Politique énergétique - Québec veut le pétrole sans les GES

Martine Ouellet a dévoilé jeudi le document de consultation qui servira de base à la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, qui se tiendra à l’automne.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Martine Ouellet a dévoilé jeudi le document de consultation qui servira de base à la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, qui se tiendra à l’automne.

Le gouvernement Marois s’est donné des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de la consommation de combustibles fossiles. Des objectifs qui sont cohérents avec la volonté d’exploiter le pétrole québécois et d’importer celui tiré des sables bitumineux albertains, a expliqué jeudi au Devoir la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

« Il y a tout un intérêt économique à examiner la possibilité d’exploiter le pétrole au Québec », a-t-elle souligné après le lancement du document de consultation qui servira de base à la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec, qui se tiendra à l’automne. Cet exercice doit en théorie permettre d’élaborer « la nouvelle vision du Québec en matière d’énergie ».

 

« Nous achetons du pétrole de l’étranger, pour un total de 14 milliards de dollars par année, a poursuivi la ministre. Il faudra donc choisir quelles sont nos sources d’approvisionnement et s’il y aura une source qui sera au Québec, avec des retombées économiques au Québec. » Si le document présenté jeudi confirme justement la volonté péquiste de lancer le Québec sur la voie de l’exploitation de l’or noir, Martine Ouellet a dit garder le cap sur la réduction de notre dépendance aux énergies fossiles. « Ce n’est pas parce qu’on va exploiter du pétrole au Québec qu’on va augmenter notre consommation. On peut tout à fait diminuer notre consommation et exploiter au Québec. »

 

Le Parti québécois a d’ailleurs formulé des promesses ambitieuses en matière de lutte contre les changements climatiques. D’ici 2020, on espère diminuer de pas moins de 30 % notre consommation de pétrole et de gaz, a rappelé Mme Ouellet. Et le gouvernement s’en tient toujours à son engagement de réduire de 25 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) sous le niveau de 1990, et ce, d’ici 2020. Selon les plus récentes estimations, les émissions se situaient à - 2 % en 2012, alors que l’objectif était de - 6 %.

 

Qui plus est, le Québec pourrait alourdir son bilan de GES au cours des prochaines années en autorisant l’exploitation d’éventuels gisements sur son territoire. Les pétrolières lorgnent présentement du côté de la Gaspésie, mais aussi de l’île d’Anticosti et du golfe du Saint-Laurent. Le document de consultation qui vient d’être rendu public insiste d’ailleurs sur le potentiel de « revenus pour les Québécois ». Mais on y souligne également qu’il faudra « intégrer le volet des émissions de GES inhérentes à l’extraction d’hydrocarbures dans le programme de lutte contre les changements climatiques du Québec ». Tout cela, bien sûr, si gisement il y a. Aucune ressource pétrolière exploitable n’a jusqu’ici été découverte.

 

Être audacieux

 

Martine Ouellet a aussi réitéré jeudi l’« intérêt économique » que représente l’arrivée de pétrole de l’Ouest canadien « pour les deux raffineries du Québec ». On parle ici du projet d’inversion du flux dans un pipeline exploité par Enbridge, qui acheminerait de l’or noir albertain jusqu’à Montréal. Ce projet de compétence fédérale doit faire l’objet d’une consultation québécoise à l’automne.

 

La ministre estime qu’il faudra tenir compte des émissions supplémentaires de GES engendrées par ce projet. La chose est possible, selon elle, mais « il faudra être audacieux » dans les mesures qui seront prises pour compenser les émissions de GES. « Il faudra juste faire plus d’efforts dans notre diminution de consommation de combustibles fossiles par des projets extrêmement vigoureux d’efficacité énergétique, particulièrement dans le secteur industriel, dans le secteur commercial et dans le secteur des transports. »

 

Il est vrai qu’à lui seul, le gourmand secteur des transports est responsable de 40 % des émissions de gaz à effet de serre. D’où la volonté affirmée du gouvernement de faire de l’électrification des transports un véritable « pôle économique » pour le Québec, « au même titre que le multimédia et l’aéronautique ».

 

La nouvelle « politique énergétique » que souhaite élaborer le gouvernement péquiste donnera par ailleurs la priorité à « l’efficacité énergétique », a expliqué la ministre au moment de dévoiler le document de consultation préparé en vue de la Commission de l’automne. En conférence de presse, elle a dit vouloir miser sur les « énergies renouvelables » comme l’éolien, mais aussi les filières « émergentes » comme le secteur de l’énergie solaire, de la géothermie et des hydroliennes.

