Manifestations à travers le pays contre les oléoducs d'Enbrige et de TransCanada

 Des manifestants brandissant un drapeau mohawk lors des audiences torontoises de l’Office national de l’énergie sur l’inversion du flux du pipeline 9 (photo d'archives).
Photo: La Presse canadienne (photo) Mark Blinch Des manifestants brandissant un drapeau mohawk lors des audiences torontoises de l’Office national de l’énergie sur l’inversion du flux du pipeline 9 (photo d'archives).

Des manifestants se sont fait entendre à travers le pays, samedi, dans le cadre de la «Journée nationale d'action pour défendre notre climat et nos collectivités». Au Québec, la communauté mohawk de Kanesatake avait convié les citoyens à se rassembler au Parc national d'Oka pour manifester leur opposition au projet d'inversion du pipeline d'Enbridge, qui passe sur son territoire.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, ainsi que le porte-parole du parti, Andrés Fontecilla, se sont rendus sur place pour dénoncer le projet qui, selon leurs dires, comporte d'énormes dangers pour l'environnement.

Selon le parti, Enbridge est responsable de 804 déversements qui ont répandu 25,7 millions de litres d'hydrocarbure dans la nature entre 1999 et 2010.

«Nous sommes solidaires avec les Mohawks. Nous croyons, comme eux, que nos rivières, notre territoire valent mieux que d'accepter d'être simplement les porteurs d'eau, en quelque sorte, du pétrole sale de l'Alberta», a tranché M. Khadir.

Québec solidaire a demandé au gouvernement Marois de revoir le mandat de la commission parlementaire qui se penchera sur l'inversion du pipeline d'Enbridge.

«On veut un élargissement du mandat de cette commission parlementaire pour qu'elle aborde franchement les enjeux environnementaux», a tonné M. Fontecilla.

«On attend du gouvernement souverainiste du Parti québécois autre chose que d'agir comme complice de l'industrie pétrolière et du gouvernement Harper», a-t-il ajouté.

Plus de 130 événements ont été organisés d'un océan à l'autre, selon les organisateurs. L'objectif était de dresser un mur symbolique d'opposition aux oléoducs et aux sables bitumineux de l'Alberta. Au Québec, ou à Oka, des manifestations se sont aussi tenues à Témiscouata-sur-le-Lac, Rivière-du-Loup et Québec.

Plusieurs dizaines d'écologistes avaient pris rendez-vous à Toronto pour scander leur opposition à l'inversion du flux de l'oléoduc d'Enbridge.

L'une d'entre elles, Bruna Nota, a qualifié la mise en ressources des sables bitumineux est un choix «imprudent», ajoutant que l'environnement est menacé chaque fois que du pétrole est extrait ou transporté.

Plus tôt cette semaine, l'Institut Pembina et l'organisme Équiterre avaient dévoilé un nouveau rapport qui mentionne que la majorité des retombées économiques directes et indirectes de l'exploitation des sables bitumineux profitent uniquement à l'Alberta.
 
3 commentaires
  • François Genest - Inscrit 16 novembre 2013 12 h 27

    C'est courageux

    Je suis solidaire avec ces manifestants. Bon courage! :)

  • Claude Lachance - Inscrite 16 novembre 2013 13 h 19

    De tout coeur, haut et fort, avec vous. Haut et fort parce que l'argent le bizeness n'ont pas d'oreilles. La surdité fait partie de leur absurdité à détruire.

  • Denise Lauzon - Inscrite 16 novembre 2013 15 h 32

    Le pouvoir qui change la vision des choses


    Le PQ semblait beaucoup plus prudent par rapport à l'exploitation et le transport du pétrole quand il était dans l'opposition. Depuis qu'il est au pouvoir, on dirait qu'il est tout à coup devenu en faveur de l'expansion de ce secteur.

    On sait que les lobbys du pétrole sont très nombreux et très puissants et qu'ils savent se faire entendre des élus. Ils chantent toujours la même chanson dont le refrain se résume à: l'exploitation du pétrole est un levier économique puissant et les gouvernements ont intérêt à faciliter cette exploitation.

    Est-ce qu'Amir Khadir sera le seul politicien à marcher aujourd'hui pour manifester contre les oléoducs d'Enbridge et TransCanada?