Rapport du GIEC - Le péril climatique s’accentue

Il apparaît de plus en plus difficile de nier l’importance de l’activité humaine dans les bouleversements du climat mondial.
Photo: Agence France-Presse (photo) Gérard Julien Il apparaît de plus en plus difficile de nier l’importance de l’activité humaine dans les bouleversements du climat mondial.

Nul ne sait s’il sera entendu, mais le signal d’alarme du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ne laisse aucune place au scepticisme.

La planète subit des bouleversements climatiques qui s’annoncent catastrophiques si rien n’est fait pour réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre générées par l’activité humaine.

Le premier volet du très attendu cinquième rapport du GIEC, rendu public vendredi matin, met clairement en lumière qu’il est « minuit moins cinq » pour tenter de trouver une issue viable aux changements climatiques, comme le rappelait récemment son président, Rajendra Pachauri.

 

Selon les différents scénarios élaborés à partir de travaux menés par des centaines de scientifiques, et entérinés par les représentants de 110 pays, le thermomètre planétaire grimpera encore de 0,3 °C et 4,8 °C au cours du présent siècle. L’hypothèse la plus optimiste supposerait toutefois une réduction drastique et quasi immédiate des émissions de gaz à effet de serre (GES). Quant au scénario qui nous amène à une hausse de près de 5 °C, il se base sur la continuité du modèle de développement actuel, centré sur une utilisation massive des énergies fossiles.

 

La communauté internationale s’est officiellement donné comme objectif de contenir l’augmentation à 2 °C. Mais ce tour de force « ne viendra que si une action rapide est lancée », a prévenu vendredi le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, Michel Jarraud. En fait, selon ce qu’ont expliqué des experts associés au consortium Ouranos, cette limite sera respectée uniquement si l’humanité parvient à réduire ses émissions globales de GES de 10 % par décennie, en plus de développer des technologies de séquestration de carbone.

 

Conséquences désastreuses

 

Jusqu’à présent, la réalité s’éloigne un peu plus chaque jour de cet objectif. En fait, les émissions de GES ne cessent de croître année après année. Au point où, selon des estimations de la Banque mondiale et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la hausse du thermomètre pourrait atteindre de 3 à 5 °C. Un tel bond « aurait des conséquences désastreuses en matière d’événements climatiques extrêmes et d’élévation du niveau de la mer, et entraînerait d’énormes coûts économiques et sociaux », selon la directrice générale de l’AIE, Maria van der Hoeven.

 

Tout pointe donc vers une amplification des effets des bouleversements climatiques, conclut lui aussi le GIEC. Le document d’une trentaine de pages publié vendredi revoit d’ailleurs à la hausse la montée appréhendée du niveau des océans. Les scientifiques, qui travaillent avec des modèles de plus en plus précis, l’estiment désormais à une moyenne de 26 à 82 cm d’ici à 2100. Dans le dernier rapport du GIEC, publié en 2007, on évaluait que cette montée atteindrait de 18 à 59 cm.

 

« Alors que les océans se réchauffent, mais aussi que les glaciers et le couvert de glace reculent, le niveau des océans continuera d’augmenter, mais à un rythme plus rapide que ce que nous avons vécu au cours des 40 dernières années », a prévenu le vice-président du GIEC, Qin Dahe.

 

Le sujet est très préoccupant pour nombre d’États insulaires du Pacifique. Mais il concerne aussi des dizaines de millions de personnes vivant dans les mégalopoles côtières et les grands deltas. Une récente étude parue dans la revue Nature Climate Change chiffre d’ailleurs l’impact économique potentiel des inondations dans les 136 villes côtières de plus d’un million d’habitants : le coût pourrait dépasser en 2050 les 1000 milliards de dollars si rien n’est fait pour les protéger.

 

Il faut dire que les climatologues prennent désormais mieux en compte un phénomène encore peu étudié il y a six ans : la fonte de plus en plus évidente des glaciers côtiers du Groenland et de l’Antarctique, qui a un impact majeur sur l’apport d’eau dans les océans.

 

En plus de ces formations de glace, le GIEC constate que la superficie de la banquise arctique recule un peu plus chaque année, au point où la région sera totalement libre de glace pendant une partie de l’année avant 2050. Sans compter que la fonte constatée au Nord se manifeste aussi dans le pergélisol, ce qui provoquera plus que jamais la libération massive de méthane. Cette substance est aussi un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que le CO2.

