Des citoyens marchent pour dénoncer les oléoducs

La marche vise aussi à sensibiliser les communautés aux différents projets d'oléoducs qui traverseront le territoire. Sur la photo: la ligne 9b d'Enbridge fait partie des projets dénoncés.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir La marche vise aussi à sensibiliser les communautés aux différents projets d'oléoducs qui traverseront le territoire. Sur la photo: la ligne 9b d'Enbridge fait partie des projets dénoncés.

Les citoyens qui avaient entamé une marche de 700 km, le 10 mai dernier à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, pour protester contre l’arrivée des oléoducs de sables bitumineux et l’exploitation des hydrocarbures au Québec sont arrivés samedi matin à leur destination, Kanesatake, dans les Laurentides.

 

Pendant plus d’un mois, ils ont suivi les tracés qu’emprunteraient les oléoducs Énergie Est de TransCanada et la ligne 9b d’Enbridge dans le but de sensibiliser les communautés concernées aux enjeux de ces projets qui achemineraient du pétrole extrait des sables bitumineux de l’Alberta vers le Québec et le Nouveau-Brunswick.

 

Les marcheurs estiment que leur initiative porte ses fruits, puisque plusieurs municipalités ont adopté des résolutions contre l’arrivée d’oléoducs sur leur territoire. Le porte-parole du groupe, Nicholas Ouellet, accuse par ailleurs les gouvernements fédéral et provincial d’être à la solde de l’industrie pétrolière.

 

Partie de Cacouna où TransCanada projette de construire un terminal pétrolier, la marche s’est terminée en territoire mohawk, parce que plusieurs communautés autochtones verraient leurs territoires traversés par l’oléoduc de TransCanada.

 

Cette marche des «Peuples pour la Terre Mère» se poursuivra maintenant en Ontario jusqu’au 22 juin, alors qu’elle prendra fin sur la colline parlementaire, à Ottawa.

10 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 16 juin 2014 00 h 46

    Par camion ?

    On entend des gens vouloir interdire le transport de pétrole par train, et aussi par oléoducs...il faudarit le transporter comment ? Par camion ?

    • Christian Méthot - Inscrit 16 juin 2014 07 h 18

      Ces personnes s'opposent a toute forme de développement économique, mais veulent bénéficier des services sociaux et de sante gratuits.

    • Bernard Duplessis - Inscrit 16 juin 2014 09 h 27

      come on... ça demande quand même un peu de réflexion...

    • Joey Hardy - Inscrit 16 juin 2014 13 h 09

      Ce pétrole est plus néfaste que le charbon. Qui plus est chaque dollar investi dans cette filière est de loin moins rentable que le même montant investi dans les énergies renouvelables. (Source: Le Devoir) Cela ne tient même pas compte de l'appauvrissement collectif causé par les émanations de CO2.

      Il faut faire la distinction entre pétrole issu des sables bitumineux et pétrole conventionnel. Pour le Québec, les deux sont une ponction dans notre économie. Les profits escomptés du passage de pipelines seraient dérisoires. Les risques sont par contre omniprésents. Il n'est pas de savoir s'il y aura des fuites, mais bien quand. Avec la qualité des ouvrages en cours pour la construction de pipelines neufs, rien ne laisse présager que le bilan sera moins lourd dans le futur. (plusieurs rapports font état de lacunes de fabrication majeures, notamment dans les soudures)

      Exploiter localement alors? Même si les réserves sont réelles, ce qui est plutôt grotesque comme estimation de capacité, elles ne constitueraient que notre consommation pour un an. Raser Anticosti pour un an de production m'apparait dérisoire.

      Il faut en venir à réaliser une seule chose: nous sommes des junkies du pétrole. Ce n'est pas en changeant la provenance de notre crack collectif que celui-ci sera moins dommageable.

      Les solutions existent et elles constituent une économie robuste basée sur un champ d'expertise que nous possédons déjà.

    • Benoît Gagnon - Inscrit 16 juin 2014 15 h 24

      @ M. Methot

      Le pétrole n'est un développement économique que pour la pétrolière qui l'exploite. C'est une dépense sociale et environnementale immense pour la société qui se traduit par une dépense économique importante.

