L'air pollué a fait sept millions de morts en 2012

Cette estimation confirme que la pollution de l’air est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Cette estimation confirme que la pollution de l’air est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde.
Genève — L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a révélé mardi que près de sept millions de personnes sont décédées prématurément en 2012 du fait de l’exposition à la pollution de l’air.

Cette estimation représente plus du double des estimations précédentes. Elle confirme aussi que la pollution de l’air est désormais le principal risque environnemental pour la santé dans le monde.

L’OMS affirme que l’on pourrait sauver des millions de vies en luttant contre la pollution de l’air — une lutte qui devrait, selon l'organisation, se refléter dans les politiques en matière de transports, d'énergie et de gestion des déchets. 

«Une pollution atmosphérique excessive est souvent la conséquence des politiques non durables [...]. Dans bien des cas, des stratégies plus saines seraient également plus économiques à long terme en raison des économies en dépenses de santé, mais aussi des bénéfices pour le climat», a souligné l'OMS par voie de communiqué.

Les nouvelles données mettent en évidence en particulier un lien plus fort entre la pollution de l’air et les maladies cardio-vasculaires qu’entre la pollution de l’air et le cancer. Cela vient s’ajouter au rôle de la pollution de l’air dans l’apparition de maladies respiratoires.

Au niveau régional, les pays à revenu faible ou intermédiaire de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental sont ceux qui ont enregistré le plus grand nombre de décès liés à la pollution intérieure et extérieure en 2012.

L’OMS souligne que les femmes et les enfants pauvres sont principalement affectés par la pollution de l’air intérieur, car ils passent plus de temps à la maison à respirer les fumées et la suie que dégagent les systèmes de chauffage au bois ou au charbon mal ventilés.

Avec Le Devoir