Chaleur record en mai sur Terre

Le thermomètre planétaire vient de battre un nouveau record à la hausse. Le mois de mai de cette année a en effet été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés de températures en 1880, a révélé lundi l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Un signe de plus que le climat terrestre ne cesse de se réchauffer.

 

Les données scientifiques indiquent que la température moyenne à la surface du sol et des océans a atteint 15,54°C en mai, soit 0,74°C au-dessus de la moyenne de 14,8°C du 20e siècle. Ce fut également le 39e mois de mai consécutif et le 351e mois d’affilée que la température de la planète a été au-dessus de la moyenne du 20e siècle, a précisé la NOAA.

 

En fait, le dernier mois durant lequel le mercure était sous la moyenne du 20e siècle a été février 1985. Et la dernière fois que la température d’un mois de mai a été inférieure à la moyenne du 20e siècle remonte à 1976.

 

La NOAA a en outre rappelé que la température du mois d’avril 2014 a été à égalité avec celle de 2010, qui avait été la plus chaude enregistrée pour le même mois sur la planète depuis 1880.

 

Records en série

 

Les indices météorologiques pointant vers un réchauffement de la planète s’accumulent depuis quelques années. Les données scientifiques à ce sujet sont de plus en plus nombreuses et de moins en moins contestables.

 

D’ailleurs, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) notait ce printemps que l’année 2013 « se classe au sixième rang, ex aequo avec 2007, des années les plus chaudes jamais enregistrées, confirmant la tendance au réchauffement observée sur le long terme ». La température moyenne à la surface du globe, terres émergées et océans confondus, a été de 14,5 °C en 2013, soit 0,50 °C de plus que la normale calculée pour la période 1961-1990 et 0,03 °C de plus que la moyenne de la décennie 2001-2010, selon l’OMM.

 

Qui plus est, le XXIe siècle compte déjà 13 des 14 années les plus chaudes jamais observées et « chacune des trois dernières décennies s’est révélée plus chaude que la précédente, la décennie 2001-2010 battant tous les records », notait le rapport de l’organe de l’ONU. « Le réchauffement du climat ne marque aucune pause », avait alors insisté le secrétaire général de l’OMM, Michel Jarraud. Le réchauffement des océans, par exemple, « s’est accéléré et atteint de plus grandes profondeurs ».

 

Péril grandissant

 

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) est par ailleurs formel: les changements climatiques font déjà sentir leurs effets, mais le pire est à venir.

 

Or, l’humanité n’est pas outillée pour faire face aux changements majeurs qui sont à prévoir, selon les travaux du GIEC. Aggravation des événements météorologiques extrêmes, déclin de la survie des espèces animales et végétales, rendements agricoles modifiés, évolution des maladies, déplacements de population : les conséquences à venir du changement climatique sont pourtant de nature à déstabiliser la vaste majorité des équilibres actuels.

 

Afin d’éviter la tragédie climatique que la science nous annonce, il est impératif de réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre et même de viser leur quasi-élimination avant la fin du siècle, selon le GIEC. Un tel virage passe par une révolution dans notre façon de produire et de consommer l’énergie. Et celle-ci devra être lancée d’ici moins de 15 ans.

 

L’objectif de la communauté internationale est de parvenir, lors de la Conférence des Nations unies qui se tiendra en 2015 à Paris, à un accord mondial et contraignant permettant de contenir le réchauffement à 2°C d’ici 2100. Au-delà de ce seuil, les scientifiques estiment que des conséquences dramatiques seront inévitables. Un tel scénario déclencherait des « changements cataclysmiques », selon la Banque mondiale.

 

Actuellement, la trajectoire climatique place la terre sur un réchauffement de 4°C à 5°C au cours du présent siècle. De plus en plus de scientifiques estiment que l’objectif du 2°C est déjà hors d’atteinte.

 

Avec l’Agence France-Presse

26 commentaires
  • Guy Lafond - Inscrit 23 juin 2014 17 h 51

    En effets


    L'atmosphère se gorge de gaz à effet de serre, les températures augmentent et le soleil frappe très fort lorsqu'il est à son zenith. Les études se multiplient et le confirment.

    Mais le sol: se refroidit-il plus rapidement par contre? La nuit passée, je campais sous la tente et comme bien d'autres fois, je note à quel point la température dégringole rapidement entre 1h00 et 3h00 du matin en ce début d'été.

    C'est peut-être juste une impression.

  • Jacques D'aragon - Inscrit 23 juin 2014 18 h 02

    Qu'en termes délicat....

    "Les données scientifiques indiquent que la température moyenne à la surface du sol et des océans a atteint 15,54°C en mai, soit 0,74°C au-dessus de la moyenne de 14,8°C du 20e siècle."

    Le seul problème c'est qu'on ne peut en aucune façon mesurer une température moyenne en deux points de notre chère Terre; on aura beau multiplier les prises de température, en physique, moyenner deux ou plusieurs températures est équivalent à vouloir diviser par zéro en math; le résultat ne veut strictement rien dire. N'importe quel géophysicien vous le confirmera.
    J'aimerais bien qu'Alexandre fasse quelques efforts, critique et se pose des questions, plutôt que de se contenter de répéter les affirmations infondées des alarmistes.

    • Bernard Terreault - Abonné 25 juin 2014 08 h 44

      Le commentaire de M. D'Aragon est confus et contient des affirmations fausses que nul scientifique, ingénieur ou mathématicien n'appuierait, comme cette idée saugrenue que définir une température moyenne revient à diviser par zéro!

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 23 juin 2014 18 h 28

    Et nous alors ?!?

    Pour le moment, le réchauffement de la planète, c'est pour les autres.
    Nous, on dirait qu'on se dirige vers une période glacière.

  • Gilles St-Pierre - Abonné 23 juin 2014 19 h 03

    Le remède est à même les conséquences

    Puisqu'il est dit que : «l’humanité n’est pas outillée pour faire face aux changements majeurs qui sont à prévoir», ne trouverions pas là-dedans le remède idéal pour sauver la planète.

    Puisque nous n'avons jamais compris qu'aucune espèce animal ne peut proliférer autant que la nôtre et consommer autant de ressources sur un si petit territoire que cette planète, il s'avère que c'est toujours la nature qui a raison et qui reprend ses droits. En bout de ligne l'équilibre se rétablira d'une manière ou d'une autre mais ce sera probablement souffrant pour l'humanité mais ça, la nature n'en a rien à faire de notre confort.

    Le plus triste aura été l'extinction de trop d'espèces d'animaux splendides qui auront fait les frais de la trop grande dominance de la nôtre mais ainsi va la vie et elle tournera la Terre.

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 25 juin 2014 10 h 15

      Quand on dit "sauver la planète", c'est une métaphore, ce n'est pas la planète qu'il faut sauver, mais bien notre espèce.

    • Maxime St-Jacques - Inscrit 26 juin 2014 11 h 39

      Notre espèce est destructrice et je n'ai que faire de son niveau de confort!

  • Raymond Lutz - Inscrit 23 juin 2014 21 h 28

    Et sachez qu'avec une différence de 5C

    (plus froid) il y avait ici 1.5 km de glace au-dessus de nos têtes. Nous vivons une des plus grandes expériences scientifiques de l'histoire de l'humanité! Sauf que nous sommes dans l'éprouvette.

    • Emmanuel Rousseau - Inscrit 25 juin 2014 10 h 16

      ... et n'avons qu'une vie avant d'être "Game Over".