Feu vert à l’exploration pétrolière

Le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, la première ministre Pauline Marois et le président-directeur général de Pétrolia, Myron Tétreault, lors de l’annonce conjointe qui s’est tenue jeudi après-midi à Montréal.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le ministre des Finances et de l’Économie, Nicolas Marceau, la première ministre Pauline Marois et le président-directeur général de Pétrolia, Myron Tétreault, lors de l’annonce conjointe qui s’est tenue jeudi après-midi à Montréal.

Le gouvernement Marois devient officiellement le « partenaire » de l’industrie pétrolière et s’engage à investir jusqu’à 115 millions de dollars dans la recherche d’énergie fossile sur l’île d’Anticosti. Québec assume en fait la plus grande part du risque financier dans l’aventure et s’engage à lancer une évaluation environnementale si le potentiel en or noir se confirme.

 

Selon ce qu’a fait valoir jeudi la première ministre Pauline Marois, la perspective de pouvoir exploiter du pétrole au Québec s’inscrit dans la volonté du gouvernement péquiste de « favoriser l’indépendance énergétique ». Elle estime d’ailleurs qu’en cas développement de cette industrie, « tous les Québécois seront plus riches, collectivement et individuellement ».

 

Mais avant de « faire profiter tous les Québécois » de cet hypothétique pactole, l’État devra investir des dizaines de millions de dollars de fonds publics. Québec a ainsi signé deux ententes qui permettront de mener deux années de travaux d’exploration intensifs sur l’île d’Anticosti. Au terme de ceux-ci, on croit qu’il sera possible de déterminer si le potentiel commercial vanté par le secteur privé est une réalité.

 

Une première entente prévoit une injection de 70 millions de dollars de la part de Ressources Québec — filiale d’Investissement Québec, dans un projet de 100 millions de dollars. L’autre part des investissements sera assurée par la société française Maurel Prom. Le gouvernement détiendra ainsi 35 % de la coentreprise mise sur pied pour forer cet été entre 15 et 18 puits dans les secteurs de l’île contrôlés par Pétrolia et Corridor Resources. Si les résultats sont concluants, trois autres puits seront forés, avec fracturation, en 2015.

 

Une autre entente a été signée en partenariat avec Junex, qui contrôle un total de cinq permis sur la plus grande île du Québec. Dans ce cas, Ressources Québec pourrait investir un total de 45 millions de dollars. La société d’État devra toutefois trouver un autre partenaire afin de lancer les travaux d’exploration. Aucun nom n’a été précisé jeudi. Les travaux prévus sur les permis de Junex consistent d’abord en quatre forages, suivis par la suite d’au moins deux forages avec fracturation.

 

Prendre le risque

 

Au total, l’investissement de l’État devrait atteindre 115 millions de dollars. Selon Mme Marois, il est « raisonnable » que le gouvernement assume la plus grande part du risque financier. « Il y a des risques plus grands qui sont pris dans plusieurs dossiers avec un potentiel hypothétique, a-t-elle expliqué en conférence de presse. Je crois qu’il faut prendre ce risque. Les entreprises mettent aussi leurs ressources dans la co-entreprise. Donc, nous ne sommes pas seuls à prendre ce risque. Il faut savoir s’il y a du pétrole ou du gaz. »

 

La première ministre a aussi souligné qu’en cas de découverte importante de pétrole, Québec pourrait retirer 60 % des bénéfices de l’exploitation. Selon les données avancées par le gouvernement, les retombées pourraient s’élever à 45 milliards de dollars sur une période de 30 ans. Cela comprendrait les redevances, les impôts et les bénéfices reliés aux prises de participation dans les projets.

 

Aucun gisement pétrolier n’a jusqu’ici été découvert sur Anticosti, malgré des décennies de recherche. Des évaluations très préliminaires indiquent que le sous-sol de l’île pourrait renfermer jusqu’à 40 milliards de barils de pétrole. Il s’agirait de pétrole de schiste, une ressource qui doit être extraite par des opérations de fracturation et dont on ignore les impacts environnementaux. Selon ce qu’a indiqué jeudi un représentant de Pétrolia, le taux de récupération de ce type de pétrole atteint au maximum 5 %.

