ni même en vue.

  • Johanne Dion - Inscrit 8 juillet 2014 07 h 05

    @ Rémi

    Les veines géologiques qui contiennent les hydrocarbures s'étendent habituellement plus ou moins à l'horizontal. On fore dans la même direction pour aller extraire la ressource sur une plus grande surface que possible. On peut ainsi aller exploiter SOUS les milieux habités.

    Aussi, on fore près des lieux habités parce que l'accès est plus aisé: les routes d'accès sont plus près et déjà là. Donc les foreurs ont moins de routes à construire.

    L'idée, c'est d'extraire le plus que possible en dépensant le moins que possible. La fracturation hydraulique, c'est très coûteux, çà ne produit pas beaucoup, et la durée de vie utile d'un puits est très courte. C'est pourquoi l'industrie, pour justifier un champ d'exploitation, doit continuellement fracturer des nouveaux puits ou refracturer ceux qu'elle a déjà foré.

  • Bernard Plante - Abonné 8 juillet 2014 08 h 02

    La charrue avant les boeufs

    Commençons par forer, les lois et les études environementales viendront plus tard! Comme si le pétrole allait s'enfuire si on attendait un peu de faire les choses dans le bon ordre.

    Il semble bien que les quatre prochaines années nous en ferons voir de toutes les couleurs... Que le party commence, les valves sont grandes ouvertes.

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 8 juillet 2014 08 h 31

      LES DEUX VONT DE PAIRE ?
      En effet, s'il n'y a pas suffisamment d'hydrocarbures lors de l'exploration, il n'y aura pas d'exploitation, pas de richesses pour payer nos programmes sociaux, ni de revenus tirés par l'état pour payer les autres fonctionnaires qui font les études et les inspections, etc.

    • Bernard Plante - Abonné 8 juillet 2014 11 h 24

      Parce que vous comptez là-dessus pour payer les programmes sociaux?

      Décidément, les gens sont bien naïfs de croire que l'avenir financier du Québec dépend de ce mirage de pétrole. Si jamais il y a du pétrole à exploiter (ce qui reste à prouver), le gouvernement retirera au mieux l'argent qu'il aura «investi» pour financer le développement par le privé.

      Au final, si jamais un profit est dégagé de cette aventure, le profit net ira majoritairement aux pétrolières qui, sans l'aide du gouvernement n'auraient même tâté le terrain car trop risqué. Aventure trop risquée pour le privé mais bizarrement lorsque l'argent provient des contribuables, il n'y a plus de problème et on peut aller de l'avant.

      Si le jeu en vaut vraiment la chandelle, pourquoi le privé n'assume-t-il pas TOUS les coûts? Et ne venez pas me dire que c'est parce qu'ils ne sont pas assez riches!...

    • Benoît Gagnon - Inscrit 8 juillet 2014 12 h 21

      @M. Tremblay

      L'argent des hydrocarbure reste dans les poches des compagnies pétrolières et de leurs actionnaires. En fait, le seul salaire que vous payez, c'est celui des actionnaires et des dirigeants des compagnies ainsi que tous leurs avantages sociaux.

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 8 juillet 2014 18 h 36

      Quelles sont les provinces qui payent la péréquation au Canada ?

    • Bernard Plante - Abonné 9 juillet 2014 08 h 38

      Bon. Encore la péréquation qui revient lorsqu'on n'a plus d'arguments. Toujours la même vieille rengaine. Décidément, il faudrait un jour tenter de trouver autre chose pour nous convaincre que le Canada est un pays qui avantage le Québec, mais j'avoue que cela doit être assez difficile à trouver!

