Québec décide de maintenir le cap

Les surplus d’électricité constituent toujours un avantage pour le Québec, estime la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, photographiée lundi soir lors de son assemblée d’investiture à Saint-Hubert, dans la circonscription de Vachon.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Les surplus d’électricité constituent toujours un avantage pour le Québec, estime la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, photographiée lundi soir lors de son assemblée d’investiture à Saint-Hubert, dans la circonscription de Vachon.

Avant même que le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques ne soit rendu public en toute hâte lundi, dans la foulée des révélations du Devoir, le gouvernement Marois a rejeté certaines des recommandations phares du document.

 

Ainsi, même s’ils font perdre des milliards de dollars à l’État, les projets hydroélectriques et éoliens seront maintenus. « Les projets engagés et autorisés vont suivre leur cours, a affirmé lundi la première ministre, Pauline Marois. On ne reviendra pas sur les projets annoncés. » Selon elle, les surplus importants d’électricité devraient être perçus comme un « avantage ».

 

La position de la chef péquiste tranche avec ce que conclut le rapport produit à la demande de son gouvernement afin de servir de base à l’élaboration de la future politique énergétique du Québec. Les auteurs du document soulignent que l’électricité provenant des nouveaux moyens de production coûte beaucoup trop cher à produire par rapport au prix obtenu lors de la vente. Cela fera perdre 1,2 milliard de dollars au Québec dès 2017. Cette facture annuelle devrait même atteindre deux milliards en 2025.

 

« Dans ces circonstances, la stratégie axée sur la construction de nouveaux projets (ouvrages hydroélectriques ou éoliens, notamment) est ruineuse pour le Québec », soulignent-ils.

 

Une occasion

 

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a reconnu que le Québec est aux prises avec des surplus d’électricité. « Mais d’un autre côté, il y a d’autres considérations, comme les 5000 emplois au Québec reliés au secteur éolien, dont 800 en Gaspésie et dans le Bas-Saint-Laurent. On ne peut pas agir unilatéralement sans penser qu’il y a des conséquences », a expliqué la ministre au cours d’une rencontre avec Le Devoir.

 

« La décision que nous avons prise, c’est de maintenir le secteur manufacturier, a ajouté Mme Ouellet. Arrêter de faire de l’éolien au Québec, ça aurait voulu dire de laisser complètement tomber l’industrie, qui aurait fermé ses portes. Ce n’est pas ce qu’on souhaite, parce qu’on y pense qu’il y a un avenir pour l’éolien. »

 

Le gouvernement a d’ailleurs annoncé l’automne dernier son intention d’acheter davantage d’énergie éolienne dès 2017, même si le Québec devrait être pris avec des surplus d’électricité pendant au moins 15 ans. Mme Ouellet souhaite toutefois « transformer cette situation en opportunité pour attirer des entreprises au Québec qui ont une grande intensité énergétique ».

 

Le ministère des Ressources naturelles a été pris de court par la publication des grandes conclusions du rapport par Le Devoir et a finalement décidé de le rendre public en fin de journée lundi.

 

Dans les minutes qui ont suivi, la ministre Ouellet n’a pas voulu s’avancer sur les suites à donner au document. Celui-ci servira d’« intrant » dans la future politique énergétique qui sera élaborée « dans les prochains mois », a-t-elle simplement dit. Elle a refusé de s’engager à mener une réflexion sur la stratégie de développement d’Hydro-Québec, comme le recommandent les auteurs du rapport. La ministre n’a pas non plus voulu remettre en question la poursuite du mégaprojet hydroélectrique de la Romaine, ce que suggère la Commission.

 

Le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, a par ailleurs remis en question les conclusions du rapport qui pressent Québec de mettre en veilleuse la participation à la Bourse du carbone, en raison des importants risques financiers. M. Blanchet a rappelé que ce système, qui doit contribuer largement à l’atteinte des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, a fait l’objet d’une analyse rigoureuse. « Je serais donc étonné qu’une commission prétende, en quelques semaines, invalider le travail de plusieurs années de l’équipe des experts du Bureau des changements climatiques du [ministère de l’Environnement], dont les initiatives sont saluées jusqu’à l’ONU », a-t-il ajouté.

