Climat: le monde s’éloigne de la solution

Une route longeant un champ pétrolifère près de Lost Hills, en Californie. Les États-Unis, qui connaissent un boom d’exploitation de pétrole et de gaz de schiste, refusent catégoriquement de se faire imposer une cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Photo: David McNew - Agence France-Presse Une route longeant un champ pétrolifère près de Lost Hills, en Californie. Les États-Unis, qui connaissent un boom d’exploitation de pétrole et de gaz de schiste, refusent catégoriquement de se faire imposer une cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Si l’humanité souhaite éviter la tragédie climatique que la science nous annonce, il est impératif de réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre et même de viser leur quasi-élimination avant la fin du siècle. Pour le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), un tel virage passe par une révolution dans notre façon de produire et de consommer l’énergie. Et celle-ci devra être lancée d’ici moins de 15 ans.

 

Dans un nouveau rapport complétant la plus importante synthèse scientifique sur le climat réalisée à ce jour, le GIEC constate que les émissions de gaz à effet de serre (GES) « ont progressé plus rapidement entre 2000 et 2010 qu’au cours de chacune des trois décennies précédentes ».

 

Cette hausse historique, attribuable essentiellement à la combustion accrue d’énergies fossiles comme le charbon et le pétrole, s’est concrétisée malgré « un nombre croissant de politiques de réduction » des GES, peut-on lire dans le rapport Changements climatiques 2014: atténuation du changement climatique, publié dimanche en vue de la conférence de Paris sur le climat qui se tiendra en 2015.

 

Au rythme actuel, la concentration de CO2 dans l’atmosphère devrait donc atteindre 450 parties par million (ppm) d’ici 2030 et poursuivre sur sa lancée. Or, si l’on dépasse ce seuil, le GIEC calcule qu’il sera de plus en plus difficile de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C au cours du présent siècle. La communauté internationale s’est fixé ce plafond comme objectif pour éviter la concrétisation des effets les plus catastrophiques des bouleversements climatiques.

 

En l’état actuel des choses, la hausse pourrait facilement dépasser les 4 °C, selon les scientifiques du GIEC. Un tel bond aurait notamment des impacts dévastateurs sur l’agriculture mondiale, les pêcheries et la disponibilité de l’eau potable, en plus de provoquer une multiplication des événements météorologiques extrêmes et meurtriers.

 

Éviter le pire

 

Dans ce troisième rapport, le GIEC souligne toutefois qu’il est possible d’éviter le pire. Mais pour cela, « il faudra réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 40 à 70 % par rapport à 2010 d’ici le milieu du siècle et les éliminer presque totalement d’ici la fin du siècle ».

 

Et jamais depuis que la science a fait la démonstration de l’impact humain sur le climat le temps pour agir n’a semblé aussi court. En fait, sans réduction des émissions avant 2030, il sera très difficile de ne pas dépasser les 2 °C, et les options seront plus réduites. Ottmar Edenhofer, coprésident du groupe ayant rédigé le rapport, estime ainsi qu’il est essentiel d’« éviter de remettre à plus tard les efforts » dans ce sens et faire « des investissements considérables » pour produire et consommer différemment l’énergie.

 

Pour le GIEC, un tel virage implique « des bouleversements institutionnels et technologiques majeurs ». En fait, c’est pour ainsi dire tout notre modèle de croissance basé sur les énergies fossiles et notre mode de consommation de l’énergie qu’il faudrait revoir. « Le message de la science est clair : pour éviter des interférences dangereuses avec le système climatique, nous devons changer d’approche », selon M. Edenhofer.

 

Afin de respecter le seuil de 450 ppm, il faudrait bonifier substantiellement le recours aux énergies à faibles émissions. Leur part dans la production d’électricité devrait passer de 30 % aujourd’hui à 80 % en 2050. Selon le GIEC, cela comprend les énergies renouvelables et le controversé nucléaire, mais aussi un recours à la biomasse — composée de matières organiques végétales — qui serait jumelé à la capture et au stockage du carbone. Cette dernière technique existe uniquement à un stade expérimental et suscite un scepticisme certain au sein de la communauté scientifique.

 

Le GIEC conclut en outre à la nécessité de détourner une large part des investissements actuellement consentis dans les énergies fossiles vers celles dites à faibles émissions. Il est vrai que ce secteur constitue une source majeure de GES. À titre d’exemple, la production pétrolière et gazière au Canada est responsable de 70 % de la hausse des gaz à effet de serre enregistrée entre 1999 et 2012.

 

Parmi les autres avenues à envisager, on mentionne le développement des marchés du carbone, la réduction des subventions aux énergies fossiles et la reforestation. En matière de transports, le rapport souligne que la demande d’énergie pourrait être réduite de 40 % en 2050, notamment grâce à des mesures comme la réduction de la consommation des véhicules, une densification de l’occupation du territoire et le recours accru aux transports collectifs.

