Mesures exceptionnelles pour protéger les saumons rouges en Colombie-Britannique

Du compte initial de 800 000, seulement 395 000 saumons rouges remonteront le réseau hydrographique Skeena cette année.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jonathan Hayward Du compte initial de 800 000, seulement 395 000 saumons rouges remonteront le réseau hydrographique Skeena cette année.

Terrace, C.-B. — Le retour des saumons rouges a atteint son plus bas niveau de mémoire d’homme dans le réseau hydrographique Skeena, dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, forçant des interdictions de pêcher jamais imposées auparavant.

 

Les pêches commerciales et récréatives du « sockeye » sont interdites sur la rivière depuis le mois dernier. Et pour la toute première fois, Pêches et Océans Canada y interdit maintenant la pêche traditionnelle et récréative aux membres des Premières Nations.

 

Ces interdictions s’appliquent de l’océan Pacifique jusqu’à la rivière Skeena et à ses affluents. La pêche récréative est également interdite dans la rivière Babine et le lac Babine, à l’est de Smithers, ce qui met en colère la communauté autochtone du lac Babine. Le chef de cette communauté, Wilf Adam, a indiqué que pour l’instant, seule la pêche de subsistance était permise pour les membres des Premières Nations au lac Babine.

 

Le directeur régional de Pêches et Océans Canada, Mel Kotyk, estime que, du compte initial de 800 000, seulement 395 000 saumons rouges remonteront le réseau hydrographique Skeena cette année.

 

Conditions en mer

 

Il affirme que le plan de gestion de la rivière exige la fermeture totale des activités de pêche si le recensement descend sous la barre des 400 000 individus. Selon lui, les conditions en mer expliquent la faible migration de cette année, mais il a bon espoir qu’elle sera rétablie l’an prochain.

 

Les populations canadiennes de saumon rouge ont connu quelques problèmes ces dernières années. Un virus a notamment contaminé plusieurs individus de la rivière Fraser. La température de plus en plus élevée de la rivière avait aussi été évoquée en 2011 pour expliquer le déclin.