 

Météo extrême

 

Il est également probable que le réchauffement planétaire aura pour effet de multiplier et d’intensifier les événements météorologiques extrêmes. « Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins, même s’il va y avoir des exceptions », a expliqué vendredi Thomas Stocker, coprésident du GIEC.

 

Et quoiqu’en pensent encore certains climatosceptiques, il apparaît de plus en plus difficile de nier l’importance de l’activité humaine dans les bouleversements du climat mondial. Le GIEC estime en fait qu’il est désormais « extrêmement probable » que notre influence soit la principale cause du réchauffement observé depuis le milieu du XXe siècle, ce qui équivaut à 95 % de certitude dans la terminologie très précise du rapport. Dans son précédent rapport, en 2007, cette certitude était de 90 %.

 

« Ce rapport confirme - avec encore plus de certitude que dans le passé - qu’il est extrêmement probable que les changements dans notre système climatique depuis les 50 dernières années soient dus à l’influence humaine. Cela devrait encore une fois nous mener à une autre prise de conscience que nos activités d’aujourd’hui auront un impact majeur sur la société, et pas uniquement pour nous, mais aussi pour plusieurs générations à venir », a insisté le secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale, Michel Jarraud.

 

Agir maintenant

 

Reste à voir si le diagnostic scientifique du GIEC sera pris en compte par les décideurs politiques. Le rapport - dont deux autres volumes sont attendus au printemps - doit en théorie guider les négociations internationales sur le climat en vue de parvenir à un accord international contraignant qui serait adopté en 2015 par 195 pays. Pour le moment, les discussions piétinent.

 

« Le chauffage est en marche. Maintenant, nous devons agir », a d’ailleurs réagi vendredi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Plus tôt cette année, il disait même qu’il sera « bientôt trop tard » pour sauver la santé environnementale de la planète si on ne met pas en place un « instrument contraignant » d’ici à 2015.

 

« Les changements climatiques sont un défi de long terme, mais qui exigent une action urgente, non pas demain, mais aujourd’hui et maintenant, étant donné le rythme et l’échelle avec lesquels les gaz à effet de serre s’accumulent dans l’atmosphère et les risques croissants de dépassement des 2 degrés Celsius d’augmentation de température », a déclaré pour sa part le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement, Achim Steiner.

32 commentaires
  • Pierre Couture - Inscrit 28 septembre 2013 06 h 34

    Adoptons des politiques authentiquement efficaces!

    Je crois que les climatosceptiques ont de moins en moins d'arguments à opposer à la simple constatation que l'effet de serre qui a permis l'apparition de la vie sur Terre s'amplifie désormais au point où il va maintenant la compromettre.

    Le malheur dans tout cela c'est que nos politiciens se sont rués vers les simili-solutions que leur ont proposées divers promoteurs intéressés.

    Une de ces simili-solutions est la filière éolienne.

    Tous les rapports montrent que l'installation de centrales éoliennes dans un pays accroit les émissions de gaz à effet de serre de ce pays. L'Allemagne est le cas le plus récent de cette catastrophe.

    Et pourtant, pour des raisons mystérieuses - que les enquêtes sur la corruption pourraient peut-être éclairer - la filière éolienne continue d'engranger des milliards de dollars en subventions; subventions qui non seulement contribuent à aggraver le problème, mais réduisent aussi le financement de la recherche de solutions véritablement efficaces.

    Il serait grand temps de mettre un terme à la calamité éolienne.

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 28 septembre 2013 11 h 18

      Vous avez raison, c'est sûr que nous allons voir ce gouvernement comparaitre dans une éventuelle commission pour l'octroie des éoliennes. En passant, l'argent gaspillé pour ce projet ne vas pas à l'environnement et personne ne dénonce cette action.

    • François Dugal - Inscrit 28 septembre 2013 11 h 21

      Monsieur Couture,
      Auriez-vous l'obligeance d'expliquer aux lecteurs du Devoir comment la filière éolienne peut produire des émissions de gaz à effet de serres?

    • Julie Carrier - Inscrite 28 septembre 2013 11 h 29

      Je pense que vous devriez plutôt à employer vos énergies à pourfendre le pétrole et les sables B. que l'éolien.