 

Place à la politique

 

Ce troisième rapport du GIEC complète la synthèse de la science du climat qui doit servir de base aux négociations en cours. Celles-ci doivent permettre de parvenir en 2015 à conclure un accord contraignant de lutte contre les changements climatiques.

 

« Le rapport du GIEC est clair : il n’y a pas de plan B. Il n’y a qu’un plan A, celui d’une action collective pour réduire les émissions dès maintenant, a déclaré dimanche Connie Hedegaard, commissaire européenne au Climat. Et la question maintenant est la suivante : quand est-ce que vous, les grands émetteurs, allez faire de même ? Plus vous tarderez, plus cela coûtera cher, plus ce sera difficile à faire », a-t-elle lancé à l’adresse des États-Unis et de la Chine.

 

Les États-Unis, qui connaissent un boom d’exploitation de pétrole et de gaz de schiste, refusent catégoriquement de se faire imposer une cible de réduction. Même chose pour la Chine, qui tire plus de 70 % de son énergie du charbon. Une situation pour ainsi dire bloquée qui risque de nuire aux négociations des prochains mois. D’ailleurs, pour le moment, une majorité de pays ne tiennent même pas les engagements volontaires de réduction qu’ils avaient promis en 2009 à Copenhague. L’effort des pays industrialisés n’atteint pas 20 % de réduction des émissions d’ici 2020, soit la cible minimale à atteindre.

 

À Ottawa, les documents officiels démontrent que le Canada ratera complètement les cibles de réduction de gaz à effet serre pourtant revues à la baisse par les conservateurs. À Québec, le nouveau plan de lutte contre les changements climatiques se fait toujours attendre.

70 commentaires
  • Franck Perrault - Inscrit 14 avril 2014 04 h 22

    Quel est le programme du PLQ?

    Economie d'abord, on essaiera de mettre un peu de vert par-ci, par là!
    Le plan de Mr Couillard est nul, nada, rien!
    Mr Couillard est le Mr Harper québécois, incapable de proposer une économie écologique qui crée croissance et emplois comme dans de nombreux pays et qui favorise la compétitivité sur le long terme, tout en prenant en compte le respect de l'environnement et l'équilibre avec notre écosystème.
    Etre aveugle nous mène droit dans le mur.
    Mais, c'est vrai que proposer de forer pour plus de gaz et plus de pétrôle résoudra le problème des changements climatiques. Vive le plan Nord ++++++++!
    Plus d'argent pour les minières (un peu quand même pour les communautés locales!) des emplois certes mais surtout un pactole distribué aux actionnaires qui placeront leur argent dans les paradis fiscaux (n'est-ce pas Mr Couillard!). Les richesses du Québec partiront hors Québec, favoriseront le dérèglement climatique et puis, Québécois on nettoiera ensuite les sites miniers pollués pour quelques milliards!!!
    Ah quel beau développement!
    Bonne journée.

    • Benoît Landry - Inscrit 14 avril 2014 09 h 23

      Et pendant les derniers 18 mois, qu'a fait le PQ ? Il a encouragé les citoyens québécois et la Caisse de Dépôts à acheter des actions dans les firmes pétrolières en Alberta, il a catapulté une commission parlementaire sur le pipeline d'Enbridge en quelques jours afin de dire oui amenez-en du pétrole albertain et il a investit 110 millions dans la prospection du pétrole à Anticosti.

      Donc la différence entre le PQ et le PLQ c'était bonnet blanc, blanc bonnet

    • Franck Perrault - Inscrit 14 avril 2014 09 h 50

      D'accord avec vous Mr Landry. Grosse réflexion à faire aussi côté PQ, mais CAQ de même. Ils ont tous le même vieux logiciel déconnecté d'une vision globale et à long terme. A nous, citoyens, de nous réveiller et de faire bouger les choses sur le terrain...en attendant les urnes dans 4 ans!!

    • Pierre Vaillancourt - Abonné 14 avril 2014 09 h 57

      La question n'est pas de savoir ce qu'a fait ou non le PQ, la question est de savoir ce que nous ferons, nous, les citoyens du Québec.

      Or, c'est Couillard qui est au pouvoir, avec ses Libéraux.

      Il a promis de s'occuper des vraies affaires.

      Les gens ont voté pour lui, mais il n'a pas annoncé ce qu'il compterait faire pour s'occuper de cette question primordiale pour l'avenir de l'Humanité, le réchauffement climatique.

      Quel pouvoir, quels moyens avons-nous, maintenant, citoyens québécois, pour lui pousser dans le dos afin qu'il s'occupe en priorité de cette question ?

      En principe, nous devrions pouvoir compter sur le pouvoir des medias... mais sauf pour M. Alexandre Shields, le quatrième pouvoir dort systématiquement au gaz et se fait le complice de cette conspiration du silence, de ce « je m'enfoutisme » et de cette fuite en avant qui caractérisent principalement les sociétés nord-américaines et la Chine - car l'Europe est nettement plus pro-active quant à la lutte au réchauffement climatique.