 

Bonne nouvelle

 

La tenue d’une Commission sur les enjeux énergétiques a été bien accueillie par les différents acteurs du secteur, mais aussi par les groupes environnementaux. « C’est une excellente nouvelle », a lancé le président de Pétrolia, André Proulx. « On veut que les Québécois se posent les vraies questions. Il faut donc savoir si on a du pétrole et, pour ça, il faut aller vérifier. » M. Proulx a d’ailleurs souligné que son entreprise espère toujours poursuivre l’exploration sur son site Haldimand, situé à Gaspé. Les travaux doivent également se poursuivre sur Anticosti. Des forages pourraient y être réalisés en 2014.

 

S’il a salué l’exercice, Greenpeace ne partage toutefois pas l’optimisme de la ministre au sujet de l’exploitation d’énergies fossiles. Pour le groupe écologiste, il est clair que « les projets d’exploitation de pétrole et de gaz au Québec ainsi que l’arrivée du pétrole des sables bitumineux discréditeraient Québec dans sa prétention à être un leader dans la lutte contre les changements climatiques ». La Fondation David Suzuki a insisté sur la nécessité d’interdire toute exploitation pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent.

 

« Depuis près de 15 ans, le Québec nage dans l’incohérence totale dans le domaine énergétique, et ce matin, notre ministre des Ressources naturelles a sonné la cloche du réveil pour renouer avec l’audace et l’excellence, dans le respect de la population et de nos engagements environnementaux », a pour sa part fait valoir André Bélisle, président de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.

80 commentaires
  • Jean-Francois St-laurent - Inscrit 5 juillet 2013 03 h 31

    Lutte a la pollution tout en polluant

    Les gouvernements sont l'auteur de la confusion. Pétrolia, une compagnie québécoises, mais qui ne fera nullement affaire a des contractants de notre nation, puisque le domaine pétrolier québécois est avide d expertise. A ma visite du site d Halldimand sur le territoire de Gaspé, je le constata,ils n engagent aucun travailleurs locaux a n importe laquelle des étapes du forage. L argutie est facile que nous n augmenteront pas les gaz a effets de serre, lorsqu ils augmentent hors de nos limites provinciales, en Alberta. Nous y sommes complice, alors nous y somme autant responsable. Et a ce que je crois l air que nous respirons n est pas une barrière géopolitique. Si nous avions vraiment le désir de combler la consommation pétrolière au Québec tout en la diminuant, nous devons nous dissocier de tout pétrole qui n ait pas forer traditionnellement, ce qui veut dire : Non a la fracturation et au bitumineux. Le pétrole c est a prendre et a laisser, puisque nous y sommes toujours dépendant, exploitons le du moins au plus haut degré de responsabilité et ne tardons plus a investir dans les énergies futures, aux lieu de s acharner a vouloir l'argent facile et rapide.

    • Luc Falardeau - Abonné 5 juillet 2013 08 h 58

      Vous avez raison... On essaie de nous faire croire que le pétrole et les énergies vertes ne sont pas en compétition... Le problème est que le lobby de l'industrie pétrolière est plus puisssant que celui des énergies vertes.

    • Pier-Paul Micheletti - Inscrit 5 juillet 2013 10 h 00

      Je ne suis vraiment pas toujours daccord avec les politiques du PQ mais je trouve finalement qu'ils font une politique qui va dans le bon sens tout en étant pragmatique. Mettre en place des politiques pour encourager l'électification des transport tout en tentant une exploitation responsable locale du pétrole, est une belle initiative de ce gouvernement.

      On essaye pas d'arrêter le courant, on le dévie graduellement pour atteindre des buts réalisable et concrets... Je suis content que l'idéologie de Mme Ouellette puisse influencer dans la bonne voie... Elle aussi a mis de l'eau dans son vin et cela l'aideras à avancer les causes, on ne peut malheureusement pas oublier l'économie lorsque l'on gouverne, sinon c'est comme un parent qui ne budgette pas les couches de son enfant...

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 5 juillet 2013 11 h 39

      Oui. On a réussi à nous vendre l'intérêt des pétrolières comme étant du pragmatisme.

