441 nouvelles espèces sont découvertes en Amazonie

La liste dressée par le WWF comprend le «caqueta titi monkey», un singe qui ronronne comme un chat.
Photo: Source: WWF La liste dressée par le WWF comprend le «caqueta titi monkey», un singe qui ronronne comme un chat.

La forêt amazonienne, déjà reconnue pour sa biodiversité exceptionnelle, recèle encore des surprises. Selon une nouvelle compilation réalisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF), pas moins de 441 nouvelles espèces ont été découvertes uniquement au cours des quatre dernières années.

Selon les données publiées à partir d’une recension de divers travaux scientifiques, 258 plantes, 84 poissons, 58 amphibiens, 22 reptiles, 18 oiseaux et un mammifère ont ainsi été répertoriés pour la première fois. Le WWF souligne aussi qu’une quantité «innombrable» d’insectes et d’invertébrés a été découverte.

Parmi les nouveaux venus sur la liste des espèces animales connues, on retrouve un piranha végétarien. Les travaux de recherche indiquent aussi que cette espèce de poisson est menacée par les constructions de barrages et les chantiers de mines qui affectent son habitat. La liste dressée par le WWF comprend en outre le «caqueta titi monkey», un singe qui ronronne comme un chat, une grenouille pas plus grande que l’ongle d’un pouce et un lézard à la peau striée de flammes.

«Avec en moyenne deux nouvelles espèces découvertes chaque semaine lors des quatre dernières années, il est évident que l’extraordinaire Amazonie reste l’un des plus importants réservoirs de biodiversité du monde», a commenté Damian Fleming, directeur du programme pour le Brésil et l’Amazonie de la branche britannique du WWF, par voie de communiqué.

Menaces

Beaucoup des nouvelles espèces de la région sont endémiques, ce qui les rend d’autant plus vulnérables aux conséquences de la déforestation, qui «détruit l’équivalent de trois terrains de football par minute en Amazonie», a insisté le WWF en publiant la liste des nouvelles espèces.

À cette menace continue s’ajoutent les effets des bouleversements climatiques, qui se font de plus en plus sentir dans la région amazonienne. Selon une étude scientifique brésilienne publiée en septembre, la hausse des températures dans la région amazonienne pourrait atteindre de 3°C à 6°C d’ici 2100, en raison de l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre. Une telle situation entraînerait des bouleversements marqués pour les cours d’eau, mais aussi une baisse substantielle du niveau des nappes phréatiques.

Déjà, les travaux scientifiques menés dans la région ont permis de constater que la saison sèche qui touche le sud de l’Amazonie s’allonge un peu plus chaque année. Une situation qui risque de provoquer la libération de quantités importantes de gaz à effet de serre au cours des prochaines années. Qui plus est, plusieurs espèces animales et végétales ne seront tout simplement pas en mesure de s’adapter aux modifications de leur habitat.

Par ailleurs, un premier recensement de la forêt amazonienne a été publié la semaine dernière. La plus grande étendue forestière tropicale au monde compte quelque 390 milliards d’arbres de 16 000 espèces différentes.

Selon le modèle mathématique utilisé dans cette recherche, l’Amazonie compte environ 6000 espèces d’arbres rares comptant moins de mille individus ce qui les qualifie pour être considérés comme en danger d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

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