      Nos medias québécois, drapés fièrement dans la grandeur de leur mission, sont à la solde de l'industrie automobile et de l'industrie pétrolière, ils n'osent pas jouer leur rôle, car c'est par des éditoriaux quotidiens et des manchettes fracassantes à la une qu'ils devraient marteler dans l'opinion publique l'urgence d'agir, car ce sont rien de moins que quelques milliards d'individus qui vont être dramatiquement touchés par cette élévation du climat d'au moins 4 degrés. Et d'ailleurs, on parle d'une élévation de 4 degrés parce qu'il faut être conservateur dans les medias et dans les rapports officiels, mais ce sera plus si on ne fait rien, tout le monde le sait, car le chiffre de 4 degrés ne tient pas compte de la fonte du pergélisol qui libérera des quantités phénoménales de méthane, un gaz à effet de serre plus puissant que le CO2.

      Quand l'enfer est à nos portes, quels sont nos droits, nos pouvoirs ?

    • Pierre Vaillancourt - Abonné 14 avril 2014 10 h 19

      Quand l'enfer est à leurs portes et que les gens ont le sentiment d'être impuissants, c'est à ce moment que les choses peuvent se mettre à aller très mal.

      Nos dirigeants, qu'ils soient détenteurs du pouvoir politique, économique, juridique et même les détenteurs du quatrième pouvoir, ceux qu'on appelle les magnats de la presse et des medias, devraient comprendre que leur inaction amènera à leur porte, plus vite qu'on ne le pense, un deuxième enfer qu'ils ne pourront éviter, celui de la révolte des gens, qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs.

      Mais cet enfer conjugé ne se limitera pas à quelques régions tropicales ou sub-sahariennes, il nous frappera de plein front de plusieurs manières.

      À voir l'inaction de nos politiciens et de nos medias, c'est à croire qu'on souhaite l'arrivée de ces enfers.

      Les réelles vraies affaires, M. Couillard, c'est pour quand ?

    • Sylvain Auclair - Abonné 14 avril 2014 11 h 11

      PQ, PLQ... le Québec n'est pas un pays, et c'est au gouvernement canadien d'agir en premier.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 14 avril 2014 13 h 17

      « le Québec n'est pas un pays, et c'est au gouvernement canadien d'agir en premier»

      Bien avant les gouvernements ce sont les citoyens qui doivent agir.

      On vit en démocratie et la chose implique que les dirigeants politiques doivent avoir l’accord de leurs citoyens pour mettre en place leurs actions, sinon ils se font éjecter du pouvoir à plus ou moins court terme.

      Le plus bel exemple ce sont les dernières élections en Australie ou le nouveau gouvernement a clairement indiquer son insouciance environnementale et son tout-a-l’économie. Et c’est le choix de la population a fait malgré que ce pays reçoit en première ligne les inconvénients du réchauffement.

      http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/31/l

    • Cyril Dionne - Abonné 14 avril 2014 20 h 10

      Ce n'est pas le PLQ, le PQ, la CAQ et certainement pas QS qui feront la différence. Ce n'est pas le Canada, les États-Unis ou les riches qui font la différence envers nos options possibles et les sources d'énergies alternatives. Comme ils le disent dans la langue de Don Cherry (là, les membres et les sympathisants du parti libéral du Québec vont comprendre), « It's human overpopulation, stupid! ». La population humaine a quadruplé en moins d'un siècle. En 1900, la Terre comptait environ 1 700 millions d'êtres humains. En 2014, le nombre est passé à 7, 200 millions. Pas besoin d'être un génie pour comprendre celle-là. Et ça, c'est vraiment les « vraies affaires ».

      « C'est le degré de culture et de prévoyance plus que le degré d'aisance qui paraît régler la restriction des naissances. »
      (Alfred Sauvy)

    • Franck Perrault - Inscrit 14 avril 2014 23 h 53

      Franchement Mr Dionne, que proposez-vous? Eliminer une partie de la population, ou la laisser mourir....les plus pauvres et dans les pays les moins riches!!! Vos propos sont très dangereux!
      La planète est capable de nourrir plus de 9 milliards d'êtres humains, des rapports des nations unies (FAO) l'ont confirmé. Ce qui est problématique, c'est la répartition des richesses (inégalités sociales croissantes (même le FMI tire la sonnette d'alarme), la financiarisation à outrance (émeutes de la faim en Afrique il y a quelques années dues à la spéculation financière sur les matières premières), agriculture moderne "hors sol" bourré à la chimie qui tue les sols (si 80% des agriculteurs sur la planète faisaient du semis direct sous couvert, la quantité de matière organique stockée, CO2, résoudrait notre problème de réchauffement climatique!).
      Et pourquoi donc, ces solutions ne sont pas mises en oeuvre? Ca ne rapporte pas assez aux actionnaires des multinationales qui ont la mainmise sur les semences, produits phyto. L'accaparemment des terres par des fonds d'investissement baeucoup plus rentable qu'une petite et moyenne paysannerie qui n'auraient besoin de tous ces produits et vendraient localement sans passer par ces grosses entreprises. Je pourrais m'éterniser sur le sujet mais il semble que vous n'ayez cure de la raison, mieux vaut rester dans l'aveuglement idéologique!