 

Selon une étude menée par l’ingénieur-géologue Marc Durand, il faudrait forer au moins 12 000 puits sur l’île pour extraire 1 % à 2 % de tout le pétrole. Il faudra pour cela construire toutes les infrastructures nécessaires pour l’implantation de l’industrie pétrolière. Celles-ci sont inexistantes actuellement sur Anticosti.


Exploiter et consommer moins

 

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a par ailleurs répété jeudi que la volonté d’exploiter le pétrole du Québec — et d’accueillir celui transporté par pipeline — est compatible avec les intentions du gouvernement de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. L’objectif officiel est une réduction de 30 % d’ici 2020, et de 60 % d’ici 2030.

 

Mme Ouellet a aussi promis qu’elle déposera au cours de la présente session parlementaire un projet de loi pour encadrer l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures.

 

Son collègue de l’Environnement, Yves-François Blanchet, a pour sa part affirmé que le gouvernement assurera un encadrement rigoureux des travaux d’exploration sur Anticosti. Il a d’ailleurs salué la « grande sagesse » du projet d’exploration annoncé jeudi, tout en soulignant qu’Anticosti servira de « laboratoire » pour développer les connaissances sur l’industrie pétrolière.

 

Si le potentiel pétrolier est démontré, M. Blanchet a réitéré que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement sera mandaté pour étudier les impacts environnementaux de l’exploitation sur l’île.

 

L’industrie pétrolière a inscrit plus d’une cinquantaine de lobbyistes au registre du Québec. C’est plus qu’au plus fort du débat sur le gaz de schiste. Ils sont notamment chargés de plaider pour que les énergies fossiles « occupent une place plus importante » dans la nouvelle stratégie énergétique. Dans certains cas, ils doivent demander au gouvernement d’investir dans les entreprises pétrolières actives au Québec.

133 commentaires
  • LAURENT PRADIES - Inscrit 14 février 2014 01 h 49

    coucou je suis sur la photo

    l'attitude du personnage debout à côté de Marois en dit long sur la mentalité de l'individu ...il vient de vendre son pays et l'important est d'être sur la photo ....le rire du chef pétrolier témoigne du cynisme et de l'absence de pudeur de ces individus ...normal, les Québécois vont payer 115 millions pour assurer les bénéfices de quelques dizaines de millionnaires pétroliers qui eux n'ont rien dépensé ...d'autre part quel sera le retour de leurs bénéfices sous formes de taxes ? Dans 10 ans l'île d'Anticosti sera totalement détruite ....

    • François Ricard - Inscrit 14 février 2014 06 h 47

      Par cette entente, le Québec s'assure de la propriété de 50% des permis et de 60% des bénifices.
      Avant cette entente, c'était 0% dans les deux cas.
      D'autant plus que l'État, étant participant, aura un gros mot à dire sur le genre d'exploration et d'exploitation en cause.

    • Raymond Turgeon - Inscrit 14 février 2014 07 h 51

      Monsieur Ricard,

      Le Québec n'a-t-il pas cédé ses droits d'exploitation du pétrole à Anticostiil n'y a pas si longtemps?

      Raymond Turgeon

    • Nicole Bernier - Inscrite 14 février 2014 09 h 24

      Mme Marois, quand elle dit que le Québec investit 115 millions pour enrichir les Québécois en creusant des trous partout sur l'île d'Anticosti et que cela va les rendre indépendants économiquement du Canada, n'est-ce pas mettre le charriot en avant des bœufs?... Ils n'ont pas eu le mandat de construire ce Québec indépendant... Mais aujourd'hui, les politiciens se préoccupent très peu de ce que la majorité souhaite... On fait des lieux de consultation en promettant de conserver sa position...

    • Guy Desjardins - Inscrit 14 février 2014 09 h 48

      M. François Ricard l"inconnu" Une question, combien a coûté le rachat des droits d'exploitations du pétrole d'Anticosti? Pour le moment c'est l"inconnu". La cachoterie aux citoyens du Québec ne doit pas exister si on veut être blanc comme neige.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 14 février 2014 10 h 00

      Vous avez vu l'entente, M. Ricard? On nous dit bien «jusqu'à 60%».

      Cela veut dire quoi d'après vous?

      D'après moi, une opération de relations publiques.

