Le déclin des insectes pollinisateurs inquiète

Les insectes pollinisateurs jouent un rôle important dans la reproduction des plantes et donc, de l'agriculture.
Photo: François Pesant Le Devoir Les insectes pollinisateurs jouent un rôle important dans la reproduction des plantes et donc, de l'agriculture.

Le déclin des insectes pollinisateurs pourrait avoir un impact plus important que prévu sur la reproduction des plantes, selon ce qui ressort d’une nouvelle étude américaine. Une situation qui pourrait aggraver les risques pour l’agriculture dont l’humain dépend pour son alimentation.

Les résultats de cette étude, publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences, démontrent qu’une réduction du nombre de pollinisateurs a un impact sur la spécialisation de ceux-ci. Ils seraient alors moins « fidèles » à une espèce végétale, ce qui conduirait à une diminution du succès de reproduction des plantes.

 

Selon le chercheur Berry Brosi, de l’Emory University, à Atlanta, le retrait d’une seule espèce entraînerait une réduction de 30 % de la production de graines. « C’est alarmant et cela suggère que le déclin global des pollinisateurs pourrait avoir un impact plus important que prévu sur les plantes à fleurs et la production agricole. »

 

Selon les chiffres avancés par M. Brosi, pas moins de 90 % des plantes ont besoin des animaux - essentiellement des insectes - pour transporter le pollen essentiel à leur reproduction. Les abeilles constituent le plus important insecte pollinisateur.

 

Le hic, c’est que leurs populations connaissent un déclin marqué depuis quelques années. Par exemple, un tiers des colonies d’abeilles aux États-Unis ont été décimées au cours de l’hiver dernier. Selon une enquête menée par le ministère américain de l’Agriculture et des associations professionnelles, les colonies d’abeilles ont décliné de 31,1 % durant l’hiver dernier. C’est 42 % de plus que l’hiver précédent, lorsque 21,9 % d’entre elles avaient disparu. Depuis quinze ans, le nombre d’essaims disparaît mystérieusement sur toute la planète, un phénomène baptisé « syndrome d’effondrement des colonies ». Le taux de mortalité des abeilles est d’environ 30 % chaque année depuis 2007 en Europe. Et le phénomène prend aussi de plus en plus d’ampleur en Amérique du Nord.

 

Ce processus a été imputé à tout un faisceau de causes, à commencer par les pesticides, d’où la décision de Bruxelles d’en interdire plusieurs. Certains spécialistes montrent aussi du doigt l’extension de la monoculture, qui amenuise la diversité de la flore nécessaire aux abeilles et, du même coup, leur résistance immunitaire.

1 commentaire
  • Daniel Bérubé - Abonné 23 juillet 2013 19 h 16

    Voyons-donc !

    Comme si l'homme, intelligent comme il l'est, ne pourrait trouver, inventer, fabriquer des insectes (robot insecte), ou l'équivalent, et qui pourrait, de par l'énergie solaire par exemple, voller sur chaque fleurs du pommier afin d'en assurer le fruit ...

    Depuis les tout début, ont disait: "Dieu a créer l'homme...
    Maintenant, ont dit: "C'est l'homme qui a créé les dieux..."

    C'est de par des situations semblables (destruction de l'éco-système) que l'on verra sans doute plus vite que l'on pense, qui a raison...

    Et surtout, n'allez pas critiquer Monsanto... ça pourrait nuire aux marchés...