Objectifs ambitieux pour le Québec

Le Parti québécois s’est engagé à réduire de 25 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) sous le niveau de 1990, et ce, d’ici 2020.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le Parti québécois s’est engagé à réduire de 25 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) sous le niveau de 1990, et ce, d’ici 2020.

En campagne électorale l’an dernier, le gouvernement Marois avait formulé des promesses ambitieuses en matière de lutte contre les changements climatiques.

 

Ainsi, le Parti québécois s’est engagé à réduire de 25 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) sous le niveau de 1990, et ce, d’ici 2020. Selon les plus récentes estimations, les émissions se situaient à - 2 % en 2012, alors que l’objectif était de - 6 %.

 

En plus de cette cible, le gouvernement estime être en mesure de diminuer de pas moins de 30 % notre consommation de pétrole et de gaz, et ce, d’ici 2020.

 

Mais Québec n’a toujours pas présenté son plan de lutte contre les changements climatiques. Le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, avait dit au Devoir, le 19 mars, que ce plan serait présenté au printemps. Il n’a pas été possible d’obtenir plus de détails. Le cabinet du ministre n’a pas donné suite à la demande d’entrevue du Devoir.

 

L’absence de plan préoccupe Patrick Bonin, responsable de la campagne climat de Greenpeace. « On accuse un sérieux retard et on s’éloigne un peu plus des cibles chaque jour », a-t-il souligné. Surtout, a-t-il ajouté, que le gouvernement Marois souhaite laisser le secteur privé aller de l’avant avec l’exploitation d’éventuels gisements pétroliers en sol québécois.

 

Québec a aussi montré une ouverture certaine pour l’arrivée de pétrole de l’Ouest canadien par pipelines. Les deux projets en développement permettraient de faire couler jusqu’ici 1,4 million de barils de brut chaque jour.

 

Selon Québec, ces projets liés aux énergies fossiles sont compatibles avec la lutte contre les changements climatiques et la réduction de notre dépendance aux hydrocarbures.

 

Le gouvernement mise par ailleurs sur la Bourse du carbone pour atteindre plus de la moitié des réductions de gaz à effet de serre promises en campagne électorale. Québec veut aussi faire de l’électrification des transports un véritable « pôle économique ».

2 commentaires
  • Robert Ouellet - Inscrit 28 septembre 2013 08 h 40

    Bourse du carbone

    Si l'idée d'une bourse du carbone est excellente pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, il serait fort hasardeux de s'y lancer à peu près seul. Comme il s'agit en fait d'une taxe aux entreprises et que l'effort demandé sera immense, on ne peut que penser qu'il s'agit d'un suicide économique si nos voisins n'y adhèrent pas.

    Au lieu de chercher à sauver la planète tout seul, le Québec devrait avoir une approche plus pragmatique qui consisterait à suivre la parade plutôt qu'être au premier rang.

    • Jean-Guy Henley - Inscrit 28 septembre 2013 13 h 51

      Pour ça, il faudrait qu'il y ait une parade à suivre. Si tout le monde se dit ça, la parade ne démarrera jamais et rien ne se fera.

      C'est d'ailleurs l'excuse de Harper pour ne rien faire : tout le monde doit bouger en même temps sinon on ne fait rien. Sachant que tous les grands pollueurs ne prendront jamais les mêmes mesures en même temps, c'est le moyen idéal de ne rien faire tout en prétendant vouloir faire quelque chose pour se donner une belle image. Après, il ne reste qu'à blâmer les autres de ne rien faire pour justifier qu'on ne fait rien soi-même.