    • Pierre Vaillancourt - Abonné 15 avril 2014 00 h 08

      @ Cyril Dionne

      Autrement dit, si je vous ai bien compris, M. Dionne, y'a rien à faire, c'est perdu d'avance, telle est votre opinion ?

      Donc vaut mieux en profiter, se gaver pendant qu'on peut en profiter, consommer, avoir du plaisir et se foutre de tout, la solution c'est de laisser crever 6 milliards d'humains pour revenir comme en 1900 ?

      Le problème, c'est que face à des gens qui ont votre vision des choses, les laissés pour compte de ce monde comprendront très vite que ce sont eux qu'on enverra à l'abattoir, et ils réagiront autrement qu'en se soumettant poliment au triste destin q'on veut leur imposer.

      Alors, gare à vous, gare à nous, monsieur Dionne, car le mépris ne durera qu'un temps, et c'est nous qui y passerons, je vous le dis.

      L'humanisme et la solidarité seraient plus appropriés, à mon avis, mais chacun choisira son clan comme il l'entend, bien sûr.

    • Gaetane Derome - Abonnée 15 avril 2014 00 h 43

      M.Vaillancourt,
      Je comprends ce que veut dire M.Dionne.Si nous n'etions que quelques milles ou millions d'humains a consommer les ressources de la planete nous n'aurions pas de problemes.Mais nous sommes plus de 7 milliards et on prevoit 9 et peut-etre 10 milliards en 2050.Le Canada a une bonne biocapacite au contraire de plusieurs pays mais nous ne serons pas epargnes car lorsque les autres pays seront surpeuples il y aura des migrations.Et nous deviendrons aussi surpeuples.
      Je ne pense pas que la solution soit de laisser mourir les gens mais de stabiliser la demographie des differents pays.Mais pour cela il faut des politiques en consequences et aussi de l'education dans les pays emergents surtout chez les filles.

    • Cyril Dionne - Abonné 15 avril 2014 19 h 50

      @ Frank Perrault

      Franchement Mr. Perrault, toujours la même rengaine. C'est toujours la faute des riches et des puissants et non celle des classes moyennes et pauvres qui forment plus de 98% de la population mondiale. Ne voyez-vous pas que c'est le problème de la surpopulation qui est le plus criant ? Difficile à résoudre quand plus de 84% de la population mondiale croit en un être divin, magique et imaginaire.

      Si on suit votre raisonnement scientifique, si 80% des agriculteurs faisaient de la culture biologique, plus de 50% des espèces animales et végétales d'ici une génération seraient menacées d'extinction comme il y 50% des espèces animales et végétales qui le sont présentement par l'utilisation de fertilisants artificiels. Chaque espèce animale ou végétale a besoin de trois choses pour survivre: l'eau, la nourriture et un environnement. La culture non biologique ne fait que rentabiliser le sol sur une plus petite superficie alors que la culture dite biologique, a besoin d'un grand espace pour produire la même quantité de nourriture.

      Comme disait un autre, la politique n'est que le reflet de notre société. Et je ne pense pas que personnes, y compris nos gens de "Québec solitaire", ne voudraient pas retourner vivre comme leurs arrières grands-parents le faisaient. Il n'y avait pas de iPad à cette belle époque là...

      @ Pierre Vaillancourt

      Prière de voir le commentaire à Frank Perrault et celui de M. François Gougeon dans l'article du Devoir du 14 avril 2014, Libre opinion - « La croissance infinie dans un monde fini ».

      http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

      Et je n'ai que faire de vos menaces à peine voilées.

    • Pierre Vaillancourt - Abonné 16 avril 2014 01 h 02

      @ Cyril Delage.

      Je m'excuse, monsieur, mais je ne vous ai nullement menacé, ni de mainière directe, ni de manière à peine voilée. J'ai écrit « gare à NOUS, c'est NOUS qui y passerons».

      Pourquoi ? Parce que les opprimés de la Terre n'accepterons pas indéfiniment et éternellement de jouer le rôle des victimes de ce drame écologique.

      Quand à la question de choisir son clan, vous pouvez jouer les vierges offensées, vous en avez le droit, monsieur, vous pouvez jouer à la victime si cela vous déculpabilise, mais quand vous dites, et je cite, que « ce n'est pas le PLQ, le PQ, la CAQ et certainement pas QS qui feront la différence. Ce n'est pas le Canada, les États-Unis ou les riches qui font la différence...», vous vous trouvez à dire qu'il n'y a pas de solution, vous vous placez clairement dans le clan de ceux qui disent qu'il n'y a pas de solution.