      Il n'y a rien de pragmatique dans le fait de rendre notre économie dépendante des pétrodollars (avec les conséquences désastreuses pour la démocratie et l'environnement que cela implique), plutôt que de faire le virage qui s'impose vers d'autres infrastructures énergétiques. Surtout que nous sommes mieux outillés pour ce virage qu'à peu près n'importe où ailleurs.

    • Patrick Lépine - Inscrit 5 juillet 2013 11 h 58

      "on ne peut malheureusement pas oublier l'économie lorsque l'on gouverne, sinon c'est comme un parent qui ne budgette pas les couches de son enfant..."

      Est-ce qu'ici les couches sales sont représentées par le pétrole sale? J'aime bien votre métaphore...

      Mais votre sacro-sainte perspective de "l'économie" regarde encore une fois pour le très très très court terme, sans tenir compte de toutes les variables.

      Le développement et l'exploitation du pétrole vont inévitablement, tout comme pour les couches, engendrer des "frais". Hors je ne vois pas d'où proviendront ces provisions. Elles seront nécessairement soustraites à la nourriture du bébé, et peut-être est-ce là l'endroit où vous économiserez sur les couches? En fait moins de nourriture, moins de rejets, moins de couches à changer, mais l'idéale serait moins ou pas de bébés... Est-ce une manière raisonable de voir économiquement la chose?

      Pour "arrêter le courant" comme vous le dite, il faudrait déjà qu'il coule du courant, hors présentement les exportations ou la production pétrolière québécoise, est nulle ou presque. Même les pêcheurs de Gaspé ne roulent pas avec le mazout sortit de leur sous-sol...

    • Serge Vallières - Inscrit 5 juillet 2013 14 h 16

      Tout ce que nous consommons, de nos bobettes en montant, est produit avec et/ou à base de pétrole. L'âge de pierre est passée, peut-être que s'était moins polluant mais sûrement moins efficace, les peaux d'animaux s'étaient très chaud en été. Alors résignons nous à exploiter l'or noir que la nature nous fourni gracieusement. Peut être allons nous mourir à petit feu, mais nous serons dans le confort.

    • Simon Desbiens - Inscrit 5 juillet 2013 14 h 39

      Notre monde "civilisé" accuse un manque impardonnable de vision et d'innovation en matière d'énergies. Les changements climatiques s'accélèrent et la seule solution que nous avons trouvée en tant que société est de faire l'autruche et augmenter notre production/consommation des énergies fossiles. Malgré toutes ses nobles intentions, le PQ n'est pas différent du parti libéral québécois ou conservateur canadien, c'est-à-dire qu'il n'est ni plus ni moins qu'une machine à satisfaire les lobbys. Le PQ aurait les moyens de développer les énergies durables nécessaires en ces temps où la face de la planète est sur le point de changer drastiquement, mais la sacro-sainte économie est tellement plus importante que la planète; le manque d'initiative des partis canadien et québécois est vraiment désolant. Quand ils auront coupé le dernier arbre et pollué le dernier cours d'eau, ils se rendront compte que l'argent ne se mange pas.

    • Stéphanye Carrier - Inscrite 5 juillet 2013 16 h 24

      Bravo, on réussit à nous vendre la destruction de notre environnement et ainsi, la destruction de notre qualité de vie comme du pragmatisme!

      Une grande partie des gisements de pétrole au Québec nécessiteraient qu'on ait recours à la fracturation hydraulique qui peut contaminer les plans d'eau sous-terrains et à la sirface des kilomètres à la ronde et ainsi, rendre inhabitable (à moins que vous considériez un endroit où l'eau du robinet est gazeuse comme étant habitable!) pendant plusieurs années après la fin de l'exploitation du gisement original.

      Et n'oubliez pas! Québec a dit OUI à la fracturation hydraulique!
      Alors faites très attention quand vous dites que OUI on devrait exploiter le pétrole!
      C'est dire que OUI on devrait ruiner la vie des communautés locales!

  • louis cossette - Inscrit 5 juillet 2013 05 h 48

    Vraies questions

    La première vraie question à laquelle il faudrait répondre est le dévoilement public du contrat par lequel Hydro-Québec s'est départi de ses intérêts dans les ressources pètrolières à Anticosti. Si l'on parle d'intérêt des Québécois , je crois que l'on devrait commencer par là.