      Pour ma part, le choix entre le charbon, le gaz ou le vent est d'une évidence même. Je ne vois pas où sont les émanations d'une éolienne en opération, peut-être pour la construire pour l'énergie requise, lmais bon...Quant à une centrale thermique....

      Ça c'est comme Stephen Harper qui dit quasiment que Keystone est bon pour l'environnement, à régistre bas bien sûr.....

    • Jean-Yves Arès - Abonné 28 septembre 2013 13 h 16

      La filière éolienne augmente généralement le taux d'émission de CO2 si cette filière est une addition d'énergie disponible.

      Si vous ajouter de l'énergie disponible vous le faite sur une base de disponibilité permanente. Hors les éolienne ne sont pas une source permanente et cette permanence est assurée la plus part du temps par la combustion d'énergie fossile.

      De la l'affirmation de l'auteur ici.

    • Jean Richard - Abonné 28 septembre 2013 14 h 19

      «  L'Allemagne est le cas le plus récent de cette catastrophe. » – Catastrophe ? C'est un mot inapproprié pour décrire la situation. Et surtout, si l'Allemagne s'est ruée sur l'éolien, c'est peut-être dans sa hâte de sortir du nucléaire.

      Maintenant, puisqu'on parle d'électricité, il y a un mythe à déboulonner si on veut être honnête : celui de l'énergie propre propre propre. Au départ, la construction des barrages a nécessité une somme énorme d'énergie fossile, que ce soit les camions, la machinerie lourde, les nombreux transports de matériel par avion, et l'entretien des immenses infrastructures continue à exiger une somme d'énergie non négligeable qui vient encore du pétrole.

      Mais il y a plus. Qu'arrive-t-il aux milliers de kilomètres carrés de forêt ensevelie lors du remplissage des énormes réservoirs ? Elle se décompose sous l'eau, pratiquement privée d'oxygène, ce qui implique une forte production de méthane qui se libère progressivement dans l'atmosphère. Les capacités d'effet de serre du méthane sont nettement plus élevées que celles du dioxyde de carbone.

      La question ici n'est pas de savoir laquelle d'une centrale hydraulique, au gaz, au charbon ou au pétrole dégage le moins de GES, mais bien de rétablir les faits : les centrales hydro-électriques contribuent aux rejets de GES dans l'atmosphère. Dans certains contextes, en région tropicale par exemple, il se pourrait qu'une centrale au gaz ait un meilleur bilan qu'une centrale hydro-électrique.

    • Marc Lavallée - Inscrit 28 septembre 2013 15 h 56

      Mr Arès, l'apport des énergies éoliennes est négligeable. Par exemple, l'Allemagne alterne entre énergie éolienne et énergie solaire, pour 1,8% seulement de contribution à leur énergie totale consommée. On ne peut donc pas considérer cette alternance comme signifiante, ni même problématique. Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_en_All

    • Dominic Lamontagne - Inscrit 28 septembre 2013 23 h 08



      M. Richard, on est conscient de ce que vous dites ,mais on parle de la construction d'un parc éolien qu'on a pas de besoin et c'est de ce surplus qu'on parle. On ne peut revenir dans le passé et les barrages sont déjà construits. Pour la Romaine, c'est une erreur aussi...

    • Pierre Couture - Inscrit 29 septembre 2013 06 h 26

      À ceux qui me demandent comment les éoliennes augmentent les émissions de gaz à effet de serre, voici (voir aussi http://le-vent-tourne.blogspot.ca/).

      De deux choses l'une : ou bien le pays dispose d'importantes ressources en hydroélectricité - tel le Québec - ou il n'en dispose pas.

      Au Québec, nos émissions de GES proviennent essentiellement du transport. Chez nous les éoliennes ne réduisent rien de ce côté. En revanche, elles viennent concurrencer - à 3 fois le prix du marché - l'hydroélectricité pour ne produire que des surplus invendables. Mais comme elle ne remplacent pas de l'énergie «sale» elle ne réduisent toujours pas les émissions de GES. Et comme elles ne réduisent rien, elles n'arrivent même pas à effacer les fortes émissions entraînées par l'extraction, le traitement, le transport, la mise en forme et l'installation de leurs constituantes - terres rares, béton, acier etc. Elles sont émetteuses nettes.

