La rivière Chaudière est recouverte d’huile

Le panache de fumée noire, au-dessus de la ville de Lac-Mégantic, s’est quelque peu dissipé grâce au vent.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le panache de fumée noire, au-dessus de la ville de Lac-Mégantic, s’est quelque peu dissipé grâce au vent.

«Ça reste une catastrophe environnementale, je ne veux pas minimiser l’impact, mais la situation est mieux qu’on se l’imaginait. »


Voilà le message que le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, a tenu à livrer, à la télévision publique, dimanche en fin de journée. Depuis samedi, des Équipes d’Urgence-Environnement ont été déployées dans plusieurs municipalités, situées le long de la rivière Chaudière, afin de limiter les dégâts causés par le déversement de pétrole brut à Lac-Mégantic.


Des coussins absorbants et trois estacades ont été installés dans la rivière en vue de pomper le pétrole et d’éviter la contamination des sources d’eau potable.


Après avoir survolé la rivière et ses méandres qui s’étalent sur 100 kilomètres, le ministre Blanchet a reconnu que toute la rivière Chaudière est pour le moment « recouverte d’une fine pellicule d’huile bleu métallique ».


Il a, par contre, précisé que le Saint-Laurent n’était pas touché et que les risques de contamination étaient minimes. Des tests seront néanmoins effectués régulièrement pour assurer la qualité de l’eau dans les muncipalités à proximité de la rivière Chaudière.


La municipalité de Saint-Georges-de-Beauce a annoncé qu’elle puisera son eau dans un autre lac pour quelques jours.


Par ailleurs, le ministre Blanchet avait de meilleures nouvelles concernant la qualité de l’air. Le panache de fumée noire, au-dessus de la ville de Lac-Mégantic, s’est quelque peu dissipé grâce aux vents. « Nous allons continuer de faire des tests et des vérifications, mais on craint moins ses effets », a mentionné le ministre.


Des experts sont quand même sur les lieux pour détecter la présence de substances toxiques et pour évaluer les risques dans les secteurs où la fumée pourrait se diriger. Le laboratoire d’analyse (TAGA) a été envoyé dans la région pour effectuer les tests et les analyses. L’impact de l’incident ferroviaire sur les sols n’a pas encore été évalué.

1 commentaire
  • Johanne Huot - Abonnée 8 juillet 2013 08 h 34

    Fleuve contaminé ?

    Comment peut-on dire que le fleuve n'est pas touché puisque l'eau de la rivière Chaudières se jette dans celui-ci ? Si je comprends bien, les spécialistes vont nous dire que la dilution est tellement grande que c'est négligeable pour la qualité de l'eau du fleuve... N'oublions qu'il y a des prises d'eau potable au milieu du fleuve...
    Une goutte d'huile ou d'essence peut contaminer des millions de litres d'eau. Dispose-t-on à Québec des outils pour mesurer la contamination en ppb (parties par milliard) des hydrocarbures ? D'ici là, le principe de précaution devrait prévaloir... Ne pas boire l'eau de la partie ouest de la ville pourrait être sage...
    Souhaitons que nos spécialistes et politiciens rassurants l'appliquent.
    Richard Legault, Québec.