    • Richard Laroche - Inscrit 5 juillet 2013 08 h 58

      J'ai encore de la difficulté à comprendre comment une personne qui demande notre vote, qui prétend nous représenter et agir en notre nom au sein de l'État qui nous appartient, afin que nous puissions nous consacrer à notre famille, notre pain et notre beurre, puisse signer en notre absence des contrats qui concernent notre propriété sans que nous ne soyons avisés, ni même ayons droit de lire préalablement son contenu.

      Pour ce qui est de nous refuser de lire un contrat déjà signé en notre nom, j'apelle ça du vol, de la fraude. C'est purement criminel. Y'en a qui se sont fait escorter aux lanternes pour moins que ça.

    • gaston st-laurent - Inscrit 5 juillet 2013 09 h 27

      Cher Richard, c'est parce que le Québec est une "NATION", que le gouvernement sert les intérêts de la "NATION" et que la "NATION" c'est l'ARGENT. Dans le fond, le PEUPLE, ce n'est qu'une nuisance qui empèche de développer économiquement en rond.

  • Simon Chamberland - Inscrit 5 juillet 2013 05 h 58

    Prolongement de la 19

    Pendant ce temps, le même gouvernement veut prolonger l'autoroute 19, ce qui accélèrera l'étalement urbain et favorisera la dépendance à la voiture, au lieu de restaurer Bois-des-Fillions, dévasté il y a fort longtemps dans le but de faire place au dieu automobile.

    Espérons que nous aurons la sagesse collective, lors de cette consultation, de penser à réduire la quantité d'énergie consommée au lieu de vouloir en produire plus. Espérons que la taxation de l'énergie polluante ne sera pas un tabou.

    Globalement, c’est mieux comme gouvernement que la triste époque Chevrette/Brassard, le premier étant un fan fini de la voiture et du béton, le second un climato-négationniste.

    • Pierre Labelle - Inscrit 5 juillet 2013 07 h 13

      Les choix ne sont jamais facile, faire ce que doit ou ce que veut.... Un jour il faudra qu'un gouvernement est le courage de se poser la vrai question: "devons-nous favoriser le transport en commun ou continuer à construire des autoroutes pour les "fans" de la voiture"? En attendant, rien ne nous interdit de nous la poser cette question, pour ma part j'ai fais cet exercice en 96 et depuis je n'utilise que: transport en commun, vélo et mes deux jambes.

    • Denis Carrier - Abonné 5 juillet 2013 08 h 11

      Vous semblez oublier que la voiture peut être non polluante si elle est électrique.
      Et de surcroit nous avons de l'énergie électrique solaire (hydroélectricité) à revendre et en surplus.

    • Luc Falardeau - Abonné 5 juillet 2013 09 h 17

      Le MTQ prévoit réserver une voie de l'A19 pour un transport en commun peu ambitieux, faisant preuve de manque de vision globale et à long terme. Il faut plus que cela, il faut le courage politique de développer le territoire de Laval et de la couronne nord pour accomoder un transport en commun efficace autour de cette infrastructure, afin de réduire le transport automobile. Voir l'exemple du tramway de Calgary: http://www.calgarytransit.com/route_maps/lrt_stop.

    • Simon Chamberland - Inscrit 5 juillet 2013 09 h 20

      M. Carrier

      Propriétaire d'une Chevrolet Volt, je sais très bien que les voitures peuvent être électriques. J'en ai une (presque électrique avec une moyenne de seulement 0,82 L d'essence consommé par 100 km).

      L'autoroute 19 ne sera pas empruntée que par des voitures électriques, du moins pas avant une bonne trentaine d'années, et même si c'était le cas, on ne peut pas dire qu'une voiture électrique est non polluante.

      Vous semblez oubliez que l'énergie propre est un leurre. Ça n'existe pas. Au mieux, on peut parler d'énergie moins sale.

      Nous sortons d'une semaine de smog, dont une partie provient des centrales au charbon de nos voisins. Il serait intéressant de moins conduire, en prenant nos vélos et le transport en commun (tel que le fait M. Labelle et que je tente de faire de plus en plus) et de vendre nos surplus à nos voisins. Tant qu'on favorisera l'étalement urbain, on restera pris dans une logique de voiture.

    • Yvan Dutil - Inscrit 5 juillet 2013 09 h 29

      La voiture électrique est non polluante, si on tiens pas compte de sa fabrication et des infrastructures nécessaire à son opération.

    • Simon Chamberland - Inscrit 5 juillet 2013 10 h 18

      Merci M. Falardeau.