    • Murray Henley - Inscrit 14 février 2014 12 h 52

      Le PQ de Mme. Marois multiplie les interventions dans lesquelles l'État est "partenaire". On se croirait de retour à la période 1976-1980. Toutes ces interventions se font avec de l'argent que nous n'avons pas, en augmentant encore plus la dette publique.

      Un jour, il faudra en payer le prix. Les agences de notation nous ont à l'oeil et soudainement, le robinet va se refermer. Les hausses de taxes et impôts qui suivront feront du mal à l'économie.

    • Sylvain Auclair - Abonné 14 février 2014 13 h 58

      Monsieur Ricard,

      Le gouvernement du Québec a déjà le droit d'exiger toutes les redevances qu'il juge appropriées sans avoir à mettre un seul sou.

      Le problème avec tout ceci, c'est que, si on explore, c'est pour pouvoir exploiter le cas échéant. Sinon, non seulement les compagnies mais le gouvernement perd sa mise. Donc la décision de défigurer l'île d'Anticosti est déjà prise.

      Imaginez tout ce qu'on aurait pu faire avec cet argent investi dans notre sevrage du pétrole!

  • LAURENT PRADIES - Inscrit 14 février 2014 01 h 52

    Anticosti sera le Colorado

    "opérations de fracturation et dont on ignore les impacts environnementaux."
    Comment un journaliste peut-il écrire cela ? Il suffit de 30 s de navigation sur "google earth" pour survoler l'Etat du Colorado ...et voir à perte de vue le paysage détruit par les milliers de puits forés à 300 ou 400 m les uns des autres ....après il ne reste plus rien que la désolation .....allez donc voir ce que sera Anticosti en 2020 !!!!

    • Guy Desjardins - Inscrit 14 février 2014 07 h 55

      Un petit tour en hélicoptère pour Mme Marois afin de vésiter de haut les dégâts serait bénifique mais...les élections. Aussi pour reprendre le contrôle de l'explotation à lIle d'Anticosti quel est le "deal". Si naturellement il y en a un!

    • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 14 février 2014 07 h 57

      Ben oui. Il y a eu Gaspésia, il y aura Anticostia.

      Mais comme 99,9% de la population n'a jamais mis les pieds à Anticosti, personne ne se préoccupe vraiment de ce qui surviendra là-bas.

      Desrosiers
      Val David

    • Raymond Gauthier - Abonné 14 février 2014 09 h 40

      Notre famille fait partie des 0,1% qui ont séjourné et visité cette île paradisiaque - même si nous résidons dans un autre paradis insulaire -, et 2 fois plutôt qu'une. Les Québécois, collectivement propriétaires de cette île, devraient en faire une destination d'écotourisme familial. Il n'y a pas que la chasse et la pêche, mais surtout un milieu naturel exceptionnel. La visiter serait encore la meilleure façon de la préserver... et de la développer.

      Raymond Gauthier, îles de la Madeleine

    • Anne-Isabelle Cuvillier - Inscrit 14 février 2014 14 h 09

      Effectivement... moi aussi je fais partie de ce piètre pourcentage qui choisit de visiter son territoire en faveur du "sud". Pour y avoir été à de nombreuses reprises, Anticosti est un territoire à voir, à explorer, à respirer, mais surtout outre les chevreuils que l'on ne cesse de mentionner, il y a aussi des gens qui y habitent. Des gens chaleureux, passionnés et profondément attachés à leur Île. Prendre le temps de les connaitre c’est prendre le temps de mieux comprendre qui nous sommes et l'importance de respecter son territoire.

      Anne-Isabelle Cuvillier

    • Louise Lefebvre - Inscrite 14 février 2014 18 h 39

      En plus du taux de cancer plus élevé de 30 % dans les états pétroliers...mais eux ils s'en fout en autant qu'ils ont les poches bien garnies!

  • Mario Leroux - Inscrit 14 février 2014 02 h 25

    Exploitation pétrolière à Anticosti

    En lisant cet article,je demeure perplexe.Qu°Anticosti serve de laboratoire pour développer les connaissances et qu°il faille construire de A à Z toutes les infrastructures requises pour l°exploitation me semblent un travail titanesque!
    Mais je ne suis pas expert en ce domaine.L°indépendance énergétique dont parle Mme Marois n°est pas un pré-requis pour l°indépendance politique qu°elle promeut.
    Anticosti est un site naturel exceptionnel;faudra-t-il tout détruire pour permettre l°exploitation pétrolière?Beaucoup de questions sans réponses;normal on se lance dans une aventure dont l°issue est inconnue.On précise bien qu°Anticosti servira de laboratoire et ça eh bien me laisse perplexe.