    • André Michaud - Inscrit 16 juin 2014 20 h 32

      @ M.Hardy

      Ce n'est pas pour demain les usines qui fonctionnent avec des éoliennes ou du solaire.

      On alors voulez-vous un parc d'éoliennes pour chaque usine, ou des capteurs solaires couvrant des acres ?

      On a besoin d'autres technologies plus efficaces car les sociétés modernes exigent énormément d'énergie .

      Mais en attendant tout ou presque fonctionne au pétrole et on ne peut absolument pas s'en passer, même ceux qui pratiquent la simplicité volontaire...

    • Joey Hardy - Inscrit 17 juin 2014 16 h 30

      @ M. Michaud

      Les usines fonctionnent en grande partie grâce à l'électricité. Nous sommes en surplus jusqu'en 2020, puisque les É.U. consomment maintenant moins de notre électricité. Ceci n'a aucune incidence sur les sables bitumineux. Il y a par contre une incidence sur toutes ces minicentrales dans la mire du PLQ qui, au bout du compte, coûteront plus par kWh que les éoliennes.

      Une grande portion de notre consommation en pétrole est destinée aux véhicules personnels et le transport routier. Simplement utiliser le train ou modifier les camions pour consommer un mélange contenant peu de méthane ferait une énorme différence. Pour ce qui est des véhicules automobiles, nous pouvons très bien faire une transition au fil des ans vers des véhicules hybrides ou électriques à recharge rapide. Le smog, le bruit, la fiabilité et le CO2 produits tout au long de la durée de vie de nos engins d'une autre époque sont tous à considérer.

      Le film "Chercher le courant", qui a un titre bien réducteur, de Roy Dupuis, illustre une foule de façons de se départir du pétrole qui sont accessibles aujourd'hui. Une construction neuve écoénergétique consomme moins de 20% de l'électricité dédiée au chauffage d'une résidence standard. Ce n'est pas rien.

      Ce pétrole est sale et constitue un pas en arrière. En terme d'investissement, le profit escompté est moindre que pour les énergies renouvelables. En terme de dépendance, il constitue une augmentation de l'offre, qui conduira inévitablement à une augmentation de la demande.

  • Alexandre Jolicoeur - Inscrit 16 juin 2014 10 h 15

    Pour un vrai développement

    Pour avoir pris le temps d’entendre ce qu’avais à dire ces marcheurs et je peux vous assurer qu’ils sont beaucoup plus « pour » que « contre ». Ils sont « pour » un développement véritablement durable, pour une économie verte, pour l’électrification des transports, pour le développement de l’achat locale,… Par contre ils sont contre la destruction massive du nord de l’Alberta (si massif que c’est même visible de l’espace), contre le fait d’assumer les déversements qui ne manqueront pas d’arriver et ce pour du pétrole qui sera en bonne partie voué à l’exportation. À ce titre il ne reste plus que quelques dinosaures qui croient que c’est par le développement des énergies fossiles que l’économie canadienne se développera. Ils en oublient le syndrome de l’économie hollandaise. Même Christine Lagarde, à la tête du F.M.I. (on est loin des gauchistes verdoyants là!) nous met en garde contre les effets désastreux qu’aurait l’augmentation des G.E.S. sur nos économies. Est-il besoin de rappeler à quel point les sables bitumineux sont des grands émetteurs de G.E.S.? Malheureusement, au pays d’Harper, l’aveuglement volontaire est devenu une règle et les précédents commentaires en sont symptomatiques.

  • Sylvain Rivest - Inscrit 17 juin 2014 14 h 58

    tant d'énergie gaspillée dans la recherche, l'exploitation et l'exploration pétrolière.
    Quand on sait qu'il n'y a pas d'avenir dans cette énergie sale.

    Les seuls bénifices sont pour une poignée d'hommes d'affaire et de politiciens vereux.

    On devrait tous sortir et marcher sur le parlement!
    Mais y a pas de danger, le peuple dort au gaz...

  • Louise Poulin - Abonnée 17 juin 2014 18 h 37

    un sujet qui fait jaser


    Mais je me demande toujours que ferez vous demain pour réduire votre comsommation personnelle? Quand je pose cette question, bizarre, je n'ai pas de réponse?