Les Premières Nations en Colombie-Britannique s’unissent contre Enbridge

Le président du Conseil de la nation haïda a affirmé que les Premières Nations de la Colombie-Britannique s’unissent pour contester devant les tribunaux le feu vert donné par le gouvernement fédéral au projet d’oléoduc Northern Gateway.

 

Peter Lantin a soutenu mercredi que le litige dépassera le seul cadre du projet proposé par la société Enbridge, de Calgary.

 

Il a fait valoir que le projet était maintenant devenu le point central du combat pour les droits des Autochtones dans une province où la Couronne se traîne les pieds depuis des générations relativement au règlement des revendications des Premières Nations.

 

M. Lantin a indiqué que le feu vert donné par Ottawa à Northern Gateway avait rassemblé les groupes autochtones de toutes nations derrière une vaste poursuite dont les détails doivent être annoncés dans les prochaines semaines.

 

La direction d’Enbridge s’attendait à des contestations devant les tribunaux, et a dit continuer à travailler «à faire participer les communautés autochtones afin de renforcer leur confiance».

 

Mais une analyse de marché de la CIBC qualifie l’approbation par le gouvernement fédéral de «largement théorique à ce moment-ci», et les actions d’Enbridge ont glissé en début de séance, mercredi, à la Bourse de Toronto, à la suite de l’annonce d’Ottawa.

4 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 19 juin 2014 10 h 47

    Loin d'être fait

    La compagnie doit remplis 209 conditions en plus de appels de toutes sortes...ce projet est encore purement théorique.

    Ce qui me fait un peu sourire c'est que si ces autochtones sont comme ceux du Québec ce sont de grands amateurs de moteurs à essence, 4 roues, motos, skidoo etc..et les valeurs écolos semblent bien disparues de leur quotidien.

    • Marie-M Vallée - Inscrite 20 juin 2014 06 h 34

      C'est que les autochtones ont adopté le modèle canadien et québécois depuis fort longtemps.

    • Bernard Plante - Abonné 20 juin 2014 11 h 19

      Moi ce qui me fait rire, ce sont les gens qui disent que pour avoir le droit de parler d'environnement il faudrait absolument se promener en charrette à cheval ou en traîneau à chien.

  • Danielle Caron - Inscrite 19 juin 2014 12 h 21

    Généralisation

    Ouais... Une belle généralisation à saveur de racisme et de clichés.

    Si vous prenez connaissance du dossier "Idle No More", vous vous rendrez compte que les Autochtones ne sont pas tous des vendeurs de cigarettes de contrebande.

    Par surcroît, les compagnies pétrolières sont connues pour "foncer dans le tas" même quand on les oblige à remplir 209 conditions. Cela ne les empêchera pas de se lancer dans l'action. Ce qui risque fort de les bloquer, ce sont tous les gestes posés par les douzaines d'organismes qui luttent en ce moment pour la protection de l'environnement, de concert avec les nations autochtones. Le Canadien et le Québécois moyens sont bien afalés dans leur fauteuil, apathiques et conduisent leur SUV et leur motoneige sans réagir.

    Les tribus autochtones qui vivent à proximité relative des sables bitumineux sont aux prises avec des taux de cancer comme nulle part ailleurs dans le monde. Je vous rappellerai aussi que notre cher Harper a donné aux pétrolières toute la latitude voulue pour qu'elles évitent de se conformer aux analyses environnementales qui pourraient démontrer les effets néfastes de ces exploitations sur les populations vivant à proximité.