 

Politique injustifiée

 

La Coalition avenir Québec a réagi lundi en dénonçant le lancement de nouveaux projets de production d’électricité au Québec. « Ce rapport vient démontrer que la hausse des tarifs de 5,8 % demandée par Hydro-Québec, la plus importante augmentation envisagée en vingt ans, servira justement à la construction d’éoliennes qui généreront encore des surplus vendus à perte sur les marchés d’exportation », a dénoncé le porte-parole en matière de ressources naturelles, François Bonnardel.

 

Le député solidaire Amir Khadir a soutenu pour sa part que le gouvernement ne parviendrait pas à respecter ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, ce que prédit également le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques. Le Québec devrait même être très loin de sa cible, selon l’analyse contenue dans le document. « L’objectif du gouvernement est ambitieux, mais nous allons mettre en place des moyens rigoureux pour l’atteindre », a répondu Martine Ouellet.

 

Hydro-Québec n’a pas voulu commenter le rapport lundi, tout comme le Parti libéral du Québec.

77 commentaires
  • Pierre Bourassa - Inscrit 25 février 2014 01 h 37

    Les surplus importants d’électricité devraient être perçus comme un « avantage ».

    Les morceaux du puzzle vont se mettre en place lors du virage énergétique qui nous éloignera du pétrole par l'électrification des transports.
    Le moteur-roue de Pierre Couture refait surface.
    http://www.youtube.com/watch?v=rhqs91DIp1A

    • Simon Chamberland - Inscrit 25 février 2014 08 h 06

      Avant d'électrifier les transports, on pourrait commencer par se demander si on a besoin de se déplacer autant, et si on ne pourrait pas s'organiser pour rouler moins. Ça coûterait moins cher.

    • Jean Richard - Abonné 25 février 2014 09 h 32

      Le moteur-roue, un veau d'or

      Il y a une PME qui construit (en partie) des véhicules mus par un moteur-roue électrique. Cette PME a établi son centre de production en... Ontario.

      Tout le reste, c'est du vent, quasiment une mythologie.

      L'électrification des transports

      Bien grand mot qui ne veut rien dire quand on regarde les résultats et qu'on les projette vers l'avenir. Ce gouvernement qui nous parle depuis belle lurette d'électrification des transports, quel est son bilan ? Nul ! La proportion des déplacements effectués au moyen de véhicules électriques n'a pas bougé depuis quelques années – elle a même régressé.

      Qu'on nous explique : la part modale des transports en commun ne cesse de décroître et cela s'explique en partie par le fait que les sociétés de transport n'ont pas les ressources pour augmenter l'offre de service et surtout, l'améliorer. On n'a plus les moyens de faire rouler des autobus diesel, qui sont pourtant ceux qui coûtent le moins cher, et on prétend qu'on pourrait les électrifier, ce qui en ferait tripler le coût ?

      Bref, ce n'est pas demain que l'industrie des transports va absorber les surplus d'électricité, et si elle le fait à la suite de fortes subventions à l'achat de voitures individuelles, elle se sera engagée sur une fort mauvaise pente.

    • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 25 février 2014 10 h 05

      Ce gouvernement ne surfe que sur des mythes en fait. L'électrification des transport pour utiliser nos surplus ; la souveraineté, lorsque nos calendes seront grecques ; "gouverner autrement", par des commissions qui noient le poisson et dont on rejette de toutes façons les conclusions (éducation supérieure ; politique énergétique) ; budget de complaisance bâti sur des prévisions optimistes, et dont l'échec se transformera en hausses régressistes aux divers services (ça, au moins, on le voit venir).

      En fin de compte, on peut se désoler qu'un gouvernement investisse plus dans son marketing que dans le développement de projets ou la défense des valeurs d'égalité. Son mandat est d'être réélu. Je salue en ce sens la déclaration de Mme. Ouellet, qui, de façon très honnête, avoue que ce ne sont pas les intérêts environnementaux ou économiques du Québec qui pèsent dans la balance mais les emplois de Gaspésie, même si ces emplois coûtent très chers à maintenir et qu'ils relèvent du chômage déguisé.