      Dans les cas des pays sans hydroélectricité c'est pire, car les éoliennes étant par définition inefficaces et imprévisibles, elles doivent être doublées par des centrales thermiques au charbon et au gaz pour prendre le «mou» lorsqu'il ne vente pas assez (de 66 à 75% du temps). C'est le cas de l'Allemagne qui remplace allégrement ses centrales nucléaires par des centrales au charbon, justement parce que les éoliennes ne suffisent pas et ne pourront jamais suffire à la tâche.

      Résultat : l'Allemagne pollue comme jamais et les paris sont ouverts. Les experts s'attendent à ce qu'elle demande bientôt une révision à la baisse des normes anti-pollution de la communauté européenne...

      Beau résultat pour une filière dite «verte»!

    • Yvan Dutil - Inscrit 29 septembre 2013 08 h 17

      Monsieur Couture, il serait peut-être temps que vous preniez conscience que le gros de l'information que l'on retrouve sur internet est incomplète ou fausse.

      Je suis en train de lire plein d'article de la littérature scientifiques sur la politique énergétique allemande. Les éoliennes et les panneaux solaire on fait diminuer la production de CO2. Récemment, c'est l'arrêt des centrales nucléaires qui a fait monté le CO2, mais ce n'est que temporaire.

    • Pierre Couture - Inscrit 29 septembre 2013 18 h 04

      @ Mme Carrier,
      vous ne pouvez pas choisir les éoliennes plutôt que le charbon et les autres hydrocarbures, car les éoliennes, qui ne fonctionnent que de façon imprévisible et sporadique, entraînent obligatoirement la construction de centrales thermiques supplémentaires pour les remplacer au pied levé lorsqu'il ne vente pas assez, ou trop, ou qu'il fait trop chaud ou trop froid.
      Le choix que vous idéalisez n'existe tout simplement pas.

    • Marc Lavallée - Inscrit 29 septembre 2013 23 h 55

      Mr Couture,

      Le blogue qui est votre source d'information est publié par une association de citoyens de Saint-Cyprien-de-Napierville vexés par un projet de huit éoliennes en cours chez leur voisins de Kahnawake, et qui empièteraient sur le territoire de la municipalité. Les préoccupations de cette association sont légitimes, mais tous les articles de ce blogue âgé de tois ans sont écrit par un auteur anomyme qui signe "Le Vent Tourne", qui est plus un pamphlétaire qu'un journaliste.

      La part de l'éolien et du solaire dans la production d'énergie allemande étant de seulement 1,8%, il semble peu probable que leur alternance avec d'autres sources d'énergie soit une cause d'augmentation majeure de production de gaz à effet de serre.

      Même si l'énergie éolienne est intermittante, en opération elle fournit de l'électricité, pas du CO2; il reste à savoir si la construction et l'opération des éoliennes génèreraient plus de CO2 que d'autres formes d'énergie...

      Une étude le prétend, commandée par un think thank britannique (Civitas), et écrite par une personne qui se base sur les travaux d'une personne, le but étant de décourager l'éolien en Angleterre.
      Cette étude est ici en partie réfutée:

      http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/01/10/les-eol

      En fait, et cela est plus probable, l'augmentation de l'utilisation du charbon en Allemagne serait causée par la fermeture de centrales nucléaires en réaction politique à la catastrophe de Fukushima, et parce que le marché du carbone favoriserait le charbon au détriment du gaz naturel:

      http://www.bloomberg.com/news/2013-07-28/merkel-s-

    • Pierre Couture - Inscrit 30 septembre 2013 06 h 12

      @M. Dutil.
      Je ne sais pas où vous prenez vos articles «scientifiques», mais ce que vous affirmez rejoint exactement ce que je vous dis.
      La fermeture des centrales nucléaires et l'objectif de les remplacer par les éoliennes et le solaire sont en train de virer à la catastrophe. Les machines à pales et les panneaux ne peuvent fournir que quelques points de pourcentage de la consommation électrique allemande, et encore de façon imprévisible et sporadique (en l'ansence de vent, les éoliennes ne tournent pas et, la nuit, les panneaux solaires sont inutiles).
      Pour prendre la relève, l'Allemagne construit de toute urgence une nuée de centrales thermiques au charbon.
      Je répète donc ce que j'ai dit : la soi-disant politique «verte» d'Angela Merckel vire à la catastrophe écologique.
      Relisez vos articles. Vous verrez qu'ils disent la même chose.