      Je n'ai rien dit d'autre que cela, sauf pour laisser entendre, de manière à peine voilée, comme vous dites, que je me place du côté de ceux qui disent qu'il faut chercher des solutions - car elles existent - aussi dérangeantes soient-elles pour notre petit confort.

      Quant au texte auquel vous me référez, je l'ai relu, il est en effet très intéressant, et il laisse justement entendre qu'il y a des solutions et que mêm notre nouveau gouvernement libéral pourrait posait des gestes importants pour contribuer à un changement dans l'ordre des choses, du moins si ce gouvernement voulait réellement s'occuper des vraies affaires.

      Nous nous comprenons très mal, c'est clair, mais peut-être que nous pensons la même chose, c'est possible.

    • Franck Perrault - Inscrit 16 avril 2014 14 h 04

      @Mr Dionne,
      je vous propose de prendre des cours d'agronomie accéléré dans lesquels vous vous apercevrez que l'agriculture actuelle est une agriculture chimique et qu'il faut faire évoluer cette agriculture vers une agriculture scientifique. Une plante qui est nourri au NPK (engrais chimiques, azote, Phosphore, Potassium) est malade car elle n'a pas de suffisamment de micronutriments. Elle a besoin au moins de 28 nutriments, zinc, fer, etc qui sont des cofacteurs pour rendre fonctionnelle des protéines comme les enzymes, à la base du bon fonctionnement de cette plante. Les engrais tuent de surcroît toute la microfaune qui aère le sol, et fabrique le sol. Un sol aéré permet aux microbes et bactéries de jouer leur rôle afin de rendre les éléments indispensables à la vie des plantes. Les vers de terre font le lien entre la roche-mère minérale et l'humus fabriqué en surface, ce qu'on appelle le complexe argilo-humique. Dans un sol non bourré de chimie et qui arrête le labour ou passe dans un premier à des techniques culturales simplifiées, on respecte la vie et donc la fertilité des sols, sans polluer les nappes phréatiques ni les cours d'eau. L'érosion des sols sur la planète est généralisée et ce n'est pas l'agriculture chimique non durable qui pourra tous nous nourrir demain. Si on rajoute à cela qu'il faut 1 tonne de pétrôle pour fabriquer 1 tonne d'engrais, qu'un sol vivant stocke de 2 à 4 tonnes de C02 par hectare, un sol bourré à la chimie ne stocke plus rien et rejette 1 tonne à l'hectare. Faites le lien avec les changements climatiques!
      Je vous prierai Mr Dionne de chercher de quel côté est l'aveuglement idéologique....les firmes comme Monsanto n'ont aucun intérêt à ce que l'agriculture se passe de leurs semences et produits phytosanitaires, elles sont là pour faire de l'argent pas pour nourrir la planète!
      Inscrivez-vous urgemment à un cours d'agro-écologie, vous réapprendrez les bases de la vie!

    • Franck Perrault - Inscrit 16 avril 2014 14 h 47

      @Mr Dionne,
      65 personnes possèdent une richesse équivalente à la moitié de la population mondiale soit 3,5 milliards d'êtres humains!
      Pas de problème de répartition des richesses, tout va bien, attaquons-nous aux moins nantis!

    • Gaetane Derome - Abonnée 16 avril 2014 18 h 54

      M.Perreault,
      L'agriculture biologique se defend lorsqu'elle est pratiquee a petite echelle et particulierement en occident.
      Mais si plus de 7 milliards d'humains veulent se nourrir on n'y arrivera pas.
      Ainsi,l'Afrique est en train de repenser son agriculture et son acceptation des OGM,ce n'est pas pour rien.
      AGRA,l'organisation de Kofi Annan,milite pour cette cause.
      "Dans un rapport publié le 4 septembre, l'organisation AGRA, que préside l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, tourne en dérision l'opposition aux cultures génétiquement modifiées, qualifiée de « farce »."
      http://www.euractiv.fr/development-policy/une-orga

    • Cyril Dionne - Abonné 16 avril 2014 19 h 07

      @ Pierre Vaillancourt

      Premièrement, c'est Cyril Dionne et non Cyril Delage. Passons.

      Moi aussi je veux la justice sociale, un environnement sain et non pollué et surtout, être rempli d'espoir pour l'avenir. Mais si la nature humaine est garante de l'avenir, je ne suis plus aussi optimiste. Et les solutions sont dérangeantes comme vous dites, mais j'imagine qu'il faut garder espoir.