      C'est plutôt ses partisans qui me font grincer des dents, ceux-là mêmes qui, avec raison, criaient à toutes les tribunes leur rage contre le dernier gouvernement libéral, et qui sont tout à coup devenus souples, pragmatiques, permissifs, amnésiques, tout ça parce qu'un gouvernement en perpétuel pré-campagne leur promet une homogénéisation de la nation, à défaut de la rendre souveraine.

    • Marc Drouin - Abonné 25 février 2014 12 h 58

      S'il constitue un avantage alors pourquoi ne pas créer une société comme "http://www.trensquebec.qc.ca/" à l'usine de Ste-Thérèse avec des tarifs électriques quasi nul pour le développement du projet ??? L'idée est surement trop bonne et le lobby aéronotique trop puissant. C'est un lobby des autobus régionaux qui faut constituer pour faire contre poids si tel est le cas.

    • André Bastien - Abonné 26 février 2014 00 h 01

      Bien sûr que l'électrification des transports est une partie de la solution.

      Mais comme les manufacturiers d'automobiles ne nous en livrent pas puisqu'ils réservent leurs livraisons là où des lois "zéro émission" les force à le faire, il nous faudrait une loi semblable au Québec.

      Une pétition à l'Assemblée nationale demande une telle loi, quelques instants suffisent pour la signer:

      https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-4589/index.html

      Les états américains qui ont une telle loi, dont la Californie, New-York et le Vermont, représentent 23% du marché américain. Ils siphonnent toute la production et il ne nous reste que des miettes. Adoptons une loi semblable afin de rétablir l'équilibre.

  • Rene Wells - Inscrit 25 février 2014 02 h 01

    Economie de marché ou soviétique?

    Il semble que personne ne remette en cause le fait que le cout de production des capacité additionnelles d'Hydro-Québec ne puisse être couvert par le prix de vente de l'électricité ainsi produite et que la perte encourue qui en résultera se chiffrera entre 1 et 2 milliards de dollars annuellement.

    L'économie de marché de type mixte consiste à produire ce que le marché veut et ce que les citoyens ont besoin. Il n'y a aucune raison de créer artificiellement des surplus d'électricité qui seront vendus à perte. Il n'y a aucune raison de créer artificiellement une demande pour les dits surplus. Pourquoi l'état chosirait que le consommateur résidentiel d'électricité au Québec subventionne l'éolien 'made in Québec' ou des entreprises étrangères "qui ont une grande intensité énergétique" à raison d'un ou deux milliards de dollars annuellement?

    • François Dorion - Inscrit 27 février 2014 16 h 06

      Vous n'y êtes pas du tout: quelqu'un à Sagar conseille des opérations qui vont dérentabiliser Hydro-Québec de façon à ce que la Province la mette en vente

  • Pierre Schneider - Abonné 25 février 2014 04 h 30

    Surplus onéreux

    Il faudrait calculer combien nous coûte chaque emploi créé par cette filière éolienne inutile qui a largement servi les intérêts d'une industrie superflue au Québec. On pourrait favoriser la création d"emplois autrement, non ?
    Est0-ce que les engagements pris par le gouvernement Charest avec certains promoteurs qui nous vendent du vent nous lient à un point tel que nous devons gaspiller notre patrimoine économique ?

    • Albert Labranche - Inscrit 25 février 2014 07 h 33

      2 milliards pour 5000 emplois 16 ans =25 000.00$ par emploi par année.

    • Yvan Dutil - Inscrit 25 février 2014 09 h 59

      En fait, cette année ce sera à peu près 500 M$ pour 5000 emplois. Soit 100 000$ par emploi. Et, la facture continue de monter parce qu'il faut continuer à construire les éoliennes.

    • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit 25 février 2014 10 h 45

      @M. Labranche : la facture est annuelle. Si 5000 emplois sont ainsi financés en 2025, le coût en sera de 400 000$ par emploi. Ça coûte cher du vote.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 25 février 2014 10 h 55

      25,000 ?