    • Éric Cyr - Inscrit 1 octobre 2013 07 h 01

      On voit ici les ravages de la désinformation. Le livre "Les Marchands de doute" nous éclaire sur ces agents(de plus en plus nombreux sur les blogues) formés par les intérêts pétroliers qui nient les faits et aiguillent les citoyens sur de fausses pistes.

      Les vraies solutions nous viennent du soleil, du vent et de l'eau, et sont beaucoup plus efficaces, économiques et faisables qu'on nous dit (en fait les médias s'appliquent à ne pas en parler).

      Des micro-éoliennes silencieuses ou des tuiles solaires minces à nanotubes pour seulement la moitié des bâtiments suffiraient à tous nos rêves d'énergie les plus fous.

      Sur le modèle d'internet, un tel réseau bidirectionnel $$$ des micro-réseaux électriques serait en plus à l'abri des grandes pannes. Ajoutez-y des piles Nickel-Fer (durée de vie 30 à 50 ans) et l'indépendance énergétique est assurée pour tous.

      Il y a cent ans, les éoliennes d'acier étaient très répandues sur le continent, elles servaient essentiellement à pomper de l'eau. Comme les moulins à vent qui traversent les siècles, avec un minimum d'entretiens, elles sont fonctionnelles encore de nos jours.

      C'était déjà le rêve de Thomas Edison en 1910 de pouvoir munir chaque demeure de ses nouvelles piles Nickel-fer, rechargeables et increvables. Assorties d'une petite éolienne à dynamo, le réseau d'électricité/éclairage domestique et de recharge des voitures électriques(dont certaines faisaient plus de 300 km sur ses piles), aurait fleuri à partir de n'importe quel point et se serait relié peu à peu à la manière de notre Internet.
      Réf.: - Edwin Black - "Internal Combustion"

      Imaginez des micro-éoliennes silencieuses, des tuiles solaires minces partout, avec les grands barrages existants, un réseau propre à énergie quasi gratuite pour tout le monde!
      C'est parfaitement réalisable MAINTENANT!

      http://tinyurl.com/l2x933z

    • Yvan Dutil - Inscrit 1 octobre 2013 07 h 04

      Monsieur Couture, vos informations sont incorectes. Vous parlez d'énergie alors que ce sont les chiffres sur l'électricité qui compte.

      En 2011, les éoliennes ont produit en produit 8% de l'électricité. Le photovoltaîque 3%.

      http://www.science-allemagne.fr/fr/wp-content/uplo

      L'augmentation de l'utilisation du charbon est consécutive à une baisse des prix en raison de la présence de gas de schiste au État-Unis. La fermeture soudaines des centrales nucléaires n'a pas aidé, pas plus que l'hiver très frois l'an dernier.

    • Éric Cyr - Inscrit 1 octobre 2013 07 h 12

      @Pierre Couture
      Je ne sais pas où M. Dutil prend ses articles, mais je sais parfaitement où vous vous prenez votre désinformation.

      En fait, à Montréal, le taux d'ensoleillement moyen est de 44.6 % du temps.
      De plus, les nouvelles tuiles minces à nanotubes, très économiques, légères et flexibles, en plus de pouvoir être assorties aux couleurs d'un toit, sont efficaces même par temps couvert, car elles fonctionnent aussi aux infra-rouges.
      Donc tout moment de clarté suffit à accumuler de l'électricité gratuitement.
      La nuit, les panneaux solaires sont inutiles mais la consommation électrique est au minimum elle aussi.
      Et comme j'ai dit, avec des piles de stockage Nickel-Fer d'une durée de vie de 30 à 50 ans, (comme un de mes voisins possède et qui lui fournit des heures d'électricité en cas de panne) nous aurions un réseau puissant de ses millions de maillons, bidirectionnel $$$, et à l'abri des pannes. Aussi à l'abri de vos amis hydrocarburiens.

    • Pierre Couture - Inscrit 1 octobre 2013 10 h 08

      @ M. Cyr.
      Lorsque vos instruments magiques existeront et seront disponibles sur le marché, on en reparlera...

      @ M. Dutil,
      ouvrez-vous les yeux : nous disons la même chose. En Allemagne, on a décidé de fermer les centrales nucléaires et de les remplacer par des éoliennes. On y a dépensé des milliards pour un résultat négligeable. Le vrai remplacement du nucléaire se fait par le charbon, là-bas, car les éoliennes sont inutiles.