      Ceci étant dit, même si demain le Québec devenait le citoyen modèle pour le monde entier en ce qui concerne notre empreinte de carbone, ceci ne serait qu'une goute d'eau dans l'océan. Les autres pays ne se priveront pas pour polluer l'environnement pour s'enrichir. On apprenait récemment que les sables bitumineux de l'Alberta sont responsables de plus de 70% de la pollution au Canada. Vous comprenez ce que j'essaie de vous dire ? En maintenant, nous avons les États-Unis, la Chine, l'Inde et ça ne finit plus. Et la pollution ne reconnaît pas les frontières géopolitiques. On ne peut plus penser à seulement notre petite communauté sur la planète, mais bien à l'ensemble de l'humanité. Et qui est-ce qui va prendre le leadership nécessaire au niveau mondial pour justement en arriver à être en symbiose avec notre environnement ?

      Si vous avez la réponse, s'il vous plaît la partager.

    • Cyril Dionne - Abonné 16 avril 2014 19 h 13

      @ Franck Perrault

      C'est bien beau tout cela, mais combien ça coûte cette agriculture biologique ? Et vous savez autant que moi qu'en superficie, ce type d'agriculture (agro-écologie) ne produit pas autant que celle dite "agriculture chimique". Vous pensez comme ces Bobos qui imaginent que tout le monde peut se permettre une voiture électrique et toutes ces belles choses là qui ne polluent pas mais qui sont hors de prix pour ceux-ci.

      Maintenant dans les pays du sud où les populations essaient simplement de survivre, ces gens là n'ont pas peur des OGM pour la nourrir leur famille, sinon c'est la famine. Et c'est de jouer à la vierge offensée que de dire que les multinationales comme Monsanto ne pensent qu'à s'enrichir. C'est évident qu'ils veulent s'enrichir et ce concept est aussi vieux que le monde.

      Et jusqu'à preuve du contraire, le système capitaliste est encore le meilleur pour nourrir ses populations. Le communisme, le socialisme et tout ces autres "isme" n'ont été que catastrophiques pour tous. Pas nécessaire de faire une longue énumération.

      L'écologie est maintenant synonyme d'une certaine élite de gauche salon qui ne touche plus vraiment personne quotidiennement même avec nos petites poubelles vertes, bleues etc. Et combien de cette matière est recyclée ? Il y a présentement un îlot de plastique de la taille du Texas qui flotte dans le Pacifique.

      C'est comme dans "réduire, réutiliser et enfin, recycler". Seulement le concept de "réduire" est vraiment efficace. Et combien cela est faux pour recycler puisque qu'on utilise autant d'énergie sinon plus, pour recycler.

      J'en reviens à ma thèse de départ; le problème est la surpopulation causée en grande partie par des croyances mythiques pour des êtres imaginaires qui régissent supposément nos vies et contribuent à la surpopulation.

      « Le commandement "Croissez et multipliez" a été promulgué, avec l'accord des autorités, au temps où la population était composée seulement de deux personnes. »

    • Cyril Dionne - Abonné 16 avril 2014 19 h 30

      @ Franck Perrault

      Addendum

      Je suis persuadé que ces 65 personnes qui possèdent une richesse équivalente à la moitié de la population mondiale soit 3,5 milliards d'êtres humains, n'ont pas la même empreinte écologique que les 3 500 millions de personnes mentionnées qui sont pauvres ou moins pauvres.

      On ne peut pas réduire la dimension écologique à un discours ou une dichotomie gauche-droite. C'est toujours la solution de "Québec solitaire", un parti de rêveurs qui base leurs idées sur un livre de la pensée magique où est évacué le "gros bon sens". La répartition de la richesse est peut être la solution politique à un problème de pauvreté, mais ceci ne solutionnera pas l'énigme du réchauffement planétaire à court, moyen ou long terme.

    • Gaetane Derome - Abonnée 16 avril 2014 19 h 45

      Suggestion de lecture aux editions Flammarion,un ouvrage d'Alain Weisman;"Compte a rebours".
      « Qu'on le veuille ou non, la population mondiale devra diminuer : soit de manière incontrôlée et dévastatrice, soit au terme de politiques délibérées de contrôle des naissances. Dans ce livre foisonnant, fruit de deux ans d'enquête dans une vingtaine de pays, le journaliste Alan Weisman, auteur du best-seller international "Homo disparitus", pose sans détour des questions cruciales : combien d'humains notre planète peut-elle réellement contenir ? Comment convaincre les gens de toutes cultures qu'il est dans leur intérêt de faire moins d'enfants ? Quel mode de vie nous permettra de revenir à un niveau de population viable avant qu'il ne soit trop tard ? »

    • Gaetane Derome - Abonnée 17 avril 2014 02 h 05

      M.Dionne,
      Cela va peut-etre vous etonnez mais meme des personnes qui ont des croyances religieuses commencent a s'ouvrir au concept de surpopulation comme on peut le voir sur cette radio catholique de l'ile de France a l'emission du 12 avril,la chronique geopolitique:
      http://radionotredame.net/emission/chronique-geopo

    • Franck Perrault - Inscrit 17 avril 2014 03 h 44

      Je vous laisse lire les titres d'articles de presse....