    • Luc Falardeau - Abonné 14 février 2014 16 h 17

      Questions sans réponses sur les infrastructures requises.

      On vend souvent les projets publics en omettant de mentionner tout les couts. Résultat: les couts gonflent ensuite.

      Est-ce que les $115 millions investis incluent les coûts des routes d'accès et sinon qui va les défrayer et combien cela va-t-il couter ?

  • Christian Montmarquette - Abonné 14 février 2014 02 h 38

    12,000 puits sur Anticosti



    «Il faudrait forer au moins « 12,000 » puits sur l’île pour extraire «1%» à «2%» de tout le pétrole...».. expllque l'article.

    12,000 » puits..

    Ça va être joli tout à l'heure à Anticosti!

    Dans sa grande sagesse, le gouvernement n'a-t-il pas envisagé de protéger l'île et de favoriser l'industrie du tourisme, plutôt que de saccager le territoire en développant une industrie aussi envahissante et polluante?

    Avec toute l'énergie électrique qu'on a au Québec.. Avions-nous vraiment besoin de ça? J'en doute.

    Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 février 2014 06 h 49



      C'est mon ancien camarade Daniel Breton qui justifiait sa candidature au PQ parce qu'il croyait qu'il était plus facile de faire avancer le dossier écologique à l'intérieur d'un vieux parti de pouvoir, plutôt que de se présenter pour un jeune parti écologiste comme Québec Solidaire.. J'espère qu'il aura aujourd'hui appris sa leçon..

      Christian Montmarquette

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 14 février 2014 07 h 44

      Totalement d'accord, M. Montmarquette...Il me semblait que la bourse du QC était serrée...Mais quel soupoudrage facile de dollars! Si cet argent leur appartenait, combien plus prudent seraient les politiciens!

    • Christian Montmarquette - Abonné 14 février 2014 08 h 02


      Déclaration de Pauline Marois sur l'énergie pétrolière en 2012 :

      «Nous sommes pris dans un Canada en train de se transformer en État-pétrolier. Le Québec doit aller dans la direction exactement contraire. Notre avenir, ce ne sont pas les sables bitumineux. Notre avenir, c'est notre indépendance énergétique, c’est de se débarrasser du pétrole, et nous le ferons, j’en prend l’engagement ! »-Pauline Marois, 22 janvier 2012

      Source : « Des promesses qui s'envolent» :

      http://www.youtube.com/watch?v=DSyOo4Ge-9A#t=59

      .

    • Raymond Gauthier - Abonné 14 février 2014 09 h 00

      Anticosti : le « viol du siècle », pour paraphraser un ex-militant, ex-ministre de l'Environnement et maintenant complice (même si pas sur la photo) de cette aberration.

      Raymond Gauthier

    • Michel Vallée - Inscrit 14 février 2014 13 h 37

      @Christian Montmarquette

      Déclaration de Pauline Marois sur l'énergie pétrolière en 2012 :

      «Nous sommes pris dans un Canada en train de se transformer en État-pétrolier. Le Québec doit aller dans la direction exactement contraire. Notre avenir, ce ne sont pas les sables bitumineux. Notre avenir, c'est notre indépendance énergétique, c’est de se débarrasser du pétrole, et nous le ferons, j’en prends l’engagement ! »-Pauline Marois, 22 janvier 2012

      Mme Marois a pris les mesures appropriées pour ravir le pouvoir… Elle l’a obtenu, suivant ce qui est en voie de devenir un adage : peu importe nos engagements, pourvu que l’on gagne les élections !

    • Guy Desjardins - Inscrit 14 février 2014 14 h 23

      M. Christian Montmarquette. J'ai lu la déclaration de Mme Marois sur l'énergie pétrolière en 2012. Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. C'est la marque de commerce de Mme Marois de virevolter et de ne pas tenir à ses promesses. Plus rien ne m'étonne de ce Parti Québécois. Prêt à tout pour tenter de gagner les élections.