      @ M.Lavallée,
      le blogue LE VENT TOURNE est mis à jour 3 fois par semaine et s'approvisionne aux meilleures sources. Lisez-le sans préjugé et vous y apprendrez beaucoup.

    • Mario Paquette - Inscrit 1 octobre 2013 11 h 52


      Non au énergies qui produisent beaucoup de GES et aux subventions
      qui les accompagnent. Notre seul moyen démocratique est:

      Exprimez-vous !!!!!!!!!!!!!!!!!

      Les cadeaux aux pétrolières, ça suffit
      http://petition.npd.ca/petrolieres

      Pétition :
      Abandon des projets d'oléoducs et promotion des énergies vertes

      https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-4335/index.html

    • Éric Cyr - Inscrit 1 octobre 2013 18 h 06

      @"Pierre Couture"

      La question qui tue : Qu'est-ce qui vous motive à vous obstiner ainsi et jouer au prophète de malheur méga-pessimiste contre les énergies douces?

      "Bloomberg New Energy Finance has projected that photovoltaic plants ... will add 36.7 gigawatts of capacity this year — up 20 percent from last year. New wind farms, meanwhile, will add 35.5 gigawatts. "

      "Bloomberg Énergie Nouvelle Finance a projeté que les installations solaires ... ajouteront 36.7 Gigawatts de potentiel cette année - jusqu'à 20% de plus que l'an dernier. Les nouvelles fermes d'éoliennes, de leur côté, ajouteront 35.5 Gigawatts."

      "instruments magiques" Nier carrément les nouvelles technologies douces est aussi un des trucs favoris des semeurs de doutes corporatifs.

      Cet article date de 2010, maintenant en Californie, 75% des Walmarts ont adopté ces "instruments magiques"
      http://tinyurl.com/pupvftt

      Bardeaux solaires
      http://tinyurl.com/lvyrwrd

      J'en ai des dizaines de liens vers des technologies "magiques" qui sont boudées par nos médias sous influence.


      Les hydrocarbures et le nucléaire sont des poisons de plus en plus violents et nous devons nous en départir à tous prix!

  • gaston st-laurent - Inscrit 28 septembre 2013 08 h 35

    Petit oubli.

    Les "scientifiques" n'en savaient pas assez pour inclure la fontion exponentielle dans leurs équations, donc, ça va toujours plus vite qu'ils ont calculé. Si on lit entre les lignes, les "scientifiques" commencent à dire que l'Océan est réchauffé par l'énergie solaire; le soleil étant moins "actif" mais plus prolixte en ondes électromagnétiques a hautes énergies et en particules. Gaz d'origine humaine ou pas, ça va chauffer.

    • Simon Chamberland - Inscrit 28 septembre 2013 13 h 06

      Avez-vous décortiqué le rapport au complet pour affirmer ça ?

      Quelles sont vos qualifications académiques et professionnelles ?

    • Yvan Dutil - Inscrit 28 septembre 2013 13 h 37

      Petite problème avec votre affirmation: l'intensité du Soleil diminue.

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 28 septembre 2013 09 h 10

    L'humanité n'existe pas

    L'humanité n'existe pas, il n'y a que des humains.

    Un tout petit exemple? Voyez ce qui se passe à l'Assemblée nationale.

    Un plus gros exemple? La bataille du budget au Congrès américain.

    Et vous croyez que ces gens-là se préoccupent du réchauffement (autrement qu'en paroles)?

    Cause toujours.

    Desrosiers
    Val David

  • André Le Belge - Inscrit 28 septembre 2013 11 h 47

    Le gouvernement Harper...

    Avec tous les fondamentalistes chrétiens en son sein, ne fera rien pour protéger l'environnment des GES. Regardez les USA, pays qui dans les années 70, était le fer de lance de la protection environnementale! Maintenant, qu'est-il devenu?

  • Daniel Bérubé - Abonné 28 septembre 2013 11 h 49

    Et pourquoi...

    hARPER ne ferme pas la trappe à ce groupe de... climato-prophético-prédicato terroriste ? Ou n'exige pas leur dissolution immédiate, ainsi que la destruction de tous ces travaux ?

    Il a bien réussi avec l'Institut Maurice Lamontagne, non ?