Les opposants à Northern Gateway prennent le fédéral pour cible

Le terminal de l’oléoduc doit être construit à Kitimat, dans le nord de la Colombie-Britannique.
Photo: La Presse canadienne (photo) Darryl Dyck Le terminal de l’oléoduc doit être construit à Kitimat, dans le nord de la Colombie-Britannique.

Vancouver – Les opposants au projet Northern Gateway, qui a reçu jeudi soir le feu vert de la commission fédérale d’examen, préviennent que la guerre qu’ils ont menée jusqu’ici contre la réalisation de l’oléoduc dans l’ouest du pays visera désormais le gouvernement fédéral, à qui revient la décision définitive dans ce dossier.

 

Le promoteur du projet, Enbridge, a peut-être obtenu l’approbation de cette commission environnementale, mais pas celle de la population, ont déclaré vendredi les représentants d’une coalition de groupes écologistes.

 

Le porte-parole de l’organisation Friends of Wild Salmon, Gerald Amos, a déclaré que le gouvernement fédéral avait effectué des changements aux réglementations pendant le processus d’examen qui ont permis à l’entreprise d’avoir le dernier mot.

 

« Je suis désormais convaincu, au plus profond de mon coeur, et je pense que beaucoup de gens ont la même impression, que notre gouvernement et sa procédure n’appartiennent plus au peuple. Ils appartiennent aux grandes compagnies du pétrole qui ont payé pour ces modifications récemment apportées », a lancé M. Amos, qui est aussi un ancien chef de la communauté autochtone Haisla, située près de Kitimat, dans le nord de la Colombie-Britannique. C’est à cet endroit que serait construit le terminal du Northern Gateway d’Enbridge.

 

Les élections fédérales auront lieu en 2015, a rappelé M. Amos, et les détracteurs du projet se réuniront au cours des prochains mois pour presser la population de « reprendre en main » son gouvernement.


Une décision d’ici 180 jours

 

M. Amos était entouré de représentants de Forest Ethics Advocacy, Fort St. James Sustainability Coalition, Living Oceans Society et United Fishermen and Allied Workers Union lors d’un point de presse à Vancouver, en Colombie-Britannique, au lendemain de la publication du rapport tant attendu de la commission d’examen conjoint sur le controversé projet d’oléoduc.

 

La commission prévient que cette approbation s’accompagnera de 209 conditions, de la protection de l’habitat du caribou à la recherche sur le comportement du pétrole brut dans un environnement marin, en passant par le plan d’urgence de l’entreprise en cas de déversement. Le gouvernement fédéral dispose de 180 jours pour trancher dans le dossier.

9 commentaires
  • Julie Carrier - Inscrite 21 décembre 2013 08 h 36

    Non à ce projet

    Appuyons sans réserve tous les groupes de pression qui militent pour faire avorter ce projet insensé. La voie du pétrole n'est aucunement celle à suivre pour notre future et celle de nos enfants.

    • Julie Carrier - Inscrite 21 décembre 2013 15 h 41

      Oui, LE futur...;-)

  • Bernard Terreault - Abonné 21 décembre 2013 09 h 41

    Et la Colombie Britannique ?

    "le gouvernement fédéral, à qui revient la décision définitive dans ce dossier". La Colombie Britannique ne peut-elle pas refuser le passage sur ses terres publiques ? Et les autochtones ?

    • Guy Vanier - Inscrit 22 décembre 2013 05 h 49

      Le rouleau compresseur harper avec le supports des pétrolières va passer, si nous ne remplaçons pas ce gouvernement au plus vite.

    • Mario Paquette - Inscrit 22 décembre 2013 15 h 30

      Extrait du texte¨: (notre gouvernement et sa procédure n’appartiennent plus au peuple. Ils appartiennent aux grandes compagnies du pétrole qui ont payé pour ces modifications récemment apportées)

      QUE FAIT LE NPD ET LES LIBÉRAUX POUR REMETTRE A L ORDRE LE GOUVERNEMENT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Albert Labranche - Inscrit 21 décembre 2013 18 h 33

    Un futur sans pétrole.

    Comment allez vous vivre sans pétrole?
    La ville n'a plus de pétrole et annonce quelle attend des chevaux et des voitures pour ramasser la neige. Elle demande aussi 150 000 personnes pour pelleter.

    Les chevaux et le voitures arrivent pas train a vapeur, aucune date n'est connue.
    Aidez votre communauté, héberger nettoyer et nourissez un cheval.

  • Albert Labranche - Inscrit 22 décembre 2013 05 h 31

    Je m'en vais a l'épicerie

    Pendant que vous ecrivez vos suggestions pour remplacer le pétrole, je m'en vais faire le plein a l'épicerie pendant qu'il en reste.

  • Albert Labranche - Inscrit 22 décembre 2013 07 h 32

    De quel futur ? Combien d'années?

    Certainement pas celui de vos enfants.
    Essayez d'imaginer demain plus de pétrole? Chasseurs ceuilleurs.