      Senegalese farmers and herders demand shady transnational corporation Senhuile SA get off their land

      Cameroon activists on trial for peaceful protest against Wall Street land grabber

      Long struggle against Indonesia oil palm land grab

      Sierra Leone farmers reject land grab for oil palm plantation

      Stolen land: Nigerian villagers want their land back from Wilmar

      Tous ces articles sont à lire sur le site de grain.org

      "Le Chili célèbre le triomphe contre la Loi Monsanto et l’Accord UPOV" loi sur les semences

      4ème Edition de la foire ouest-africaine des semences paysannes: Déclaration de Djimini:
      -a) Les communautés paysannes disposent d’innombrables variétés de semences adaptées pour toutes les espèces végétales de leurs systèmes agricoles et alimentaires ;
      b) Les semences paysannes sont des semences reproductibles. Les communautés paysannes renouvellent leurs semences à partir de leurs récoltes, selon des pratiques ancestrales......c) d) e) f)
      Les participants regrettent:
      a) b) c)
      d) Que le traité international sur les plantes (TIRPAA) qui reconnait les droits des agriculteurs (article 9) et l’utilisation durable de la biodiversité cultivée (article 5 et 6) n’est pas mis en œuvre par nos gouvernements ;
      e) Que la semence paysanne est criminalisée par les lois semencières ;
      f) Que les initiatives agro alimentaires des communautés paysannes ne sont pas soutenues alors qu’elles mènent à une vraie souveraineté alimentaire ;
      g) Que les semences dites améliorées sont promues alors que nous savons tous qu’elles nous mènent à la dépendance parce qu’elles sont inadaptées et qu'elles sont protégées par des droits de propriétés intellectuelles.

      Je suggère à certains de revoir certaines de leurs théories et de se préoccuper du bien-être des hommes, femmes, enfants de notre planète..... loin des caricatures Bobos-écolos-QS mais plutôt vrai regard posé sur la réalité d

    • Franck Perrault - Inscrit 17 avril 2014 04 h 29

      @Gaetane Derome
      AGRA, institution privée avec vision libérale qui a le droit de défendre son point de vue, juste se poser la question, à qui bénéficie ses propositions?

      "....Les institutions internationales et les gouvernements qui ont soutenu pendant de longues années des politiques agricoles "visionnaires" de cultures d'exportation, tout en inondant les marchés locaux d'aliments importés, issus de cultures industrielles subventionnées, commencent timidement à se rendre à l'évidence que la sécurité alimentaire des campagnes passe par des agricultures familiales vivrières vivantes. Des solutions libérales à la crise sont proposées, favorisant le secteur privé à travers des programmes ambitieux comme celui de l'Alliance pour la Révolution Verte en Afrique (AGRA) qui inclut la large diffusion des semences "améliorées" par la recherche et nécessitant plus d'engrais et de pesticides. Ces fausses solutions ne sont pas nouvelles, elles répèteront les échecs historiques des révolutions technologiques qui ont contribué à la tragédie de la perte de la biodiversité locale, des savoirs associés et finalement à l'éviction des communautés paysannes du contrôle de leur nourriture......"

      Juste connaître et re-connaître les conséquences de telles politiques!

    • Franck Perrault - Inscrit 17 avril 2014 05 h 21

      "Graines de Liberté", reportage de 30 min sur les enjeux de l'agriculture mondiale et comment nourrir le monde en respectant la vie et répondre aux enjeux climatiques.
      https://www.youtube.com/watch?v=7oqaJe3zFLc

      Bon visionnage!

    • Gaetane Derome - Abonnée 17 avril 2014 15 h 31

      M.Perreault,
      On peut discuter longtemps sur l'agriculture biologique mais faites-vous un potager? Moi si et je ne n'utilise aucun produit chimique,donc aucun pesticide.Ce qui veut dire que lorsque des insectes,telles des chenilles s'attaquent a mes plantes,je les enleve a la main.C'est long,cela demande beaucoup de surveillance et patience.
      Bien sur,il existe certains produits dits ecologiques mais lorsqu'on detruit trop d'insectes d'une espece on en favorise d'autres.Alors etant donne que mon potager est pour ma famille seulement j'ai choisi une methode simple mais qui demande du temps.Je ne pense pas que ce soit applicable a de grandes surfaces et pour nourrir tous les habitants de cette planete...Je parle de pratique ici.

    • Franck Perrault - Inscrit 17 avril 2014 16 h 59

      @Mme Derome
      Je suis paysan bio engagé dans la recherche, la biodiversité cultivée, en relation avec les organisations internationales! Je ne fais pas que du blabla..
      Bonne journée à vous et bon potager!

  • Pierre Vincent - Inscrit 14 avril 2014 05 h 56

    Un manque de volonté politique évident...