      1- Le Québec paie annuellement un montant d'impôt qui lui est EN PARTIE retourné sous forme de péréquation. Il s'agit donc de notre propre argent qui nous est retourné sous une autre forme et qui, au passage, sert d'argument de marketing aux fédéralistes qui veulent nous faire croire que nous ne pourrions vivre sans le Canada;

      2- La péréquation représente une compensation PARTIELLE pour les désagréments d'évoluer au sein d'un système qui nous désavantage constamment sur quasiment tous les plans (parlez-en à un constitutionnaliste);

      3- L'Alberta génère actuellement beaucoup d'argent avec son pétrole mais il y a une bonne raison à cela: elle ne paie pas (encore) pour les dommages causés à l'environnement. Si ces dommages étaient pleinement assumés, une bonne partie des profits actuels s'envoleraient. D'ailleurs, le Québec aurait tout avantage à sortir du Canada avant que ces coûts aient à être remboursés car alors on verra bien qui paie de la péréquation à qui...

  • Albert Labranche - Inscrit 8 juillet 2014 08 h 26

    Nous serons a la caisse pour empocher.

    Le gouvernement du Québec — troisième actionnaire de l’entreprise par l’entremise d’Investissement Québec

    Actionnaire dans Pétrolia.

    Contrairement aux éoliennes ces investissements rapporteront des $$$

    • Sylvain Auclair - Abonné 8 juillet 2014 12 h 10

      Vous êtes bien naïf.

  • Frank Tang - Inscrit 8 juillet 2014 10 h 47

    discussions futiles en situation d'urgence

    Les gens s'inquiètent sur les techniques de forage utilisées, sur le profit potentiel... et pourtant tout cela est bien futile face au climat qui pourrait basculer! Il est impératif de banir la combustion d'hydrocarbures et de se tourner vers des alternatives, et pas dans quelques années!

    Le réchauffement ne suit pas une fonction linéaire! Plusieurs croient que ça se rapproche plutôt d'une fonction exponentielle!! Il est évident que les décideurs qui choisissent l'argent plutôt qu'un climat stable ne réalise pas la portée de leurs décisions, ces forages ne devraient jamais avoir lieu! Montrons la voie à suivre plutôt que d'emprunter le chemin arpenté dans la mauvaise direction! La seule voie menant vers un futur viable passe par le banissement immédiat des énergies fossiles.

    • Bernard Plante - Abonné 8 juillet 2014 11 h 29

      En espérant que M. Labranche ci-dessus lira votre commentaire car pour lui comme beaucoup d'autres le mirage de l'argent, même s'il est loin d'être avéré, se suffit à lui-même.

    • Frank Tang - Inscrit 8 juillet 2014 13 h 29

      Vous avez bien raison M.Plante... :(

    • Jean Jacques Roy - Abonné 8 juillet 2014 15 h 15

      Votre commentaire est tout à fait le raisonnement que devrait tenir nos gouvernements. Malheureusement notre démocratie est malade. À Ottawa, le gouvernement appuie et fait la promotion du pétrole albertain pour son exportation vers le Pacifique et maintenant vers en direction du Saint-Laurent, et du Golfe! Les scientifiques, les peples autochtones, le mouvement écologique et les citoyens éclairés dénoncent et s'opposent, mais le gouvernement conservateur continue de favoriser les intérêts privés des pétrolières au détriment du bien commun et des intérêts collectifs.
      Dans ce contexte, on aurait attendu du gouvernement du Québec d'exercer un droit de véto pour s'opposer à la construction du fameux pipeline de Trans-Canada et de même empêcher ce fameux terminal que les pétrolières veulent ériger à Cacouna! Non seulement le gouvernement du Québec s'écrase devant Ottawa et les pétrolières, il en rajoute une couche. Malgré les réserves des populations concernés et de nombreuses municipalités, Québec s'engage à son tour à subventionner l'exploitation du pétrole au profit de Petrolia et Junex! Sinon, que fait-on en Gaspésie? Et pourquoi Anticosti? Notre démocratie tant au fédéral est malade! Aucun de nos gouvernements n'a reçu le mandat de la population dans le sens du laissez-faire aveugle actuel!