      Ce serait trop beau monsieur Labranche. L’industrie des jeux vidéo à MTL est subventionnée à bien plus cher que ça sur une base annuelle, et indexée…

      A 1.2 milliards$ chacun des 5,000 emplois prétendus revient a un coût, sur une base annuelle, a 240,000$ pièce...

      A 2 milliards$ on passe 400,000$ par année.

      Voila ou on en est rendu.
      Et les deux principaux partis politiques sont d’accord avec ça !

    • Alexandre Séguin - Inscrit 25 février 2014 16 h 59

      Les 5000 emplois prennent seulement en compte le secteur éolien par contre. Alors que les coûts de l'entretien de ces surplus incluent également les emplois dans les mini-centrales et les méga-projets d'Hydro-Québec.
      Le coût par emplois doit tout de même demeurer ridicule, même si ce n'est pas du 400 000$...
      Surtout que le secteur qui crée le plus d'emplois est de loin celui de l'économie d'énergie avec tout ces matériaux de pointe et ses emplois en rénovation et en construction.

    • Yvan Dutil - Inscrit 27 février 2014 10 h 36

      Non, les 5000 emplois tiennent en compte de toutes les retombées. Le gros étant dans l'industrie de la construction.

  • Mario Leroux - Inscrit 25 février 2014 05 h 20

    Eoliennes

    Il faut arrêter de mettre en place ces monstres qui défigurent l°environnement.D°autant que le rapport commandé par le Gouvernement conclut que cette énergie est ruineuse!Pourquoi encore commander des études coûteuses si on les tablette.Plus ça change,plus c°est pareil.J°oubliais,ça fait travailler des employés de l°état.....ça peut compenser pour les supposés pertes d°emplois si on abandonne les éoliennes.Tiens pourquoi pas une autre Commission pour vérifier la véracité de ces pertes de jobs en Gaspésie.La subvention de dizaines de millions pour la construction de la nouvelle cimenterie à Port-Daniel,inutile selon les cimentiers,ne suffit pas?Allons,on est riche,au diable les dépenses!Et vous,une éolienne dans votre cour?

    • Jacques Patenaude - Abonné 25 février 2014 09 h 11

      "J°oubliais,ça fait travailler des employés de l°état"

      Ce ne sont pas des employés de l'État qui travaillent au secteur éolien car on a confié aux entreprises privées la construction de ces éoliennes, il y a donc des patrons qui font des profits avec cela pas juste des employés. D'ailleurs gageons qu'ils font plus des profits plus important que le salaire des employés. Votre anti-étatisme vous aveugle. Je suis bien d'accord pour dire qu'il faut remédier à la situation et tenir compte pouyr ce type d'activités des réalités du marché. Mais des considérations idéologique ne régleront rien. Cette situation est nouvelle et ne pouvait probablement pas être prévisible au moment où les décisions ont été prises. Pourquoi ne pas faire comme on fait dans les pays scandinaves et en Autriche: négocier la reconversion des industries affectées par ce changement de cap. On veut maintenant utiliser les surplus pour attirer de nouvelles entreprises favorisont leur implantation dans les endroits affectés par l'arrêt de certains projets.

    • Mario Leroux - Inscrit 25 février 2014 09 h 56

      Je parle de la Commission mise sur pied par le Gouvernement,pas des constructeurs d°éoliennes...relisez bien tout avant de commenter!

    • Sylvain Auclair - Abonné 25 février 2014 10 h 35

      Évidemment, les barrages, les centrales thermiques au charbon (sans oublier les mines de charbon) et les centrales nucélaires sont tout à fait intégrés à l'environnement, n'est-ce pas? Sans oublier les lignes de transport.

    • Jacques Patenaude - Abonné 25 février 2014 16 h 36

      @Leroux
      Bon d'accord j'avais mal lu mais les consultants sont aussi des privés en passant.N'empêche que pour une fois ce rapport a du bon sens à ce qu'on peut voir. La question est maintenant de savoir ce que les partis politiques en diront. Poursuivre dans la même voie sans rien changer n'est pas sain économiquement mais tout stop sans tenir compte des impacts sur l'emploi et les entreprises concernées ne le sont pas non plus. On verra probablement mieux qui est apte à gouverner avec le débat qui en suivra.Ce sera un bon test.