      Le projet du MTQ, c'est donc de l'autobus. Il n'y a pas beaucoup d'automobilistes qui laisseront le confort de leurs voitures pour aller dans s'entasser dans des autobus surchauffés (l'été), bruyants et incomfortables.

  • Pierre Schneider - Abonné 5 juillet 2013 07 h 21

    Et l'importation ?

    À tous ceux qui élèvent leurs voix contre une possible exploitation pétrolière ici, vous êtes d'accord pour l'importation de 14 milliards de pétrole venant d'outre-atlantique ? Avec tous les risques de déversement en mer ? Vous me direz que vous être contre toute énergie fossible. Bien d'accord, mais pour l'instant, avec les technologies mises à notre disposition, doit-on bannir autos, motos, camions , avions et autres polluants sur le territoire du Québec ? Tout le monde est pour la vertu, mais de facto qu'osse ça donne, comme dirait Deschamps ?

    • Luc Falardeau - Abonné 5 juillet 2013 09 h 40

      Ce n'est pas en appuyant l'industrie pétrolière que l'on va régler nos problèmes de dépendance aux énergies non-renouvelables, de pollution de l'air, de GES et de changements climatiques. Malheureusement, les gouvernements quels qu'ils soient, ne semblent préoccupés que par les problèmes de "cashflow" des multi-nationales étrangères "Big Oil", établies ici ou ailleurs, ou par leurs propres intérêts partisans. Il faut plutôt appuyer prioritairement et avant tout, le développement des transports électriques (autos, camions, autobus, transports en commun) au Québec.

    • Jacques Patenaude - Abonné 5 juillet 2013 09 h 50

      D'accord avec votre commentaire. Mais la consultation serait plus crédible à mes yeux si le gouvernement n'avait pas autorisé en catimi le forage sur Anticosti. C'est comme si la décision était déjà prise. Pas de problèmes pour le pétrole extrait de façon conventionnel mais si le gaz de schiste est mauvais il faudrait m'expliquer pourquoi le pétrole extrait avec les même méthodes serait bon avant de procéder à des forages.

    • lise pelletier - Inscrit 5 juillet 2013 11 h 53

      @ M.Patenaude

      Vous vous leurrez, c'est le parti libéral qui a signé en catimini et vendu les claims sur Anticosti et dans la vallée du St-Laurent.

      Ce contrat entre Pétrolia et Hydro-Québec sera divulgué à la population en septembre.

    • Patrick Lépine - Inscrit 5 juillet 2013 12 h 21

      Sans les bannir ces vieux véhicules, on peut espérer que ceux acheté encore aujourd'hui, dans dix ans ou un peu plus, seront bien engagés vers la voix de la cours du ferrailleur...

      Et "présentement" aujourd'hui! En 2013, un particulier qui "voudrait" se partir une entreprise de fabrication de véhicules élèctriques, en sera "empêché" par 1): la cie TM-4 qui était censée à l'époque, promouvoir l'utilisation des trouvailles de l'IREQ telles le moteur-roue du groupe traction-couture ne voudra pas vous en vendre, elle ne vous donnera même pas les chiffres qu'il en coûterait pour en commander! Il s'agit ici de mon expérience personnelle.
      2): Il appert que même la SAAQ vous mettra des bâtons dans les roues, le représentant de TM-4 m'a dit en substance faute d'avoir épuisé tous ses arguments, que la SAAQ ne désirerait peut-être pas que je dévelope de tels véhicules.

      Avec ces deux "aveux" ou faits, comment peut-on "croire" en la bonne foi du gouvernement à faire de moyens de transports propres une "véritable" politique gouvernementale?

      Je sais bien que le PQ doit effectuer une roulement de personnel dans le bon sens, mais il doit surtout démontrer qui sert qui ici.

      N'oublions pas que TM-4 est une cie gouvernementale, puisqu'elle est sous-filiale d'Hydro-Québec. Peut-être est-il venu le temps de couper dans les entreprises improductives?

  • Luc Falardeau - Abonné 5 juillet 2013 07 h 23

    Voeux pieux

    On peut s'interroger sur ce tour de passe-passe du gouvernement pour augmenter la consommation de pétrole et notre dépendance à celui-ci, tout en nous faisant croire que l'on veut développer les énergies renouvellables. C'est comme si l'on organisait des visites de la SAQ pour les alcooliques...