    Si le monde industrialisé est incapable d'atteindre une cible de réduction des GES de 20 % en 2020, comment peut-on encore imaginer qu'il sera possible d'atteindre une cible de réduction de 50 % en 2050. Et parler d'éliminer complètement les émissions de GES d'ici la fin du siècle, comme le fait le GIEC, est un objectif parfaitement ridicule et inatteignable...

    Les scientifiques du GIEC aiment bien leurs petites rencontres savantes qui leur permettent de visiter le monde et d'émettre des GES lors de leurs déplacements, mais ils ne savent pas faire la promotion réaliste de leurs objectifs de réduction auprès des gouvernements des pays dits développés, cela me semble évident. Il faudrait un effort concerté de communication auprès des populations concernées pour qu'on envisage au moins un virage réaliste vers les énergies renouvelables.

    Malheureusement, le temps presse et la tendance actuelle, mise en évidence par les États-Unis, la Chine et le Canada, nous démontre clairement que les grands pays industrialisés n'ont rien compris aux changements climatiques et qu'ils ont toujours l'intention d'exploiter et de brûler toutes les réserves existentes et à venir de combustibles fossiles avant d'envisager quelque virage énergétique que ce soit. Dommage.

  • Jacques Morissette - Abonné 14 avril 2014 06 h 45

    Balayer ses responsabilités sous le tapis.

    Nos gouvernements ont un prêt avec la nature dont ils ne veulent payer ni les termes ni les intérêts. Ils doivent donc se dire, s'ls ne sont pas trop aliénés par leurs idéologies à court terme, ce sera aux générations futures à y voir.

  • Guy Lafond - Abonné 14 avril 2014 07 h 01

    Conférence de Paris


    Une téléconférence?

    Cela serait déjà un bon début!

  • Victoria - Inscrite 14 avril 2014 07 h 21

    Gageons que le Canada et ses États dormiront au gaz

    Gageons également que peu de citoyens commenteront cet article.

    Il y a tellement de distractions, que l’essentiel « la survie » de notre planète et nos enfants leur passent 1000 mètres au-dessus de la tête. Et, de toute façon, on a beau les élire en croyant qu’ils nous sauveront de la déchéance. Voter est le seul pouvoir que nous avons. On est loin de René Lévesque et de son vouloir de protéger l’environnement.

    Souhaitons-nous mutuellement nos sympathies dès aujourd’hui. Demain, il sera trop tard !

    • Marc-André Saint-Pierre - Inscrit 14 avril 2014 10 h 26

      Voter est le seul pouvoir que nous avons?

      Je suis tellement en désaccord avec vous!
      Votre commentaire encourage la déresponsabilisation.
      Savez vous que si vous étiez végétarien vous épargneriez le monde de l'équivalent de 1.19 tonne de CO2 en frais de gaz à effet de serre?
      La réalité c'est que générlement les individus préfèrent attendre que ce soit les gouvernements qui agissent à leur place car eux-même ne sont pas prêt à faire aucun sacrifice sur leur mode de vie occidentalisé.
      L'industrie de la viande est une abbération monumentale sur plusieurs aspects (pas qu'environnemental) et bien des prétendus écologistes ne serait pas prêt à retirer les morceaux de cadavres que l'on retrouve dans leur assiettes.

    • Victoria - Inscrite 14 avril 2014 13 h 30

      En plein dans le vide M. Saint-Pierre.
      Je tends plus vers le végétarisme, j’ai toujours été ainsi.

      Un commentaire a été publié suite à une consultation publique sur une nouvelle porcherie (augmentation de phosphore) sur le territoire de notre municipalité au Centre-du-QC.
      Personne n’a pu me répondre sur le bilan global de phosphore sur le territoire de mon coin de pays.
      Les consultations ainsi que les référendums sont plutôt rare chez nous et, les gros sapins à peine voilés sont devenus une denrée courante.

      Et, il n’y a pas de protocole d’échantillonnage au MDDEFP pour fins d’analyses de l’eau clarifiée de nos assainissements autonomes individuels. On nous taxe de « ppp » (présumé pollueur payeur) sans que l’on puisse se défendre et avoir l'heure juste. Comme aux États-Unis >>> coupable avant jugement. Pas un avocat n’a voulu nous aider. C’est peu dire…..

      Comme récompense à vouloir se tenir debout : peu de temps après cette consultation, une route secondaire est devenue un transit comme l’autoroute 20 et, les véhicules lourds voyagent jour et nuit dans un secteur résidentiel en amont hydrique de nos puits artésiens, etc.

      Depuis une dizaine d’années nous avons dénoncé la situation, sauf qu’un moment donné on ne veut pas finir dans un cours d’eau dans un sac à couchage comme le chien trouvé dans le ruisseau naturel près de chez nous. Ou encore, perdre notre identité, comme il nous est arrivé. Vous a-t-on déjà volé votre identité ?

      Alors si vous croyez que mon commentaire encourage la déresponsabilisation… il vous manque certaines informations ou... vous avez des œillères.