    • Yvan Dutil - Inscrit 27 février 2014 10 h 37

      Les employés de la commission : les deux commissaires + 4 consultants pendant moins d'une année.

  • René Racine - Abonné 25 février 2014 06 h 27

    Hydro-Québec seul moteur économique

    Hydro-Québec, depuis des années est le moteur économique de tout le Québec, il faut s'en rendre compte.

    Combien de québécois travaille pour Hydro-Québec ? Une publicité nous disait 12,012 , il y a bien des années. Mais ce chifre ne réprésentait que (1) les gens qui étaient directement les employés d'Hydro-Québec. En fait si nous additionnons (2)tous ceux qui travaillent à des projets partout au Québec, des bureaux des firmes spécialisées de Montréal et en passant par ceus de Québec et la Côte Nord, (3) des entreprises de construction avec les travailleurs qui gagnent de vrais bons salaires et les impôrs qui vont avec les salaires, (4) tous ceux qui développent et travaillent dans la filière éolienne. Il ne faut pas oublier (5) les employés qui travaillent dans les industries qui reçoivent des tarifs préférentiels , dans les alumineries et dans la forêt, les papetières.

    De plus chaque citoyen du reçoit une redevance indirect annuellement par une tarification avantageuse grâce au bloc patrimoniale.

    Quand tous ces gens qui travaillent paient taxes et impôts et qu'ils dépensent le reste sur le territoire québécois dans les services, tout le secteur tertiaire,et, qui maintennent les emplois dans les entreprises privées comme publiques de services gouvernementaux, incluant les municipalités, la santé et l'éducation....

    Y a t-il tant d'investissement au Québec à part ceux qui sont le produit direct et indirect de Hydro-Québec, qu'on peut tout arrêter, Hydro Québec en premier ???

    Quand des pseudo-experts sortent sur toutes les tribunes avec un rapport incomplet, sans aucune analyse d'impact, avec des conclusions que des enfants de niveau de la maternelle pourraient eux-même tirées, c'est três gênant.

    Pour tout le monde qui endosse ce rapport, à commencer par certains membres de notre classe politique qui n'ont pas dépassé le niveau de la maternelle pour le jugement, c'est inquiétant pour l'avenir du Québec.

    • Gilbert Troutet - Abonné 25 février 2014 08 h 36

      Hydro-Québec est devenue un État dans l'État. Il y a entre 1500 et 2000 ingénieurs à Hydro-Québec dont la spécialité est la construction de barrages. Pendant qu'on en construit un, ils planchent sur le prochain, même si l'on sait qu'on n'en aura pas besoin. Par exemple, pendant que les entreprises de Tony Accurso travaillent sur la Romaine, qui est déjà un barrage de trop, les ingénieurs d'Hydro-Québec planifient le suivant sur la Magpie. Je veux bien croire que ça emploie du monde, mais connaissez-vous beaucoup de compagnies qui fabriquent des produits en pure perte pour les vendre ensuite à rabais? Si cette société d'État était gérée correctement, elle pourrait rapporter des milliards $ au gouvernement. Pour les années qui viennent, si rien ne change, c'est le gouvernement qui va devoir la subventionner, autrement dit les contribuables.

    • Real Melancon - Inscrit 25 février 2014 08 h 56

      Et tout ca sa fait à crédit. La dette de HQ est maintenant èa 50 milliards. Beau modèle. Une dette qui coûte des milliards en intérêts.

      Mais ce n'est pas grave, des emplois sont subventionnés et tout le monde est content.

    • Yvan Dutil - Inscrit 25 février 2014 10 h 05

      Construire des équipements dont on a pas besoin pour faire rouler l'économie, c'est comme passer une loi pour que les gens se fassent couper les cheveux plus souvent pour créer de l'emploi. Tout le monde trouverait cela ridicule, mais c'est comme cela que l'économie du Québec fonctionne.