  • Albert Labranche - Inscrit 14 février 2014 03 h 58

    Enfin

    N'en déplaise aux prédicateurs d'apocalypse.

    • Luc Lavoie - Inscrit 14 février 2014 07 h 40

      Il est déjà là votre apocalypse. Êtes-vous en retard dans les nouvelles ?

    • Raymond Turgeon - Inscrit 14 février 2014 08 h 07

      Les ''prédicateurs d'apocalypse'' ont le mérite de ne pas faire l'autruche en plus de travailler à élargir leur perception de l'univers, ce qui ne semble malencontreusement pas être votre cas.

      Raymond Turgeon

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 14 février 2014 08 h 30

      Je laisse Marc Durand Ph.D. ingénieur en géologie, reconnu internationalement dans ce domaine, vous répondre M. Labranche:

      http://www.ile-anticosti.ca/03_02.htm

    • Marc Durand - Abonné 14 février 2014 13 h 47

      Merci de me citer M. Cotnoir. Il y a une autre conférence plus récente qui explique les enjeux géotechniques d'Anticosti: http://youtu.be/dXRg6YcREWw

      Marc Durand, doct-ing en géologie appliquée et chercheur indépendant sur la question des hydrocarbures de roche mère (shale).

    • Jean-Yves Arès - Abonné 14 février 2014 14 h 10

      Coût de production du baril tel que l’État du Dakota du Nord le calcul.

      -Coût du forage : 9 millions$
      -Taxes : 4 millions$
      -Royalties : 7 millions$
      -Les salaires et les coûts d’opération 2 millions par puits.

      Le tout pour produire 600,000 barils, soit 36.66$ par baril !

      Alors que monsieur Durand lui fait un estimé de coût de production par baril de 300$, sans taxes et sans royalties…

      Certes m. Durand est ingénieur géologue, mais pour ce qui est d’être spécialiste d’évaluation de coût d’exploitation dans le domaine pétrolier on repassera…

      Page 65 de l’étude de l’IFPÉ on y retrouve le détail du coût,
      http://www.ifpenergiesnouvelles.fr/content/downloa

    • Alain Paquet - Inscrit 14 février 2014 15 h 18

      @M. Arès
      M. Durand fait état de 1% à 2% du potentiel pétrolier qui peut être extrait et c'est ce qui est mentionné à la page 69 de votre document.

      Dans le cas des données mentionnées dans votre commentaire, il s'agit du taux de récupération ultime ppour un des meilleurs champs aux É-U.
      http://encyclopedie-dd.org/encyclopedie/terre/les-

      Il est très probable que le taux de récupération à Anticosti soit très inférieur. Surtout que Pétrolia est une "junior" dans le jargon et que les équipements ne seront sûrement pas à la fines pointes (Actuellement, Pétrolia utilise du matériel loué pour éventuellement extraire à Haldimand).

    • Jean-Yves Arès - Abonné 15 février 2014 13 h 20

      Alain, le taux de récupération de 1 a 2% est une moyenne générale, certains vont donner plus et d’autres doivent se tenir sur le limite de rentabilité. Que le Dakota ai une ressource de pétrole de schiste exceptionnelle, peut-être, mais si on le sait aujourd’hui c’est qu’on y a travaillé, on n’a pas commencé par dire c’est impossible ça va couter bien trop cher…

      Il n’est pas possible de dire présentement à partir des travaux déjà faits sur Anticosti quel va être le coût d’extraction. Les travaux qui ont été faits ne disent même pas qu’on peut faire de l’extraction… Alors comment voulez vous qu’on puisse calculer de façon le moindrement crédible ce que sera le prix d’une peut-être possible extraction?
      D’autant que l’expérience réelle d’un site semblable comme l’est le Dakota lui donne une rentabilité certaine au prix du marché que l’on connait présentement.

      C’est tout le chalenge des entreprises qui cherchent du pétrole (ou autres ressources), dépenser beaucoup d’argent sur les expectatives des meilleurs des connaissances que l’on peut avoir sans aucune garantie de succès. Il y a encore quelques centaines de millions à dépenser en travaux avant d’avoir une idée de si l’on peut en extraire du pétrole de cette île, et a quel coût.